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Qu’est ce qu’une pédale à la guitare et leurs différences ?

Un assemblage de différentes pédales de guitare pour vous expliquer de qu'est la différence entre toutes ces pédales

Vous avez sûrement déjà entendu parler des pédales d’effet à la guitare, soit dans un magasin de musique, soit auprès d’un guitariste un peu plus expérimenté que vous. Le mot pédale de distortion, overdrive, réverbération et loop ne vous dit rien ? Ne vous inquiétez pas, nous allons détailler ensemble toutes les différentes pédales de guitare qui sont indispensable ou non à votre jeu de guitariste, pour améliorer votre son et rajoute des effets.

Qu’est ce qu’une pédale de guitare ?

Une pédale de guitare et un petit dispositif électronique que vous pouvez contrôler avec votre pied et qui permet, selon ses caractéristiques, d’appliquer un effet à votre son. Vous pouvez brancher une guitare électrique, une basse et même une électro-acoustique afin de changer votre son. Elle peut être branchée sur secteur ou alimentée avec une pile 9V. Je vous conseille d’acheter rapidement une alimentation ! Les pédales sont très gourmandes en piles et vous risquerez de passer votre temps à aller acheter des piles.

La pédale vous permettra donc d’avoir un autre type de son, voici quelques exemples :

  • une saturation donnant un son plus agressif avec la distortion ou l’overdrive.
  • de la réverbération vous donnant l’impression de jouer dans une grande église.
  • un écho, amené par une pédale de delay.
  • ou des effets particuliers comme la wah-wah.

En appuyant avec votre pied, vous allez activer l’effet que contient la pédale. En appuyant une deuxième fois, vous allez enlever l’effet, on dit qu’on le “bypass”. D’ordre général, le prix moyen d’une pédale est compris entre 40 et 180€ en fonction de la gamme et de l’effet attendu.

La différence entre une analogique et une pédale numérique

Vous allez découvrir ici un conflit de puristes. À la base, la pédale d’effet possède un circuit électronique composé de transistor. C’est d’ailleurs en 1962 que la première pédale a été crée. Pour les curieux, c’est une pédale de fuzz, je vous explique tout dans la suite de l’article. Ainsi, un signal analogique traite un signal électrique en entrée avec ses composants, avant de l’injecter en sortie jusqu’à votre amplificateur.

La pédale numérique commence à pointer le bout de son nez en 1980. Le but est d’échantillonner (découper) les signaux audio en un flux numérique. Ensuite, les différents composants à l’intérieur comme des processeurs vont traiter numériquement ce signal. Pour finir, ce signal numérique est reconverti vers un signal audio.

Le grand conflit des guitaristes réside là : les puristes préfèrent les analogiques tandis que les nouveaux guitaristes apprécient les numériques. C’est qu’une simple question de point de vue.

Avantages et inconvénient de la pédale analogique :

  • Son authentique et côté vintage.
  • Ne détériore pas la qualité du signal numériquement.

Avantages et inconvénient de la pédale numérique :

  • Prix inférieur pour des fonctionnalités plus avancées.
  • Permet de coupler plusieurs effets dans une seule unique pédale.
  • Possibilité de mémoriser plusieurs réglages.

Personnellement, j’adore l’aspect vintage de la bonne vieille pédale analogique. Il est même possible de trouver des pédales à lampe, pour donner encore plus de couleur à votre son. Certaines sont devenues incontournables et mythique comme la pédale whammy de wah-wah, le zoom g2 ou la série “me” de boss comme la “me-25” ou la “me-70″Mais niveau pratique et accès à des sons aussi riches que variés, la pédale numérique notamment sous sa forme de multi-effet est incroyable et vraiment amusante !

Les multi-effets, une pédale contenant pleins d’effets

Grâce au numérique, il est devenu possible de mélanger plusieurs effets dans une pédale. Imaginez, une pédale un peu plus large avec un écran, permettant d’obtenir une centaine d’effets différents, avec la possibilité de les mélanger comme vous le désirez et contenant déjà une banque de données pré-configurées (presets) permettant d’avoir en un clin d’oeil le son de vos artistes préférés ? Le tout, avec la commodité du bord : un accordeur intégré, un métronome et même une boite à rythme simulant une batterie. Avec ce type de pédale, vous allez vous amuser des mois entiers.

