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Lexique de la guitare

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Ce lexique de la guitare / dictionnaire / glossaire de la guitare a pour objectif de vous permettre une compréhension facile du jargon et termes guitaristiques que vous retrouverez dans les pages de ce site.

Ce lexique est composé des mots, expressions et abréviations propres à la guitare ainsi que des définitions claires et précises!

A

Accastillage : Désigne l’ensemble des accessoires et composants (à l’exception des micros) fixés sur le corps d’une guitare.

Accord : Désigne une combinaison d’au minimum 3 notes jouées simultanément dans la musique d’accompagnement. On peut pareillement décrire l’accord comme étant l’adjonction d’au moins deux intervalles harmoniques. L’accord peut se présenter sous la configuration de majeur, mineur ou dissonant.

Accordeur : Appareil électronique qui indique, pour chaque corde jouée à vide, si sa note est trop basse, trop élevée ou juste; cela permettant d’accorder correctement sa guitare.

Action : Indique l’élévation des cordes par rapport à la touche du manche.

Acoustique (guitare) : Type de guitare qui possède une caisse de résonance et non équipée d’éléments électroniques servant à amplifier les vibrations des cordes. On l’appelle aussi guitare sèche.

Aimant : Joue un rôle déterminant dans le rôle d’un micro de guitare. Entouré d’une bobine de cuivre, chaque aimant engendre un champ magnétique produisant le son de la guitare.

Altération : Symbole placé ou au début d’une partition de musique pour en indiquer la tonalité, ou à côté d’une note pour changer sa hauteur initiale. Les trois types d’altération sont : le dièse (#), le bémol (b) et le bécarre ( ).

Ampli de puissance : Dispositif se présentant en « rack » ou incorporé à un combo servant à amplifier un signal électrique sans en modifier la sonorité.

Amplificateur : Appareil électrique servant à amplifier les sons de la guitare électrique qui y est branchée. Il existe essentiellement deux types d’amplis pour guitare, c’est-à-dire à lampe (porte aussi le nom d’« à tubes ») et à modélisation.

Arch-top : Un type de guitare inspiré des méthodes de fabrication des instruments à cordes classiques (violon, violoncelle). La guitare « arch-top », qui tire son nom de l’anglais « arched » (« bombé »), possède une table d’harmonie sculptée de la même façon qu’un violoncelle et une table percée en « f ». Le manche est également incliné par rapport au plan de la table et du chevalet.

Armature : Désigne un ensemble d’altérations donnant la tonalité générale d’une pièce musicale. Elle est constituée soit uniquement de dièses ou de bémols et est toujours placée précédant la clé.

Arpège : Technique de main droite à la guitare où l’on joue les notes d’un accord une à une avec les doigts. Par exemple, un arpège de Bm (Si mineur) comprend les notes Cb, D et Gb.

 


 

B

Barré : Une forme d’accord consistant à barrer, avec un seul doigt – généralement l’index -, plusieurs cordes en même temps sur toute la largeur du manche. Il peut aussi s’agir d’un petit barré, réalisé à l’aide de l’annulaire ou de l’auriculaire.

Barre de réglage (de tension ou encore « truss rod » en anglais) : Tige métallique présente à l’intérieur du manche des guitares et de la plupart des instruments à cordes. Elle sert à stabiliser l’angle du manche soumis à de fortes tensions – à cause des cordes – et à en modifier l’incurvation du manche.

Barrette (barres de ton, frettes ou ligatures) : Partie intégrante de la touche du manche, une barrette correspond à une partie surélevée de la touche délimitant les cases. Elle permet de choisir la longueur de corde qui entrera en vibration entre le chevalet et elle (et, donc, de faire varier les notes jouées). Les barrettes, sous la forme de petites tiges métalliques, sont placées à des intervalles déterminés tout le long du manche. Ces intervalles sont calculés pour reproduire le schéma d’un tempérament.

Basses alternées : En « finger-picking », cette technique consiste à jouer la mélodie d’une pièce tout à percutant alternativement les cordes graves, le plus souvent avec le pouce, en guise de rythmique.

Bend (ou « tiré ») : Technique qui consiste à tirer ou pousser une ou plus d’une corde perpendiculairement au manche de l’instrument pour faire varier – à la hausse généralement – la hauteur de la note jouée entre un demi-ton et un ton et demi.

Bécarre : Symbole d’altération qui ramène à sa tonalité initiale une note antérieurement modifiée par un bémol ou un dièse.

Bémol : Symbole d’altération, représenté par « b », qui indique sur une partition de musique une diminution d’un demi-ton à la hauteur naturelle des notes désignées.

Bloc-corde : Système mécanique habituellement placé sur le sillet de tête ou sur le chevalet et bloquant les cordes – il empêche, ainsi, la guitare de se désaccorder tout le temps.

BOUZOUKI : Instrument à cordes très répandu en Grèce. Il a aussi été introduit par erreur en Irlande dans les années 1960. C’est un luth à manche long et étroit de 67 à 72 cm produisant un son métallique. Celui-ci est muni de 27 frettes fixes et d’une caisse piriforme.

Bottleneck (goulot de bouteille) : Accessoire de verre, de plastique ou de métal poli que l’on insère à l’auriculaire de la main gauche et que l’on fait littéralement glisser sur les cordes en guise de frette pour changer la hauteur de la note. On parle aussi de la technique de jeu de la « slide guitar » (très utilisée dans la musique blues et « country »).

 


 

C

Caisse de résonnance : Partie de la guitare ou d’un autre instrument à cordes qui a pour rôle d’amplifier la vibration engendrée par la ou les corde(s). La caisse de résonance est composée d’une table d’harmonie et d’un fond relié par des éclisses.

Capodastre (ou capo) : Accessoire que l’on utilise pour transposer le manche de la guitare sans modifier l’accordage, en bloquant simultanément toutes les cordes. La pression est habituellement exercée par un ressort.

Chevalet : Petite pièce en bois ou en métal, où reposent les cordes et transmet leur vibration à la table qui va amplifier le son produit. Ce composant essentiel de la guitare est placé entre les cordes et la table d’harmonie.

Cheville : Petite pièce de plastique retenant les cordes au chevalet des guitares acoustiques « folk ».

Chorus : Effet ajoutant au son original de la guitare de légères perturbations en temps et en fréquence, et donnant ainsi de l’épaisseur au son produit.

Circuit actif : Type de circuit détenant un dispositif affecté à amplifier le « sustain » ou qui conduit le son dans une direction unique.

Circuit passif : Type de circuit électronique (potentiomètres et boutons de tonalité) dont le courant continu (DC) ne passe que dans les circuits qui sont entièrement indépendants du système d’amplification.

CLASSIQUE (guitare) : Type de guitare d’origine espagnole légère et à cordes de nylon. Faite d’une table d’harmonie en bois tendre, la guitare classique est constituée d’une caisse de résonance servant à amplifier le son, d’éclisses et d’un fond en bois dur (palissandre, acajou, érable, etc.) et d’un manche avec une touche (en palissandre ou ébène) frettée.

Clef : Signe du solfège se situant nécessairement au début de chaque portée (parfois plus loin lorsqu’il y a un changement de clef). Il indique la hauteur des notes associées à chaque ligne. Les trois figures de clefs sont : clé de sol, clé de do et clé de fa.

Coda : Partie musicale qui finit une chanson ou une partie de chanson.

Combo (ampli) : Boîtier où l’on retrouve à la fois un haut-parleur (ou plus) et un amplificateur pour guitare électrique réuni à son préamplificateur. L’ampli combo permet ainsi au musicien de détenir d’un système « tout-en-un », ce qui réduit ainsi la quantité de matériel nécessaire pour jouer de la guitare électrique.

Compression/Compresseur : Effet permettant de diminuer la variation d’amplitude du signal électrique de la guitare, soit la différence entre les niveaux les plus faibles et les niveaux les plus élevés. Cet effet véhicule de la présence et de la densité au son de l’instrument. Il uniformise les fréquences du signal en affaiblissant la dynamique.

Corde à vide : Désigne une corde jouée seule, sans qu’aucun doigt de la main gauche n’appuie sur la corde.

Cordes : En nylon (pour les guitares classiques), en bronze (pour les guitares « folk ») ou en acier (pour les guitares électriques). On en trouve habituellement 6 sur une guitare. Une corde de guitare vibre lorsqu’elle est pincée, produisant ainsi le son de l’instrument. Les cordes sont toujours fixées à la tête et au chevalet, dans l’ordre croissant des notes qu’elles engendrent « à vide », soit l’accordage standard de E-A-D-G-B-E (mi, la, ré, sol, si, mi). Plus le diamètre de la corde de guitare est faible, plus le son produit est aigu. Les cordes renferment des caractéristiques de souplesse et de résonance différentes selon leur diamètre et la matière dont elles sont utilisées.