Personnellement, j’aime beaucoup la palette de configurations possibles avec les multi-effets. J’ai un GT8 de boss qui me sert lors des cours en direct pour mettre de la réverbération, de la saturation et d’autres effets pour le plaisir des oreilles. Le tout, contrôlable uniquement avec mes pieds. Vous pouvez passer d’un son saturé à un son clean en un simple mouvement du pied, plutôt pratique en live ou en concert !

Comment brancher une pédale dans ma chaîne du son ?

De base, une pédale d’effet se branche entre la guitare et l’amplificateur. Néanmoins, il est possible de paramétrer des boucles d’effets et de brancher ainsi ces pédales après le pré-amplificateur. Vous pouvez aussi constituer ce qu’on nomme “un rack” de pédales. C’est un assemblement en chaîne, permettant d’obtenir des sons différents grâce à plusieurs pédales assemblées. Si vous avez de nombreuses pédales, vous pourrez les placer dans un pedalboard, une malette vous permettant de placer vos chéries comme bon vous semble et de les transporter facilement. Pour ceux qui aiment varier, vous pouvez aussi essayer le branchement de la méthode des 4 câbles.

Un pédalboard contenant une pédale de distortion, compression et reverbération.
Un magnifique pédalboard bien rangé, c’est un excellent cadeau pour un guitariste. L’ordre d’assemblage est logique mais rien ne vous empêche à faire des expérimentations.

Les différents sons et effets des pédales

Vous vous en doutez, les ingénieurs et électroniciens se sont amusés à créer des pédales permettant d’obtenir des sons et des effets de dingue ! Sachez qu’il est possible pour vous d’assembler une pédale à la maison en achetant un kit neuf ou d’occasion pour créer et faire sa pédale soi-même.

La saturation : distortion, fuzz et overdrive

Vous aimez les sons saturés ou désirez créer un beau crunch sur votre son ? Ces pédales sont faites pour vous !

  • l’overdrive vous permettra d’atteindre une saturation propre et puissance, ou de donner un crunch à votre son.
  • la distortion est faite pour les fans de metal, elle permet de saturer votre son et d’apporter une couleur particulière.
  • La pédale fuzz est particulière, imaginez une distortion très baveuse et poussée à l’extrême ? La pédale Big Muff en est une référence, à tester absolument !

L’écho : réverbération et delay

Vous avez envie de faire de jolis solos de guitare ? Ne cherchez pas plus loin, ces effets sont faits pour vous :

  • la réverbération vous donnera la sensation de jouer dans une église par exemple. Vous pouvez régler l’intensité de cet effet avec le mix, la durée ou la profondeur par exemple.
  • Le delay donnera une sensation d’écho. En jouant, le son va se répéter plusieurs fois et de moins en moins fort.

Ces deux effets se mélangent parfaitement, je vous recommande d’en mettre peu, c’est cela qui vous permettra d’obtenir un joli son. “less is better” comme dirait l’autre.

Pour configurer le son : compresseur et égaliseur

Vous trouvez que votre son est trop chargé en basse ou en son aigus ? Avec une pédale EQ ou “equalizer”, vous allez pouvoir agir sur les différentes fréquences du spectre du signal de votre son en boostant les basses, creusant les médium et coupant les aigus par exemple. Il existe sous deux formes :

  • L’égaliseur à bandes qui vous permet de régler précisément chaque plage de fréquences.
  • L’EQ paramétrique qui vous permet de creuser grâce à l’amplitude (Q) sur des plages de fréquences déterminées.

Le compresseur, lui, permettra de compresser votre son et lui donner plus d’impacte et de présence.

Pour improviser, la pédale loop

Jouez 4 accords de guitare, appuyez sur votre pédale et laissez là jouer à votre place pour pouvoir jouer de la guitare par dessus ce que vous venez d’enregistrer. C’est ce que propose la pédale loop. Si vous adorez improviser en solo et en live, cette pédale vous permettra de bien vous amuser. Le principe est simple :

  1. Activez votre pédale et jouez 4 accords ou plus.
  2. Appuyez à nouveau dessus.
  3. La pédale a enregistré le son et va le faire boucler.
  4. Amusez vous en improvisant par dessus !