Cordier d’arrêt : Petite pièce métallique où sont fixées les cordes, disposée juste derrière le chevalet.

Corps : Partie essentielle de la guitare en ce qui concerne l’émission des sons et qui, par conséquent, détermine en grande partie la qualité de l’instrument.

Corps massif : Désigne une guitare électrique à corps plein.

 


 

D

Da Capo (ou D.C.) : Terme musical (italien) signifiant que le morceau doit être repris depuis le début.

Degré : Précise la position d’une note dans une échelle musicale particulière. Il existe sept degrés représentant les sept notes d’une tonalité : ces degrés numérotent les notes par rapport à la tonique. Ils sont habituellement numérotés avec des chiffres romains.

Délai (ou « delay ») : Effet qui retarde de quelques millisecondes le son de la guitare. Ce décalage dans le temps est paramétré par la durée entre chaque répétition et la variation du volume de ces répétitions en fonction du temps (exemple : « Another Brick In The Wall » du groupe britannique Pink Floyd)

Diapason : Petit outil constitué de deux lames métalliques en parallèle donnant la hauteur (fréquence) d’une note repère, en général le « la » (fréquence de 440 Hz), lorsqu’on le frappe sur une surface solide. Il permet ainsi l’accordage correct de la guitare.

Dièse (#) : Symbole appartenant à la famille des altérations, destiné à indiquer que la hauteur naturelle de la note associée doit être d’un demi-ton plus haut.

Diminué : Abaissé d’un demi-ton.

Distorsion : Effet de transformation du son d’une guitare électrique par la saturation d’un des éléments du système, qui peut être produit soit avec une pédale agencée entre la guitare et l’ampli, ou encore directement avec l’ampli. La distorsion est un effet régulièrement utilisé par les guitaristes de musique « rock » et « metal ». Elle permet également d’obtenir plus de présence et de « sustain » lors des solos.

Dobro : Guitare entièrement en métal ou en bois/métal comportant un résonateur métallique fournissant énormément de puissance à l’instrument. Celle-ci est souvent utilisée dans la musique de style blues et « country ».

Double bobinage (ou « humbucker ») : Type de micros crées pour atténuer les sons parasites (par exemple, le bruit du médiator sur les cordes) et s’avère être beaucoup plus efficient que le micro à simple bobinage. Le micro à double bobinage est constitué de deux bobines simples placées en parallèle et se définit par un son plus chaud et gonflé.

Double corps : Ensemble d’amplification comprenant une tête réunissant préampli, un ampli et une enceinte séparée (contrairement au combo).

Dominante : Correspond au cinquième degré d’une gamme.

Doigté (« fingering ») : Choix des doigts de la main gauche à utiliser pour jouer chaque note d’un morceau de musique. Le doigté est représenté par les chiffres 1 (l’index), 2 (le majeur), 3 (l’annulaire) et 4 (l’auriculaire).

D-drop tuning : Type d’accordage qui consiste à diminuer d’un ton la corde de mi grave, de façon à obtenir un accordage D (ré), A (la), D (ré), G (sol), B (si) et E (mi).

 


 

E

Éclisse : Partie constituant les côtés de la caisse. Comprend une planche de bois incurvée qui sépare la table du dos sur les guitares acoustiques et jazz.

Électronique : Ensemble des pièces et de tous les contrôles électroniques servant à amplifier une guitare (micros, volume, préamplificateurs, tonalité, câblages et connecteurs, etc.).

Électro-acoustique : Guitare acoustique à laquelle on a implanté un ou plusieurs micros lui permettant d’être « amplifiée ». Habituellement, la guitare électro-acoustique est soumise aux mêmes contraintes acoustiques qu’une guitare électrique.

 


 

F

Feedback (ou rétroaction) : L’action en retour d’un effet sur le dispositif qui lui a donné naissance. Cet effet se produit lorsque le son de votre guitare provenant de l’ampli est récupéré par les micros et réintroduit dans l’amplification.

Fender (Leo) : Luthier et fondateur de la prestigieuse société Fender, spécialisée dans la fabrication de guitares électriques (Stratocaster et Telecaster), de basses (Jazz bass) et d’amplificateurs.

Filet : Bordure décorative située entre les éclisses et la table (ainsi que le fond) de la guitare. Le filet ne change rien à la sonorité de la guitare.

Flamenca : Guitare espagnole souvent utilisée par les guitaristes de musique flamenco.

Flanger : Effet sonore obtenu en ajoutant au signal d’origine ce même signal, mais légèrement désaccordé en fréquence, ce désaccord variant périodiquement à une fréquence très faible (quelques hertz).

Flat top (table plate) : Type de guitare dont la table d’harmonie est plane. Les guitares classiques et « folk » sont des « flat top », par exemple.

Flight Case : Caisse robuste pouvant résister à de violents chocs et secousses, destinées à transporter une guitare ou un autre instrument dans une soute d’avion.

Floyd Rose : Type de chevalet qui résout le problème d’un désaccordage rapide dû à l’usage répété du vibrato.

Folk (guitare) : La guitare « folk » est également une guitare de type acoustique, mais plus épaisse qu’à l’habitude, dotée six cordes d’acier (les 4 plus grosses cordes sont entourées d’un second fil de bronze). La touche du manche est légèrement bombée et présente généralement quatorze cases hors table. Les guitares « folk » sont créées selon le système de fabrication de barrages en X

Fond : Désigne le dos de la caisse d’une guitare.

Fondamentale : Note réelle sur laquelle est fondée la « superposition de tierces » d’un accord ou au ton.

Footswitch : Bouton que l’on contrôle du pied, soit une pédale, permettant de passer d’un canal de l’ampli à l’autre ou bien de contrôler (on/off) un effet incorporé à l’ampli.

Fretless (ou sans frette) : Qualificatif employé lorsqu’une guitare (ou autre instrument à cordes) ne contient aucune frette (ou barrettes), tout comme le violon ou la contrebasse. Cela donne à l’instrument un son unique, doux et lyrique. La connaissance approfondie du manche est essentielle, pour jouer des notes justes sur un instrument « fretless ».

Frette : Composants métalliques qui forment la touche du manche à des intervalles déterminés. Une frette correspond à une petite barrette de métal surélevée de la touche qui permet de choisir la distance de corde qui vibrera entre le chevalet et elle-même, donc de changer la hauteur du son émis.

Fuzz : Première des pédales d’effet de saturation (ancêtre de la distorsion) ayant notamment été popularisé par Jimi Hendrix et The Rolling Stones dans les années 60. Plus l’écrêtage est important, et plus le son obtenu par saturation des aigues est altéré.

 


 

G

Gain : Désigne le rapport entre le signal d’entrée de la guitare et le signal de sortie; correspond à la capacité d’augmenter la puissance ou l’amplitude du volume final. Le gain se calcule généralement en décibels (dB).

Gamme : Suite de notes ascendantes ou descendantes, placées à intervalles convenus, la dernière répétant la première à l’octave supérieure ou inférieure. Dans le cas de la tonalité, la gamme est la succession agencée des sept degrés adjoints à un mode proposé de façon montante à partir de la tonique.

Gauge (calibre) : Mesure en pouce pour calculer le diamètre d’une corde de guitare.

Gibson : Légendaire fabricant de guitares acoustiques et électriques établi depuis 1902 aux États-Unis, dans l’état de New-York. Le fondateur : Orville H. Gibson.

Glissé (« slide ») : Technique de la main gauche, qui consiste à faire glisser relativement rapidement un doigt le long d’une corde sur le manche de la guitare, dans le but de lier deux notes par un effet de « glissé » montant ou descendant.

Gold Top : Terme qui désigne une finition dorée. Particulièrement utilisée chez Gibson.

Guitare baroque : Petite guitare décorée très utilisée lors de la période de la musique baroque (XVIIe et XVIIIe siècles). Il était surtout employé comme instrument soliste, mais aussi comme guitare d’accompagnement. Le corps de la guitare baroque ressemble beaucoup à la guitare classique moderne, mais avec une forme étrécie et généralement moins épaisse.

Guitare rythmique : Guitare d’accompagnement qui a le rôle de supporter un instrument soliste ou une voix au sein d’un groupe de musique. En pratique, le guitariste rythmique joue le plus souvent des accords et aménage l’harmonie d’une pièce musicale.

 


 

H

Hammer-on (marteler sur) : Technique de jeu de la main gauche opposée au « pull-off » qui consiste à frapper verticalement une corde sur la touche du manche de guitare, après l’avoir jouée et fait entrer en vibration, afin de lier deux notes. La note ainsi obtenue par martèlement est une note plus aiguë que la précédente.

Harmonique : Sonorité aiguë obtenue en effleurant légèrement les cordes de la guitare sur le manche à des endroits bien précis. On les obtient le plus souvent sur les six cordes au niveau des 5e, 7e et 12e frettes et au centre de la rosace sur une guitare classique.

Housse : Étui souple pour protéger et transporter une guitare (à ne pas confondre avec les « flight cases », faits de matériaux résistants).

Humbucker : Type de micro pour guitare électrique inventé par le fabricant Gibson dans les années 50 pour diminuer les sons parasites et bruits de fond. Voir « double bobinage ».

 


 

I

Intervalle : Désigne l’écart entre deux hauteurs de son émis simultanément ou successivement (seconde, tierce, quarte, quinte, sixte, septième, etc.).

 


 

J

Jack : Prise électrique qui permet de connecter une guitare à son ampli.

 


 

L

Lampe (ou tube) : Composants électroniques utilisés pour amplifier un signal et apportant de la couleur au son d’un ampli.

Lead guitar (ou soliste) : Instrument fondamental au sein de la plupart des formations musicales actuelles, par opposition aux guitaristes rythmiques. La « lead guitar » permet au guitariste de jouer des solos. Aussi, dans la plupart des cas, le soliste a le rôle de porter la mélodie du morceau.

Legato : Consiste à lier les notes successives avec la main gauche en un seul mouvement continu.

Levier (de vibrato) : Barre métallique permettant d’étendre promptement les cordes de la guitare pour rendre un effet de montée ou de descente.

Les Paul (Gibson) : Guitariste et luthier américain qui a joué un rôle déterminant dans l’évolution des guitares électriques à corps plein (« solid body »), des techniques d’enregistrement et de différents systèmes d’effets de guitare tels que les chambres d’écho et de réverbération.

Luth : Instrument à cordes très ancien en forme de poire. Le terme désigne également de façon habituelle tout instrument possédant des cordes parallèles à un manche. Bien qu’il soit le petit cousin de la guitare, le luth a eu, lors de son évolution, un parcours bien différent.

 


 

M

Majeur (mode ou gamme) : Mode standard du système tonal dans lequel les demi-tons sont posés entre les 3e et 4e degrés et entre les 7e et 8e degrés. Il possède des sonorités joyeuses et s’oppose complètement au mode mineur, qui est plus obscur et plus triste.

Mécaniques (ou clefs) : Petits dispositifs fixés à la tête du manche d’une guitare permettant d’accorder l’instrument en réglant la tension des cordes, donc en diminuant ou augmentant la hauteur des notes.

Médiator (ou plectre) : Petit morceau, le plus souvent en de plastique, que l’on tient entre le pouce et l’index, servant frapper et faire entrer en vibration les cordes sans user des doigts.

Mesure : Division du temps en unités équivalentes, symbolisée sur la portée de musique par des barres verticales, aussi appelées barre de mesure.

Métronome : Instrument mécanique ou électronique permettant d’indiquer le tempo pour maintenir le rythme.

Mineur (mode ou gamme) : Mode dans lequel 3 demi-tons sont placés entre les 2e et 3e degrés, entre les 5e et 6e degrés et, enfin, entre les 7e et 8e degrés.

Mode (d’une gamme) : Représentation d’une gamme en fonction de son axe tonal. Un mode comprend exactement les mêmes notes que la gamme dont il est issu, mais possède une sonorité qui lui est propre, définie par une tonique et par les intervalles entre cette tonique et les autres notes.
Modélisation : Type d’ampli simulant la coloration sonore de l’ampli à lampe.

Multieffets : Pédalier ou boitier unissant plusieurs effets au sein d’une seule et même pédale ou module. Permet ainsi d’échapper à l’accumulation de plusieurs pédales à effet unique.

MyMusicTeacher : Nom d’une super école de musique en ligne qui donne des cours de guitare en ligne, disponible ici

 


 

N

Neuvième : Intervalle qui divise deux notes écartées de neuf degrés, soit un intervalle composé de quatre tierces.

Note de musique : Représente soit un symbole permettant de désigner la hauteur et la durée relative d’un son, soit la hauteur elle-même d’un son. On attribue à la note de musique quatre caractéristiques essentielles : durée, hauteur, intensité et timbre.

Noise gate : Effet de filtre sonore dont le but est d’éliminer les sons parasites ou d’éviter d’amplifier les petits bruits de fond sur scène ou en studio (respiration, chocs, mouvements, etc.) du signal entrant qui passe à travers le circuit audio, dans le but d’obtenir un son en sortie le plus propre et clair que possible.

 


 

O

Octave : Intervalle séparant deux sons dont la fréquence fondamentale de l’un vaut le double de la fréquence de l’autre. Divisée en plusieurs sous-intervalles, elle permet de définir les gammes. En musique, jouer à l’octave consiste ainsi à reproduire la même note, mais plus aigue (octave supérieure) ou plus grave (octave inférieure).

Octaver : Effet de guitare (ou audio) permettant de transposer à une ou deux octaves en dessous ou au-dessus la tonalité du signal entrant, doublant ainsi la note jouée à l’octave (supérieure ou inférieure).

Omnidirectionnel (micro) : Micro servant à capter le son d’un environnement de façon uniforme sur 360°, utile, par exemple, pour l’enregistrement de son ambiant.

Onglet : petite pièce en plastique ou métallique (une sorte de médiator) fixée au bout des doigts de la main droite et sur le pouce afin d’accentuer l’attaque des cordes. L’utilisation de l’onglet présente comme principal avantage de pouvoir libérer les autres doigts de la main et de les utiliser pour jouer, contrairement au médiator qui requiert tous les doigts de la main.

Open tuning (ou accord ouvert) : Manière d’accorder une guitare afin que les cordes de l’instrument, lorsque jouées à vide, résonnent de façon différente de l’accordage standard en produisant littéralement le son d’un accord parfait. Il s’agit également d’une technique employée et popularisée par Keith Richards (The Rolling Stones) et Jimmy Page (Led Zeppellin) dans les années 60.

Ouïes : Désigne le trou taillé dans la table d’harmonie de la guitare (et des autres instruments à cordes) permettant le passage de l’air et, donc, au son de sortir de la caisse de résonance.

Overdrive : Effet de guitare électrique cousin de la distorsion et du « fuzz » ayant pour but de saturer le son émis par l’ampli. Il est utilisé par de nombreux guitaristes provenant de tous styles de musique : « rock », « grunge », « metal », etc.

 


 

P

Palm mute : Technique de jeu aussi connue sous le nom de « pizzicato » consistant à appuyer la main droite sur les cordes juste un peu au dessus du chevalet, de manière à étouffer plus ou moins légèrement les cordes. Elle se note PM dans une tablature de guitare ou une partition musicale.

Pentatonique (gamme) : En musique, un système pentatonique est une échelle musicale composée de cinq hauteurs de son distinctes. Habituellement, l’expression est utilisée pour désigner un certain type d’échelle ne comportant aucun intervalle de demi-ton et se différencie de la diatonique par l’absence de deux notes, la quarte et la septième.

Pickguard : Plaque de protection collée ou visée sur l’instrument, généralement en plastique, destinée à protéger le bois des caisses des guitares électrique ou acoustique.

Picking (ou pincé) : Technique de jeu avec la main droite qui consiste à faire résonner une corde, tandis que les autres doigts jouent la ligne mélodique sur les petites cordes. À ne pas confondre avec le « finger picking » – celui-ci consiste à jouer avec le pouce les notes basses alternées.

Pitch shifter : Effet audio numérique permettant de modifier la hauteur d’un ou plusieurs tons sans changer sa durée.

Pizzicato : Technique de la main droite qui consiste à étouffer légèrement les cordes de la guitare afin d’obtenir un son plus percussif. Il faut distinguer deux techniques différentes : le pizzicato étouffé (main droite légèrement appuyée sur les cordes près du chevalet) et le pizzicato ouvert (main droite sur le chevalet).

Plectre : voir « médiator ».

Portée : Ensemble de cinq lignes horizontales utilisé pour représenter la musique dans le solfège et destiné à réunir les figures de notes et de silences, les clés, les altérations et quelques autres symboles annexes.

Préampli : Système électronique qui a le rôle de recevoir et d’adapter un signal de faible intensité avant de le transmettre à l’ampli principal, afin qu’il soit traité et amplifié.

Potentiomètre : Système électronique qui permet d’élever ou d’affaiblir un courant électrique.

Pull-off (relâchement ou encore « tirer ») : Technique de jeu de la main gauche qui consiste à enlever rapidement un doigt sur une corde en vibration, afin d’obtenir un effet de « descente ». Il s’agit de la technique inversée du « hammer-on ».

 


 

Q

Quarte : Intervalle séparant deux notes éloignées de quatre degrés; en d’autres mots, l’intervalle complémentaire de la quinte par rapport à l’octave.

 


 

R

Rack : Boîtier métallique de 19 pouces en largeur que l’on peut assembler à la verticale. Il contient, le plus souvent, du matériel électronique professionnel (préampli, multi-effet, accordeur, ampli, enregistreurs, etc.). Sa hauteur se définit par unité (1U, 2U, etc.).