Les effets incontournables : flanger, chorus, vibrato et phaser

Des effets particuliers hors saturation est écho on fait leur apparition et permettent d’effectuer des expérimentations assez particulières dans vos compositions, j’ai nommé :

  • Le flanger, souvent surnommé “l’aspirateur”. La pédale écoute votre son et ajoute des perturbations de temps et de fréquences. Vous avez l’impression que le son se tort dans tous les sens et que votre guitare et doublée (non pas comme dans un octaver qui reprend votre son en rajoutant une octave au dessus ou en dessous).
  • Le chorus vous donne une sensation similaire au flanger. C’est un des effets les plus connus, mais plus harmonieux que le flanger.
  • Le phaser va faire varier votre signal en le mélangeant avec un autre signal retardé selon plusieurs fréquences, vous donnant l’impression que votre son comporte plusieurs phases, une futur et une passée par rapport à ce que vous venez de jouer.
  • Le vibrato : un effet assez original qui va faire onduler votre son à la manière d’un vibrato que vous réalisez normalement à la main

Les pédales d’expression : wah-wah et pitch shifter

Certaines pédales vont faire varier leur son en fonction de votre action sur l’inclinaison de la pédale via la pédale d’expression. C’est le cas de ces deux pédales :

  • La pitch schifter va “pitcher” votre son en l’envoyant dans la stratosphère des aigus. Elle permet d’augmenter ou de diminuer de plusieurs octave votre son à la guitare d’un simple mouvement de pied.
  • La wah-wah est sûrement l’effet le plus populaire, notamment utilisé par Hendrix ou Dimebag Darrel ! La fameuse Crybabyy de Dunlop est la référence à avoir. C’est un filtre passe-bande que vous pouvez contrôler avec votre pied. Si la pédale est baisée, les aigus sont mis en avant. Si elle est basse, ce seront les graves, créant un son “wah-wah”

Les pédales outils : accordeur ou noise gate

D’autres pédales vous aideront dans votre confort de jeu :

  • La pédale tuner ou accordeur vous permet d’accorder votre guitare.
  • La noise gate est très intéressante, elle va supprimer tous les bruits qui ne dépassent pas un certain volume. Du coup, vous allez pouvoir jouer sans vous inquiéter des bruits parasites.
  • Une pédale de volume permet de contrôler le volume (logique)
  • Une pédale boite à rythme permet d’utiliser des rythmes de batterie qui sont pré-enregistrés

Conclusion : est-on obligé d’avoir une pédale ?

Absolument pas, vous pouvez très bien jouer avec les sons de votre amplificateur sans avoir à acheter une guitare. J’ai acheté à mes débuts une pédale de distortion et je l’ai regretté. Ensuite, j’ai acheté un multi-effets et je l’ai regretté. C’était simplement parce que je n’avais pas assez d’expérience pour comprendre leur utilité. Aujourd’hui, je ré-utilise ces pédales pour travailler mon son. Cela ne m’a jamais freiné dans mon apprentissage ou dans ma pratique de l’instrument durant toutes ces années. Tout dépend si vous en éprouvez l’intérêt pour vous amuser à créer votre son où pour le simple plaisir de s’éclater.

Pédale d’effet analogique ou numérique, quelle différence ?

Effet analogique ou numérique, quelle différence dans une pédale guitare ?

Sur ce blog, vous trouverez un grand nombre d’articles sur les effets guitare. Les différentes catégories d’effets existantes, l’ordre dans lequel placer les effets ou encore les mystères entourant le câblage de ces derniers. Jamais cependant nous n’avons attaqué l’épineux sujet des différences entre pédale d’effet analogique ou numérique.

Effet analogique ou numérique ? Quelles sont les différences ?

Rentrons sans plus attendre dans le vif du sujet avec une simple comparaison des avantages et inconvénients de chaque types d’effets. Puis, nous tirerons des conclusions en prenant compte le point de vue de l’usager.