Rca : Type de d’entrée/sortie correspondant au standard de la « Hi-Fi », mais que l’on trouve aussi sur plusieurs appareils de musique (enregistreurs notamment).

Réducteur de bruit : Voir « noise gate ».

Repère : Gravures de nacre, de bois ou de plastique placées à des positions déterminées sur la touche du manche de la guitare (généralement à hauteur des frettes 3, 5, 7, 9, 12, 15, 17, 19 et 21) pour servir de repère visuel.

Réverbe (ou réverbération) : Effet sonore visant à recréer l’ambiance d’une pièce vide (ou l’intérieur d’une cathédrale déserte) et à donner une certaine épaisseur et présence au son d’une guitare.

Renversement : En solfège, le renversement désigne un second intervalle formant le complément du premier dans l’octave. Et en harmonie tonale, un accord est dit « à l’état de renversement », ou encore « renversé », lorsque cet accord n’est pas à l’état fondamental, c’est-à-dire lorsque sa note de basse n’est pas la fondamentale.

Riff : Désigne un thème principal ou une courte phrase jouée plusieurs fois de suite dans une pièce musicale.

Rosace : Ouverture circulaire, généralement de forme ronde, située le plus souvent au centre de la table d’harmonie d’une guitare.

 


 

S

Sangles (ou courroie) : Lanière en nylon, coton ou cuir permettant de jouer de la guitare en position debout.

Saturation : Effet sonore, aussi appelé distorsion, très utilisé sur les guitares électriques. C’est un phénomène provoqué par la saturation des étages de pré-amplification lors de la surcharge d’appareils électroniques tels que les amplis ou les égaliseurs.

Saz : instrument turc à manche long ou court de la famille des luths. D’origine persane, on le voit et l’entend également en Turquie, en Grèce, en Arménie et en Azerbaïdjan.

Sélecteur : Bouton à positions multiples permettant de sélectionner les micros de la guitare.

Septième : Intervalle qui sépare deux notes éloignées de sept degrés. En pratique, elles se fondent à l’aide d’une quinte juste à laquelle on additionne une tierce de même nature que la septième obtenue.

Séquenceur : Appareil électronique permettant d’enregistrer, de contrôler et de faire jouer automatiquement en boucle une piste musicale.

Silence : Expressions de silence représentées par des signes conventionnels; ces signes correspondent à une pause dans l’exécution d’une pièce.

Sillet : Pièce de lutherie, généralement faite de plastique rigide, située au bout du manche des guitares sur laquelle reposent les cordes. Les sillets permettent de guider les cordes jusqu’aux chevilles de la tête, et de donner leur écartement le long du manche.

Slide : Voir « bottleneck ».

Solid Body (ou corps plein) : Désigne une guitare à caisse pleine (comme le sont la plupart des guitares électriques).

Split : Désigne un micro à double bobinage (« humbucker ») pouvant être divisé à l’aide d’un simple bouton ou grâce à un sélecteur entraînant l’autonomie de chacune des deux bobines le constituant.

Strap : Voir « sangle ».

Straplock : Petit dispositif permettant de bloquer l’attache de la sangle, afin d’éviter que celle-ci ne se décroche de la guitare en concert!

String bender : Dispositif fixé sur certaines guitares électriques permettant deux accordages distinctifs d’une même corde.

Sunburst (dégradé) : Désigne une couleur dégradée du vernis, en général du jaune au brun.

Sustain (ou maintien) : Désigne la capacité qu’a une guitare de faire résonner naturellement le son d’une note, sans que celle-ci ne soit rejouée. Bien que le « sustain » soit l’un des éléments servant à définir la qualité d’une guitare, l’effet peut être rendu artificiellement grâce à diverses méthodes telles que la distorsion ou encore l’utilisation de pédales de « sustain ».

 


 

T

Tablature : Notation musicale destinée à représenter les cordes de la guitare et la position des doigts sur le manche. La tablature est une sorte de partition musicale simplifiée.

Table d’harmonie : Pièce de bois se trouvant sur le dessus des guitares et recevant instantanément, par le chevalet, la vibration des cordes à amplifier.

Talon : Partie inférieure du manche l’unissant la caisse. Fait de bois.

Tapping (ou « two-handed tapping ») : Technique popularisée par Eddie Van Halen consistant à jouer un legato en usant ses deux mains. Autrement dit, pour exécuter un « tapping », il faut taper une corde plutôt que la gratter ou la pincer.

Tempo : Désigne la vitesse d’exécution d’une pièce musicale et s’exprime en fonction d’une unité de temps de mesure.

Temps : Unité de mesure de la durée musicale. La durée réelle des temps peut varier d’un morceau de musique à l’autre, et c’est le tempo qui va l’établir.

Tête (ou cheviller) : Partie située à l’extrémité du manche de la guitare (ou d’un autre instrument à cordes) où sont fixées les mécaniques.

Thumbpick : Voir « onglet ».

Tige vibrato : Voir « vibrato ».

Tierce : Intervalle entre deux notes séparées par trois degrés. La tierce peut être majeure ou mineure.

Timbre : Caractéristique sonore propre à chaque instrument.

Ton : Désigne le plus grand des intervalles conjoints de l’échelle diatonique naturelle. Le ton est lui-même constitué de deux intervalles égaux nommés demi-tons.

Tonalité : Ensemble des relations entrent les degrés hiérarchiques d’une échelle de sons ou d’une gamme par rapport à la tonique. Désigne l’ensemble du système tonal et un ton appartenant au mode majeur ou au mode mineur, comme une gamme de sept notes. Par exemple, la « tonalité de do majeur ».

Tonique : Premier degré d’une tonalité d’un morceau, et, par conséquent, des gammes majeures et mineures.

Touche : Fine planche de bois rigide – souvent en ébène, en palissandre ou en érable – fixée sur le manche et sur laquelle reposent les doigts de la main gauche du guitariste pour changer la hauteur des sons émis par les cordes.

Transistor : Composant électronique actif fondamental remplaçant notamment les lampes et utilisé essentiellement comme interrupteur, mais aussi pour stabiliser la tension et moduler le signal de l’amplificateur.

Transposition : Consiste à reproduire la tonalité d’une pièce sans en changer la perception par l’auditeur — la transposition musicale peut être effectuée à l’aide d’un capodastre.

Trille : Alternance rapide de deux notes conjointes.

Trémolo : Effet qui consiste à faire vibrer rapidement une note autour d’une valeur moyenne en ne modifiant pas la hauteur de départ.

Triolet : Division inhabituelle du temps, formée d’un groupe de trois figures égales dont la somme équivaut à deux figures identiques dans un temps normalement binaire.

Truss-rod (barre de réglages) : Voir « barre de tension ».

 


 

V

Vibrato : Accessoire permettant de réaliser un effet de vibré. Il s’agit d’une tige métallique fixée au niveau du chevalet permettant de varier la hauteur des cordes en modifiant leur tension.

Vintage : Nom que l’on donne aux instruments rares et recherchés.

 


W

Wah-wah : Effet de modulation activé par une pédale d’expression. Cette pédale permet d’altérer le son de la guitare en faisant sonner les notes comme une voix humaine disant « oua » (ainsi, on imite des pleurs ou des ricanements).

Whammy : Effet de « wah-wah » automatique/vibrato au pied.

Whammy-bar : Voir « vibrato ».

 


 

X

XLR : Désigne un type de connecteur utilisé pour relier différents appareils audio professionnels (micros, « racks », etc.). Le XLR est plus fiable et de meilleure qualité que la prise « jack » standard.

 

N’hésitez pas à nous dire si vous avez d’autres termes à rajouter dans notre lexique de la guitare !

Qu’est ce qu’une guitare électrique ? Composition, lutherie, ampli guitare

Anatomie d'une guitare électrique

La guitare électrique a vu le jour dans les années 20 sous l’impulsion d’ingénieurs du son comme Lloyd Loar qui ont réussi à mettre au point des premiers modèles comme la Gibson L-5 pour permettre aux guitaristes de se faire entendre en jouant avec des Big Bang entiers. Leur idée : rajouter un micro pour capter le son et l’envoyer dans un amplificateur. La guitare électrique presque comme on l’a connaît aujourd’hui est née.

Aujourd’hui, le nombre de marques et de modèles s’est multiplié, de la Yamaha “Pacifica black” à la Fender “Stratocaster”, en passant par les MusicMan “Stingray” et les Ibanez “RG”. Et depuis 1922 et cette première guitare de Lloyd Loar, on peut toujours acheter une Gibson de nos jours !

Nous allons parlé dans cet article du pack qui compose une guitare, peu importe les modèles, de la lutherie à la partie électronique, sans oublier les accessoires.