EFFET ANALOGIQUE : Avantages et inconvénients

  • Avantages
    • La qualité du son et le feedback
    • directement commutable au pied (pédales simples)
    • individuellement paramétrable
    • Chaînage modulable
    • N’altère pas le signal original de l’instrument
  • Inconvénients
    • câblage complexe (une pédale ça va, 10, on en reparlera…)
    • pas de presets (configuration pré-enregistré)
    • souffle et bruits parasites
    • alimentation compliquée (nécessité de nombreux adaptateurs ou batteries interchangeables)
    • Pas de pré-écoute au casque
    • Transport et installation compliqué (en fonction du nombre de pédales)
    • Gourmand en espace au sol
    • Le prix total et la résistance sur le long terme
Pédalier effet analogique
Un pédalier d’effet analogique composé de nombreuses pédales.

EFFET NUMERIQUE : Avantages et inconvénients

  • Avantages
    • Presets modifiable (configuration pré-enregistré)
    • pas de bruit de fond lié aux câblages
    • Alimentation unique (voltage standardisé)
    • Monitoring (écoute au casque)
    • Faible encombrement & compact (pédalboard transportable)
    • le prix du module complet
  • Inconvénients
    • qualité du son variant grandement selon la gamme de prix
    • parfois piloté par un pédalier externe à ajouter à l’équation
    • compliqué à programmer et paramétrer selon son amplificateur (heureusement, on vous a concocté un guide là dessus)
    • Transformation du signal de base, conflits avec l’étage de pré-amplification de l’ampli
rack effet guitare numerique
Un rack d’effet guitare numérique

Analogique ou Numérique, qu’en retirer ?

Le problème entre les technologies analogique et numérique en guitare se situe dans le degré d’expertise requis dans l’utilisation. Les pédales d’effets analogique traitent le signal sonore de la guitare de façon à ne pas l’altérer, mais à l’accompagner. Les effets numériques quant à eux creusent le signal pour le remodeler. Ce qui a pour effet de produire une sonorité standardisé en fonction de la configuration de l’effet, sans réellement prendre en compte l’âme de la guitare ou de l’ampli.

C’est cette raison fondamentale qui va pousser les deux camps à se déclarer une guerre sans merci.

La constitution d’un beau pédalier d’effet analogique requiert un temps fou, et une grande quantité d’argent. Cela demande un travail quotidien de l’oreille pour percevoir les subtilités de tels ou tels configuration. Aussi, les effets analogiques sont plus fragiles que leur équivalent numérique et l’électronique qui les compose ne sont pas l’apanage de tous. Réparer un effet analogique en utilisant des composants moins chers ou aux propriétés pas tout à fait similaire peut en changer le son.

effet analogique
Le cœur d’une pédale d’effet, son circuit.

A terme, le son est unique et très dépendant de la guitare et l’ampli utilisé. C’est donc un choix conseillé pour tous les amoureux de sonorités et en quête d’un idéal musical. Une quête de longue haleine qu’il ne sera pas possible de presser.

Au contraire, les effets numériques, quant à eux, sont moins chers, plus accommodant car tout-en-un (dans le cas des pédaliers multi-effets) et, couplé à un bon ampli FRFR, restituent parfaitement l’intention du guitariste dans sa création sonore. Les presets vont garder leur propriétés acoustiques quel que soit le système de PA dans lequel le pédalier sera branché.

La qualité dans le numérique à cependant elle aussi un coût.. mais uniquement financier. Vous devrez comptez entre 1000€ et 2500€ pour un pédalier ou rack d’effet surpuissant avec simulation d’ampli à lampe. Cependant, une fois la case achat derrière soit et les quelques heures d’études de la bête passés, libre à vous la création. Un coût qui compense malgré tout les centaines d’heures de recherche et de configuration d’effets analogique.

Effets_numériques
Une pédale multi effet numérique guitare

Notre verdict ? Si le son et l’électronique vous passionne, alors n’hésitez pas : analogique. Si vous aimez simplement jouer pour votre plaisir, ou ne pas vous casser la tête sur scène, alors passez au numérique.

N’hésitez pas à nous faire part de vos configurations, réactions. Analogique ou numérique, qu’en pensez-vous ?