Composition d’une guitare sous sa forme dite “électrique”

Toutes les guitares, qu’elles soient électriques ou acoustiques, partagent certaines caractéristiques physiques faisant en sorte qu’elles se comportent comme des instruments à cordes et pas des percussions. Connaître l’anatomie d’une guitare électrique est important afin de comprendre la façon de bien jouer de cet instrument, mais aussi pour s’en occuper convenablement. Il existe deux familles distinctes :

  • Les “Hollow body” = corps creux, comme sur une guitare acoustique
  • Les “Solid body” = corps plein, idéal pour jouer du rock, car uniquement pensés pour l’amplification

Du point de vue des composants qui constituent les guitares électriques comme les Gibson “SG Standard” ou “Les Paul”, ces-dernières en possèdent plus que les guitares acoustiques. Cependant, les luthiers s’entendent généralement sur le fait que fabriquer une guitare acoustique est plus difficile que de concevoir une guitare électrique. C’est pourquoi, à poids égal, les guitares acoustiques coûtent aussi cher – ou plus – que leurs homologues électriques. Les deux types de guitares suivent les mêmes « approches » et « principes de base », malgré une différence parfois radicale dans la production du son.

Les différentes parties de la guitare électrique et leurs fonctions

Anatomie d'une guitare électrique
Anatomie d’une guitare électrique


La partie manche

Tête du manche : C’est la pièce qui soutient les mécaniques (ou clés) et sur laquelle on peut lire le logo et le nom de la compagnie qui a fabriqué la guitare.

Mécaniques (clés) : Ces 6 petites pièces situées à la tête du manche de l’instrument vous permettent d’accorder individuellement chacune des cordes. Elles consistent en un mécanisme à engrenage qui renforce ou affaiblit la tension des cordes, variant ainsi la tonalité de celles-ci.

Sillet : Habituellement conçue d’une matière synthétique telle du nylon très tenace, cette pièce empêche les cordes de vibrer au-delà du manche. Le sillet sert aussi de guide pour les cordes qui passent à l’intérieur de ses rainures cavées pour se rendre de la tête au manche.

Touche (case) : La touche, planche de bois plate souvent d’ébène est l’élément contre lequel le guitariste presse les cordes avec ses doigts pour en faire varier la hauteur des notes. Les différentes notes y sont déterminées par des barrettes (appelées « frettes ») qui délimitent les cases. Sur une guitare électrique, le nombre de cases sur la touche varie généralement de 21 à 24.

Frettes (barrettes) : Ces pièces faites en métal servent à raccourcir la longueur de vibration effective d’une corde. C’est grâce à ces barrettes que vous obtenez des tonalités différentes.

Manche : Le manche est la partie allongée entre le corps et la tête qui reçoit les cordes et la touche.

Le corps de la guitare

Caisse : C’est la pièce sur laquelle on retrouve le chevalet et sur laquelle est fixé le manche. Elle permet au guitariste d’avoir une surface de jeu pour la main droite. Sur la guitare électrique, on y installe tous les composants électroniques tels que les micros, les boutons de contrôle de volume ou de tonalité. Il se compose de quatre parties principales : la table d’harmonie, la caisse de résonance, le fond, et les éclisses (flancs).

Caisse de résonance : Sur la guitare acoustique et semi-électrique, la caisse de résonance sert à amplifier la vibration des cordes.

Bouton de courroie : Cette pièce de métal est placée à l’arrière de la guitare et permet au guitariste d’y attacher une courroie lorsqu’il joue debout. Parfois, ce bouton est assorti d’une entrée (prise « jack »). Vous pouvez donc y brancher un câble pour le raccorder au micro interne de la guitare.

Table d’harmonie : La table d’harmonie est faite de deux parties de bois symétriques. La vibration émise par les cordes est transmise à la table par l’intermédiaire du chevalet, petite pièce sur laquelle sont fixées les cordes. La vibration produite est amplifiée par la caisse de résonance et sort de l’instrument par le trou appelé rosace.

Chevalet : C’est la plaque de bois (guitare acoustique) ou de métal (guitare électrique) sur laquelle vous fixez vos cordes à la caisse. Ces cordes sont métalliques et peuvent être entretenues avec un produit adéquat comme le fast fret. Vous pouvez décider de changer vos cordes régulièrement ou non si vous désirez un son brillant.

Plaque de protection : Cette pièce de plastique sert de protection contre les allers et retours de médiators sur le bois. Sans elle, vous risqueriez d’abîmer le bois de la caisse.

Barre de trémolo : Le vibrato est une tige métallique fixée au chevalet de certaines guitares électriques qui permet de modifier la tension des cordes par un mouvement créant un effet de vibrato (son vibrant), variation rapide de la hauteur du son autour de sa tonalité. On peut appeler cette barre tige de trémolo ou levier. La barre trémolo est parfois fournie à l’achat de la guitare, mais, la plupart du temps, elle est vendue séparément. Il existe plusieurs modèles, alors, avant d’acheter, informez-vous auprès de votre marchand pour savoir laquelle convient le mieux à votre guitare.

L’électronique de la guitare basse ou électrique

On se demande toujours comment fonctionne l’électronique d’une guitare électrique mais c’est un simple principe de base de physique ! Je vous rassure, il n’est pas possible de s’électrocuter avec une guitare électrique. L’anatomie est particulière face à la structure d’une guitare acoustique par l’ajout de composants.

Entrée / Prise « jack » : C’est la prise qui raccorde la guitare à un ampli ou à d’autres dispositifs électriques tels que les pédales à effets ou votre accordeur électronique, par exemple.

Sélecteur de microphones : Bouton de contrôle qui offre la possibilité de permuter le son d’un micro à un autre (ou un mélange des deux).

Micros : Aussi appelés « pickups », on les trouve généralement au nombre de deux ou trois. Ils sont placés sous les cordes et captent (analogique) le son des cordes pour les transmettre aux boutons de contrôle.

Boutons de contrôle du volume et de la tonalité : Ce sont des boutons de réglage permettant de choisir l’intensité du son de tel ou tel micro ainsi que la tonalité attendue.

Ci-dessous une vidéo explicative sur la guitare proposée et en stock sur notre application de guitare en ligne MyMusicTeacher.

La guitare Archtop et ses spécificités

eastman arce front close

La guitare Archtop est au croisement des guitares acoustiques Folk et classiques. De l’anglais Arched, qui signifie bombé, et Top, qui dans le cas de la guitare définit la table d’harmonie, la guitare archtop est une pièce de lutherie singulière, peu comprise des guitaristes.

Spécifications techniques d’une guitare Archtop

Sa conception

Conçu en 1905 par le très célèbre Orville Gibson, fondateur de la marque de guitare mythique, la guitare Archtop est inspirée des instruments du quatuor comme les violons et violoncelles. Taillé à même le bois à l’instar des mandolines, le fond est les éclisses sont sculptées en un bloc. La table est ensuite percée de deux ouïes en f, et est surplombée d’un chevalet flottant, maintenant en place uniquement par la tension des cordes. Ces dernières sont bien souvent en acier, et il arrive qu’un micro électromagnétique soit apposé sur la table d’harmonie. Si l’Archtop est devenu une sorte d’égérie en lutherie classique, cette dernière est aussi très réputée dans ses versions électriques. On pense notamment à la Gibson Les Paul qui en est sa descendance direct, ou les modèles ES.

Une magnifique guitare archtop
D’un rouge cerise, cette guitare archtop jazzy est d’une élégance rare.

Quelle est la différence avec une guitare standard ?

Une guitare est composée d’un corps. Ce dernier est majoritairement plein pour les guitares modernes comme les séries RG produites par la marque Ibanez, puis, elles peuvent être semi ou hollow body. Équipées d’une électronique plus importante, la grande différence entre une guitare normale et une archtop réside dans son aspect visuel et les composants qui s’y trouvent. Tout comme une guitare électrique, l’archtop peut être équipée d’un microphone. Tout est possible, mais vous en retrouvez généralement qu’un seul et très bien caché ! À l’inverse de la guitare électrique normale qui comporte plusieurs microphones ainsi que des potards. La sonorité sera aussi différentes, plus Jazzy ! Rien ne vous empêche de jouer un riff de metal sur ce type de guitare mais vous vous rendrez très vite compte qu’elle n’est pas destinée à ce style de musique.

Un son très prisé des amateurs de Jazz

Un peu d’histoire de la guitare

Très tôt ; les guitares Archtop ont su séduire les guitaristes de Jazz des années 40 et 50 grâce à leur impressionnant niveau sonore, leur permettant de facilement s’immiscer dans les orchestres types de l’époque. Mieux encore, de jeunes talents comme Django Reinhardt ou Wes Montgomery ont su repousser les limites de l’instrument en réalisant des solos qui ont redéfini le genre ! Le son d’une guitare archtop reste encore aujourd’hui très typique, et peu sont les guitaristes folk s’essayant à sa lutherie si particulière.

Quand utiliser une guitare archtop ?

Le corps, plus bombé rend l’instrument plus imposant et ses cordes en acier couplées une forte tension dispense un son caractéristique que beaucoup qualifient d’inadapté aux domaines du rock et blues. Là où certaines techniques de jeux peuvent paraitre anecdotiques sur une guitare électrique, elles peuvent changer le son d’une guitare archtop du tout au tout. Cette dernière étant plus enclin à être affecté par le matériel utilisé pour le médiator et la position d’où l’on gratte les cordes.

Pour se faire une idée du son chaud et moelleux des archtops, rien de tel qu’une vidéo :

Qu’est ce qu’une guitare acoustique ? Finitions naturelles et leurs fonctions

cours de guitare folk

Si vous jouez de la guitare acoustique, ou si vous souhaitez apprendre cet instrument, il est primordial que vous connaissiez sa structure, ses composants et son anatomie.

Les guitares électriques et acoustiques ont en commun quelques principes de fabrication (tels que la façon dont est faite la tête de l’instrument et la tension des cordes) et ont plusieurs composants très similaires, malgré une différence radicale quant à leur sonorité.

Puisque la façon dont est conçue une guitare influence directement le son qu’elle produit, ce rapide aperçu en mode “pièces détachées” de la guitare acoustique devrait vous aider à faire un choix réfléchi lorsque vous en achèterez une. Comprendre l’anatomie d’une guitare acoustique est également important pour vous aider à ajuster ou personnaliser le son de ses cordes et à prendre soin de celle-ci.

Composition d’une guitare sous sa forme dite “acoustique”

Une guitare acoustique est un instrument de musique fretté qui produit du son par l’intermédiaire de cordes vibrantes au-dessus d’une chambre creuse dans le corps de la guitare. Les vibrations traversent l’air et ne nécessitent pas d’amplification électrique (natural).

Il est aussi vrai qu’aujourd’hui de nombreuses guitares acoustiques fonctionnent également comme des guitares électriques : c’est la famille des “électro-acoustiques”.

Les deux guitares seront de taille similaire, utiliseront les mêmes sortes d’accessoires (le pack standard médiator/capodastre/sangle), mais la guitare classique aura des cordes de nylon au lieu de cordes d’acier.

Dernière différence : bien qu’il y est de tout selon les gammes et qualités recherchées, les guitares classiques auront tendance à avoir un prix plus abordable. Mais ça, on vous laisse voir par vous même sur un site comme Sonovente.

La guitare acoustique “classique” (cordes en nylon)

Les guitares classiques ont aussi un manche plus large que les guitares folk. Ceci permet aux cordes d’être plus espacées, un facteur important pour les guitaristes classiques qui ont besoin de jouer des notes individuelles avec leurs doigts, parfois à grande vitesse. L’écartement plus large des cordes facilite l’insertion des doigts de la main (chez un guitariste droitier) entre les cordes pour les pincer.

Les cordes de nylon et les cordes plus longues sont responsables du son distinctif des guitares classiques, décrites comme rondes, pleines, douces, moelleuses, avec des sons de basse plus profonds.

La guitare acoustique “folk” (cordes en acier)

L’utilisation de cordes d’acier, en plus de donner un son plus aigu et plus strident, augmente considérablement le volume du son de la guitare. C’était souhaitable avant les techniques d’amplification, en particulier pour les musiciens folkloriques jouant avec des groupes dans des endroits informels plutôt que dans des salles de concert feutrées. L’utilisation des cordes d’acier est devenue possible au XIXe siècle avec le développement du “x-brace”, une structure sous la table d’harmonie qui renforce la guitare et l’aide à résister à la pression supplémentaire exercée par les cordes d’acier plutôt que de nylon. Christian Fredrich Martin, fondateur des guitares Martin dans forme la plus connue encore aujourd’hui (Dreadnought), était responsable de l’innovation.

Les différentes parties de la guitare acoustique et leurs fonctions

cours de guitare folk
composants d’une guitare acoustique

Tête du manche

La tête est l’élément où viennent s’ancrer les cordes de l’instrument. La tension des cordes peut être ajustée à l’aide des mécaniques (système de vis sans fin qui enroule les cordes). C’est généralement sur cette partie qu’on retrouve le logo et le nom de la compagnie qui a fabriqué la guitare.

Mécaniques (clés) Ce sont les petites pièces (généralement au nombre de 6) qui vous permettent d’accorder vos cordes une par une. Elles consistent en un mécanisme à engrenage qui augmente ou diminue la tension des cordes, changeant ainsi la tonalité de celles-ci.

Sillet

Généralement faite d’une matière synthétique telle que du nylon très résistant, cette pièce empêche les cordes de vibrer au-delà du manche. Le sillet sert de guide pour les cordes qui passent à l’intérieur de ses rainures creusées pour aller de la tête au manche.

Touche (case)

La touche, planche de bois plate souvent d’ébène est l’élément contre lequel le musicien presse les cordes avec ses doigts pour en faire varier la longueur (la corde ainsi bloquée sera raccourcie) et, donc, la hauteur des notes. Les différentes notes y sont déterminées par des barrettes (« appelées frettes ») qui délimitent les cases. Sur une guitare électrique, le nombre de cases sur la touche varie généralement de 21 à 24.

Frettes (barrettes)

Ces pièces faites en métal servent à raccourcir la longueur de vibration effective d’une corde. C’est grâce à ces barrettes que vous obtenez des tonalités différentes.

Caisse

C’est la partie sur laquelle on retrouve le chevalet et sur laquelle est fixé le manche. Elle permet au guitariste d’avoir une surface de jeu pour la main droite. La caisse de la guitare acoustique se compose de quatre parties principales : la table d’harmonie, la caisse de résonance, le fond, et les éclisses (flancs).

Caisse de résonance

Sur la guitare acoustique, la caisse de résonance amplifie la vibration des cordes,créant ainsi le son propre à la guitare acoustique.

Manche

Le manche est la partie allongée entre le corps et la tête qui accueille les cordes et la touche.

Bouton de courroie

Cette pièce de métal est placée à l’arrière de la guitare et permet au guitariste d’y attacher une courroie lorsqu’il joue debout. Parfois, ce bouton est assorti d’une entrée (prise « jack »). Vous pouvez donc y brancher un câble pour le raccorder au micro interne de la guitare. Note : On ne peut pas amplifier électriquement le son de toutes les guitares acoustiques.

Table d’harmonie

La table d’harmonie est faite de deux parties de bois symétriques. La vibration émise par les cordes est transmise à la table par l’intermédiaire du chevalet, petite pièce sur laquelle sont fixées les cordes. La vibration produite est amplifiée par la caisse de résonance et sort de l’instrument par le trou appelé rosace.

Chevalet

C’est la plaque de bois (guitare acoustique) ou de métal (guitare électrique) sur laquelle vous fixez vos cordes à la caisse.

Plaque de protection

Cette pièce de plastique sert de protection contre les allers et retours de médiators sur le bois. Sans elle, vous risqueriez d’abîmer le bois de la caisse.

Les différents types de guitares basses !

Guitare basse et amplificateur

L’histoire de la guitare basse a commencé à peu près à la même époque que celle des premières guitares électriques. L’instrument, pensé cette fois dès l’origine pour être amplifié, était censé pallier aux contraintes qu’une contrebasse pouvaient engendrer. Même si de nombreux prototypes ont été proposés dès les années 30 par l’inventeur Paul Turmac, il a fallu attendre 1951 que Léo Fender sorte le premier modèle à susciter un vif intérêt : la Precision bass. Dans cet article, nous allons nous pencher sur les différents modèles de guitares basses existants à l’heure actuelle en décrivant leurs spécificités.

La ” Précision Bass ” ou ” P-Bass “

C’est le modèle de basse le plus répandu au monde. L’icône emblématique de l’instrument. Le premier modèle jamais est sortie des usines Fender en 1951. L’instrument est appelé ” précision bass “car, contrairement aux contrebasses, le manche est ici fretté. On y compte une vingtaine de frettes au total sur les modèles standard. Autre originalité, un micro dit ” split coil pickup “. Il s’agit d’un micro double à simple bobinage qui a été séparé en deux parties. Une couvrant les cordes de Mi grave et de La, et l’autre couvrant le Ré et le Sol (sur un accordage standard EADG). Placés à proximité du chevalet sur le ” sweet spot “, l’endroit idéal, ils délivrent un son lourd, puissant et polyvalent.