Bien configurer ses effets : la méthode des 4 câbles

Pas facile de jouer de la guitare électrique lorsque l’on se perd dans la jungle du matériel. Amplis à lampes, modélisation, pédales analogiques, multi-effets, rack.. tout un tas de termes se mélangent et à mesure que le matos s’accumule, on en arrive à ne plus savoir quoi brancher entre son instrument et son ampli pour garder un son intact. C’est là qu’entre en scène la méthode des 4 câbles !

4 câbles, c’est tout ce qu’il faut pour marier un multi-effet à son ampli à lampe !

Le problème des multi-effets, c’est aussi leur plus gros avantage : la polyvalence. Ce type de pédale propose une vaste gamme de propriétés agissants directement sur le signal de la guitare. Des effets d’enveloppes aux simulations de pré-amplis en passant par les filtres et modélisations. On vous propose un guide complet sur les effets sur cette page.

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Le problème, en effet (sans mauvais jeu de mot) c’est que la plus part des simulations de pré-amplis et modélisations (disto, overdrive) doivent se situer entre la guitare et l’étage de puissance de l’ampli guitare, et les effets d’enveloppes (chorus, delay, flanger) après ce dernier. Si votre schéma de branchement se résume à : Guitare -> Pédale -> Ampli, vous allez très vite saisir le problème.

Autre élément perturbateur : l’ampli lui-même ! L’étage de pré-amplification, notamment dans un ampli à lampe, est ce qui donne la couleur et la personnalité même du son qui passe au travers. De nombreux guitaristes aimeraient profiter des capacités de leurs pédales multi-effet, sans pour autant substituer la candeur du préamp de leur ampli à une simulation. Pour justement lier le meilleur de ces deux mondes, il existe une solution : la méthode des 4 câbles.

Fonctionnement et mise en place de la méthode des 4 câbles avec un pédalier multi-effet

Quelques pré-requis pour réaliser cette configuration. Il vous faudra bien évidemment une guitare, un ampli (combo / tête + baffles) avec une boucle d’effet, un pédalier multi-effet et bien sûr : 4 câbles. La boucle d’effet (FX LOOP) est en proie de devenir un standard sur la plupart du matériel milieu de gamme. Elle est caractérisée par les entrées/sorties : SENDRETURN.

  • 1. Branchez votre guitare dans l’entrée Guitar In de votre pédalier multi-effets.
  • 2. Reliez la sortie de la boucle d’effet (SEND) de votre pédalier à l’entrée guitare de votre ampli.
  • 3. Reliez la sortie de la boucle d’effet (SEND) de votre ampli à l’entrée de la boucle d’effet (RETURN) de votre pédalier.
  • 4. Enfin, reliez la sortie habituelle (Mono Output) de votre pédalier à l’entrée de la boucle d’effet (RETURN) de votre ampli.

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Fonctionnement et mise en place de la méthode des 4 câbles avec deux ensembles de pédales

Pour cette configuration, les pré-requis sont différents. La guitare et l’ampli avec boucle d’effet restent inchangés. Les quatre câbles aussi. Cependant, on y distinguera ici deux groupes de pédales branchés en série. La série 1 : les pédales de modélisation (overdrive/disto, etc..) et la série 2 : les pédales d’enveloppe (Chorus, Delay, Reverb).

  • 1. Branchez votre guitare dans l’entrée (la première pédale) de la SERIE 1.
  • 2. Reliez la sortie de la SERIE 1 (la dernière pédale) à l’entrée guitare de votre ampli.
  • 3. Reliez la sortie de la boucle d’effet (SEND) de votre ampli à l’entrée de la SERIE 2 (la première pédale).
  • 4. Enfin, reliez la sortie de la SERIE 2 (la dernière pédale) à l’entrée de la boucle d’effet (RETURN) de votre ampli.

4_cables_2

Les branchements entre pédales des différents groupe sont en séries.

Des résultats étonnants mais une installation fastidieuse

La méthode des 4 câbles est connue pour fournir les meilleurs résultats en matière de traitement du signal. Elle ne va cependant pas sans son lot d’inconvénients. Il est facile de confondre les ports SEND & RETURN de la boucle d’effet (FX Loop). Aussi, vérifiez toujours à deux fois votre câblage avant de vous lancer dans les balances sonores.

Selon le matériel dont vous disposez, il faudra peut-être ajouter des pédales ” temporisatrices ” entre deux effets pouvant entrer en conflit. On pense notamment aux NoiseGates et Compresseurs.