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La ” Jazz Bass “

Léo Fender ne s’arrêta pas au succès grandissant de la P-Bass. Son idée était de convertir les musiciens de Jazz à son concept et pour se faire, il a élaboré un cahier des charges très précis qui donna naissance en 1960 à la Jazz Bass ! Le Split Coil Pickup a été remplacé par deux micros simples bobinages uniforme et le manche a été affiné, ce qui permet un espacement plus rapproché des cordes et permet des lignes de basse plus rapides avec un plus grand confort de jeu. Ses micros lui permettent une versatilité sonore avec un boost des médiums et un son très précis et dur au niveau du chevalet, et un son bien lourd en se rapprochant du manche. La Jazz Bass s’est épanouie sous le joug de virtuoses tel que Jaco Pastorius, Tina Weymouth ou encore Marcus Miller.

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Les basses Fretless

L’absence de frettes peut être vue par les puristes comme un retour aux sources et aux origines en rapprochant l’instrument de sa grande sœur : la Contrebasse. Plus difficile à jouer qu’une précision basse, elle en garde pourtant les caractéristiques de base. Le contact direct des cordes sur le bois du manche permet un son beaucoup plus continu et chaleureux qu’une basse fretté. Les slides (ou glissendo), par exemple, sont libérés des imperfections sonores provoqués par les frettes. Le plus important pourtant se situe dans l’infini des possibilités tonales de l’instrument. Il est possible de réaliser bien plus de notes et variations.

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Les basses à tessiture étendue, ou ” ERB “

Les ERB ou ” Extended-Range Basses ” en anglais sont de loin les guitares basses les plus impressionnantes. Elles sont dîtes ” à tessiture étendue ” car elles comportent plus de 4 cordes, ce qui augmente le nombre de notes jouable à la portée de l’instrument. Les ERB les plus répandues ont 5 à 6 cordes mais il existe des modèles défiant l’entendement avec une douzaine de cordes et un manche très large !

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Et vous, connaissez-vous d’autres types de guitares basses ?

Focus sur les types de micros pour la guitare éléctrique

jag lipstick

Le son d’une guitare électrique est le fruit de l’amplification de la vibration des cordes captées par les micros électromagnétiques qui lui sont attachées. La vibration, affecté par la lutherie de la guitare et des matériaux utilisés va alors être transformer en signal prêt à être utilisé. Le rôle du micro est donc majeur dans la retransmission du son. Selon les matériaux qui le compose et sa conception les sonorités vont drastiquement varier. Nous allons essayer de vous présenter différents types de micros électromagnétiques et ce qui fait leur particularité !

Les matériaux utilisés dans les micros pour la guitare

En règle général, un micro électromagnétique est composé d’un aimant permanent, enroulé dans un fil de cuivre que l’on nomme le bobinage. L’aimant est en général décrit comme céramique et font état d’une conception à base de fer magnétique et de matériaux rares du type barym et strontium; ou alors issu d’un aliage du type Alnico (aluminium, niquel et cobalt). Ces derniers sont souvent juxtaposé d’un indice numérique indiquant la teneur en cobalt de l’alliage. Par exemple, un alnico 5 aura plus de cobalt qu’un alnico 2. Les micros à aiment céramique génère un son froid et puissant, tandis que l’alnico produit des sonorités plutôt chaudes.

Les micros simples et doubles

Ce sont les micros les plus répandues. Le simple bobinage est le micro standard utilisé dans les guitares de type stratocaster. Ils produisent un son clair et cristallins mais sont très sensibles aux parasites liés aux champs magnétiques environnants.

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Les micros doubles bobinages, ou ” humbucker ” sont apparus dans les années 50 sous l’impulsion de Gibson, ils sont caractérisé par un son chaud et un niveau de sortie plus élevé, adéquate pour des effets comme la distorsion.

Le micro double bobinage, ou " humbucker "
Le micro double bobinage, ou ” humbucker “

Les micros passif/actifs

En règle générale, tous les micros sont passif. Un micro est définit comme actif lorsqu’il dispose d’un étage de pré-amplification, généralement requérant une alimentation éléctrique. Les guitares équipées de micros actifs vont avoir la présence d’une pile interchangeable logée en leurs dos. Le son de ces micros est extrêmement précis, net, et froid et la pré-amplification permet la diminution de la sensibilité aux bruits. L’idéal pour le métal et le jeu en schred.

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Les rails

Les micros du type rails proviennent de la volonté de bénéficier des avantages d’un micro double bobinage tout en se logeant dans un emplacement de guitare simple bobinage. Ce format plus compact ne va cependant pas permettre un niveau de sortie aussi élevé que les humbuckers les plus puissants.

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Le P90

Le P90 est un micro d’anthologie. Sorti avant le premier humbucker de Gibson, le P90 propose les caractéristiques d’un micro simple bobinage en prenant la place d’un micro double bobinage. A l’inverse donc des micros à rails. Le P90 va permettre de booster les médiums au possible, véritable apanage des guitaristes de rock progressifs.

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Les micros Piezo

Les micros Piezo sont des micro de contact. Prenant la forme d’une pastille, on les loges en général sur la table d’harmonie sous le chevalet. Ils sont amovibles et sont principalement utilisés pour amplifier les guitares acoustiques; sur une guitare électrique le signal de sortie acquiert une certaine chaleur.

piezo

Les micros LipStick

Le dernier type de micro que nous allons vous présenter prend la forme d’un tube de rouge à lèvre… en métal. Mis en avant par Danelectro, ces micros étaient présent sur la majorité des modèles de la marque est permet un son caractéristique trouvable nul part ailleurs. Un son très typé Beach Boys et rockabilly des années 50. Ils valent l’écoute !

jag-lipstick Le sujet vous intéresse ? Venez donc en parler avec nous, sur MyMusicTeacher !

Tour d’horizon des chevalets pour guitare !

chevalet strat roller

C’est bien souvent la pièce que les guitaristes connaissent le moins sur une guitare. On se dit ” oh lala les cordes viennent de là, je ne vais pas y toucher pour rien dérégler “. Effectivement, chevalets et cordiers font partie des mécaniques qui se doivent d’être stables et inchangées contrairement aux clés d’accordages sur lesquelles nous agissons très souvent pour accorder notre guitare.

Nous allons d’abord commencer par décrire les paramètres sur lesquels agissent les chevalets puis nous étudierons ensemble les différents types de chevalets pour guitare électrique.

L’action, la justesse et la transmission

Le chevalet est une pièce placée entre les cordes et la table d’harmonie de l’instrument : son rôle est de transmettre les vibrations des cordes à la table qui va amplifier le son produit. Le chevalet sert aussi à maintenir l’espacement entre les cordes, et à les maintenir à la bonne hauteur par rapport au manche. Cette hauteur s’appelle l’action. Sur la guitare électrique, chaque corde est bien souvent située sur des pontets. Ce sont de petits sillets réglables, servant à régler la justesse de l’instrument (le diapason de chaque corde).

Les chevalets télécaster & stratocaster

Léo Fender savait y faire, il avait conçu dans les années 50 un chevalet révolutionnaire permettant de régler les cordes deux à deux. Notamment utilisé sur les Télécaster, ce n’est qu’en 1954 qu’il améliora son concept avec un chevalet à 6 pontets pour son modèle Stratocaster. La mécanique au design iconique participe maintenant à l’image de la marque. fender_1970_telecaster_blonde_tele_70_vintage_original_guitare_chalon_71_bourgogne_france_bridge

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Le tune-o-matic

C’est le type de chevalet que l’on retrouvera le plus souvent sur les guitares du type Les Paul. Originaire de Gibson, ce chevalet a été crée afin de s’adapter aux guitares à table plate (flat top) comme celles à table bombée (arch top). Le but était d’obtenir un chevalet qui puisse prendre en compte les différent ajustements en longueur d’une corde afin d’en parfaire l’intonation.
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Le chevalet trapèze pour Les Paul

Il constituait la référence sur les guitares Les Paul avant l’apparition du Tune-o-matic en 1954. Ce chevalet est très caractéristique et peu pratique, car les cordes passe sous le chevalet empêchant de les étouffer, et est également exempt de pontets, ce qui empêche de régler la justesse de la guitare.

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La guitare d’entrée de gamme : un laboratoire sonore !

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Les guitaristes électriques la connaissent bien, cette fameuse guitare reçue pour leur anniversaire, ou achetée à 60€ dans un super pack TOUT COMPRIS avec sangle, housse, jack et amplificateur ! Les guitares bas de gamme, et entrée de gamme sont un véritable rite initiatique pour tous les débutants rêvant de mélodies enivrantes et riffs électrisants ! C’est peut-être avec une certaine nostalgie que certains d’entre vous repenseront à cette vielle pelle qu’ils ont depuis longtemps mis au placard, surfant depuis sur de magnifiques pièces de lutherie fine, se rapprochant un peu plus de l’idée qu’ils se faisaient de leur guitare idéale. On va vous aider à remonter dans le temps, aujourd’hui, nous parlons souvenirs !

La guitare bas de gamme, l’expérience ultime

Comme exprimé plus tôt, elle est souvent peu onéreuse, son prix se situant dans la fourchette de 50€ à 150€ dans un pack tout compris. C’est l’exacte réplique d’un modèle légendaire, une belle stratocaster noire et blanche de marque exotique. Vous le saviez d’entrée, elle n’est pas composée des bois les plus select de la planète. Elle sent un peu le plastique et a tendance à sonner étouffé et métallique..; mais ça ce n’est pas important. Ce qui l’est en revanche, c’est que c’est votre première guitare éléctrique ! Finalement vous pouvez mettre les mains sur l’instrument de vos idoles ! Une sensation géniale, emplie de maladresse, on ne sait pas comment la tenir, ni comment la faire sonner juste… on ne pense pas à l’accorder (puis on se rend vite compte que cela va être notre apanage quotidien tant les mécaniques ne tiennent pas la tension des cordes). Quel bonheur, mais quel bonheur ! Très vite on se lance dans les premiers cours, smoke on the water, come as you are, on y est ! Quelques années plus tard, elle est au placard, revendue, ou même offerte à un ami néophyte, il est tant de passer à autre chose, quelque chose qui nous donnera la sensation de mieux jouer : la guitare d’entrée de gamme !

bas de gamme

La guitare d’entrée de gamme, un antique symbole

Quand on s’y connait un peu plus à la guitare, on se rend compte qu’une gratte qui tient les réglages et qui sonne un minimum, c’est quand même mieux. C’est alors que le jeune guitariste s’attaque à la guitare d’entrée de gamme ! Un passage qui pour la plupart d’entre nous a été réalisé d’office, car c’est souvent la guitare que nous conseille le vendeur du magasin de musique du coin de la rue chez qui nous passions de longues heures à baver devant la vitrine les semaines précédant le glorieux achat. Entre 150€ et 250€, on a l’impression d’avoir du solide ! Une belle pièce, qui certes n’est pas comparable aux sacro-saintes Gibson et Fender, mais qui a son charme. Elle a quelque chose de différent qui la rend encore plus valable à vos yeux : c’est la votre ! Votre laboratoire personnel d’où sortiront vos créations les plus intimes, vos joies, vos galères, vos peurs même, mais surtout votre son. Vous apprendrez à progresser dessus, peut être changerez-vous des pièces par ci par là. Un jour vous passerez à autre chose, c’est sûr, mais jamais vous ne l’oublierez.

La construction du mythe

Les guitaristes les plus célèbres ont su se construire une véritable image par rapport à leur guitare, mais peu d’entre eux reviennent régulièrement à leurs origines. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire cet article : La guitare fait-elle le guitariste ?. Il existe cependant des cas où des guitaristes ne se séparent jamais vraiment de leur première guitare; on peut citer Billie Joe Armstrong, le guitariste-chanteur du groupe de pop-punk Green Day. Ce dernier reprend régulièrement sur scène sa guitare des premiers jours, la légendaire ” Blue “, une Fernandes stratocaster offerte par sa mère pour son 11ème anniversaire.

Billie Joe Armstrong et sa première guitare " Blue " lors de la cérémonie d'induction de Green Day au Rock'n'Roll Hall of Fame 2015
Billie Joe Armstrong et sa première guitare ” Blue ” lors de la cérémonie d’induction de Green Day au Rock’n’Roll Hall of Fame 2015

Pour ma part, après avoir changé les cordes et passé un coup de chiffon, j’ai repris ma vielle Cort d’il y a 8 ans pour jouer en répétition avec mon groupe; peut être par nostalgie ou comme un hommage à mes débuts; j’y retrouve un plaisir nouveau, et m’étonnes de jours en jours des nouvelles sonorités qu’elle peut produire. En effet, si une guitare d’entrée de gamme ne sonne pas au top à vos début, l’essayer à nouveau avec l’expérience de votre apprentissage en plus peut changer la donne !

La vielle pelle de Lindersay
La vielle pelle de Lindersay

Et vous, un souvenir particulier de votre première guitare ? N’hésitez pas à m’en parler dans les commentaires !

Les spécificités de la guitare folk par rapport aux autres !

Les spécificités de la guitare folk par rapport aux autres !

Si vous êtes déjà arrivé jusque là, c’est que vous savez à peu près à quoi ressemble une guitare sèche, dite classique, et une guitare électrique. Vous savez aussi peut être qu’il existe des guitares dites folk, et que grossièrement, c’est un mix des deux citées plus haut. Dans cet article, nous allons essayer de déconstruire la guitare Folk pour mieux la définir. (Oh, et pour les petits futés, vous avez déjà entendu parler de la guitare à résonateur ? … Non ? .. Bon bah vous savez quoi faire).

La guitare folk, une amie pas comme les autres

Si on en fait une pure analyse comparative, il suffit de prendre une guitare classique, et dire que la caisse d’une guitare folk est plus grosse. Que son manche est plus long (de 2 cases), fin et arrondis et que ses cordes sont en métal (bronze et alliages principalement). Là, on se rapproche déjà mieux d’une définition purement physique. La guitare folk peut être acoustique, ou électro-acoustique. C’est à dire qu’elle disposerait d’un micro électromagnétique à l’intérieur de sa caisse, rendant possible l’amplification.

Mais on joue quoi avec une guitare folk ?

La réponse peut paraitre bête.. mais a le mérite d’exister : du folk. Ce style particulier dérivé des folklores et traditions propres à chaque culture. Se rapprochant de la country chez les américains et peut grandement varier ! On peut garder en tête des groupes comme Mumford and Sons qui en fait un usage plutôt typique que je vous invite à aller écouter ! Le pop rock et le jeu en accord en général aussi s’y prête bien.

Faut-il un manche de guitare collé ou vissé ?Réponse avant achat sur G&L

manche colle guitare

Que faut-il choisir entre un manche de guitare collé ou vissé ? Chacun a ses avantages et ses inconvénients, et il faut remonter l’histoire de la guitare électrique pour mieux comprendre ces deux visions différentes de fabrication entre deux marques très célèbres : Fender et Gibson.

En effet, d’un côté il y a l’école dite “traditionnelle”, avec Gibson et ses manches collés, et de l’autre le camp Fender, qui a inventé la technique du manche vissé.

Quelques images de manche classique de guitare collé ou vissé

Voici un manche collé. Historiquement, les guitares étaient fabriquées avec des manches collés.

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Un manche de guitare collé.

Ce n’est que par la suite que les manches vissés ont fait leur apparition. Cela permet de réduire les coûts de production. De plus, il est plus facile de visser un manche fin que de le coller. Ainsi, on peut observer ce type de manche sur les guitares premiers prix. Voici un manche vissé :

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Un manche de guitare vissé.

L’influence sur le son (sans prendre en compte les micros)

Il n’y as pas que le réglage des cordes par rapport à votre sillet de chevalet qui peut influer sur le son de votre guitare. La conception même de son corps y est pour beaucoup. Et pour comprendre comme fonctionne la lutherie, il faut tout d’abord savoir ce qu’est le sustain. C’est la tenue de la note, sa durée dans le temps. Plus cette note s’étend dans le temps, plus le sustain est bon. C’est une qualité recherchée par de nombreux guitaristes. Ainsi, un manche collé livre plus de sustain qu’un manche vissé. Le son sera plus sec et moins sustainé avec un manche de guitare vissé.

N’en faisons pas des caisses car il est vrai que l’influence n’est pas énorme dans un premier temps, et que ce critère peut-être négligé si nous jouons dans un contexte qui n’est pas professionnel. Mais si vous cherchez à améliorer ce critère, n’hésitez pas, le manche collé fera la différence. Tout est une question de goût et de prix !

Un dernier type de manche de guitare : le traversant (aussi appelée “conducteur”) ou la pièce unie

Dans ce cas, le manche est constitué d’une pièce liée à l’ensemble du corps OU d’une pièce unique. Le corps et le manche sont dans la même pièce de bois. C’est ici qu’on obtient le meilleur sustain ! Ce dernier est bien différent du manche collé ou vissé

Conclusion

Tout est une question de prix et de sustain. Pensez aussi qu’il sera bien plus aisé de changer le manche de votre guitare chérie en cas d’incident avec un manche vissé plutôt qu’avec un manche collé. Si vous cherchez le détail et la perfection, tournez-vous vers les manches collés ou en pièce unie. Ce n’est certes qu’un petit détail, mais les petits ruisseaux font les grandes rivières. Manche collé ou vissé ? À vous de choisir !

Petite piqûre de rappel sur la structure de la guitare :


On va remettre ça sur la table, mais dans tous les cas, quelque soit le manche et les mécaniques utilisés ou le type de bois constituant votre instrument, c’est le guitariste qui est derrière qui changera la donne. Ou bien le contraire ? La guitare fait-elle guitariste ? La réponse dans cet article.