Le dernier point qu’il est bon de garder à l’esprit est le temps d’installation. Une fois la méthode des 4 câbles mise en œuvre, nous vous conseillons de créer des patchs (ou presets) propres à ce réglage. Dans le futur, si vous devez vous installer rapidement et n’avez pas le temps d’effectuer tous les branchements, une deuxième série de patchs réglés sur un branchement plus conventionnel peut vous sauvez la vie. Régler ses effets à l’avance, c’est la clé pour avoir une guitare qui sonne bien en toute circonstance.

Enfin bon, si vous possédez un bon pédalier multi-effet, peut-être que l’idéal serait de vous tourner vers un Ampli FRFR ? 🙂

{Expérience} Brancher 100 pédales d’effets guitare en série !

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Qu’elles soient numériques ou analogiques, il arrive un moment dans la vie du guitariste électrique où se dernier achète sa première pédale d’effet. De l’overdrive baveux à une wah-wah éloquente, les possibilités peuvent très vite se multiplier jusqu’à créer une infinité de son jouable ! Au milieu de ce grand terrain de jeu, le guitariste peut souvent s’y perdre, et va être amené à optimiser son matériel pour trouver la meilleure configuration possible. Enfin, voilà pour le commun des mortels. Pour d’autres, comme les guitaristes Juan Alderete de la Peña et Nick Reinhart de la chaîne YouTube Pedals&Effects, une idée contradictoire a émergé : brancher un total de 100 pédales en série entre la guitare et l’ampli.

Brancher 100 pédales d’effets guitare en série, une folie ?

Techniquement, il n’y a rien écrit dans la petite notice fournie avec votre pédale sur la limite d’effets à brancher en série. Le seul frein concerne l’alimentation… 100 pédales, c’est un mélange de 200 à 400 piles et branchement sur le secteur. Brancher 100 pédales, ça fait aussi un sacré nombre de câbles jack.. Ces limites logistiques n’ont pourtant pas arrêté les gars de Pedals&Effects. Au contraire, c’est avec ferveur qu’ils se lancent dans la méticuleuse connexion des overdrives, distorsions, chorus, reverb, delay, harmonizer, pitch-shifter, auto-wha, phaser et autre transformateur de signal. Une par une, jusqu’à la 100ème, Nick et Juan vont profiter de petits check-points pour tester le son à chaque grosse étape.

Le résultat est … Troublant !

 

Et vous, avez-vous déjà réalisé une expérience hors norme à la guitare ? 🙂

L’influence de la haute impédance pour s’enregistrer à la guitare !

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Les amateurs de MAO (musique assistée par ordinateur) sont peut-être déjà familiers avec la notion d’impédance, et savent certainement que lorsqu’il s’agit d’enregistrer sa guitare, elle joue un rôle crucial ! Pour nous autre, il est temps de faire le point sur cette notion technique pas si complexe et pourtant très importante à prendre en compte lorsque l’on veut s’enregistrer à la guitare.

Qu’est-ce que l’Impédance ?

En électronique, une résistance est un composant qui, placé dans un circuit, s’oppose au passage du courant et transforme en chaleur ce qu’elle a bloqué. L’impédance fonctionne de la même manière, mais plutôt que de parler de courant, nous allons parler de variation de fréquence. L’impédance est généralement représentée par la lettre Z et son unité est l’Ohm. Il existe deux types d’impédance : celle, dite d’entrée (de charge) et celle de sortie (de source). Lorsque l’on associe l’impédance de sortie d’un équipement Émetteur (comme une guitare) à l’impédance de l’équipement Récepteur, il va se former un pont récepteur résistif. Si cette association est correcte, c’est-à-dire si elle répond à des conditions bien précises, tout ira bien. Dans le cas échéant, il peut y avoir des soucis, dont le plus commun auprès des guitaristes : la guitare qui sonne mal !

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S’enregistrer à la guitare : tenir compte de la haute impédance ( Hi-Z )

La plupart des cartes sons vendues dans le commerce pour permettre aux musiciens de s’enregistrer possèdent des entrées ligne commune pour jack guitare et micro. Ces entrées standards permettent de traiter le signal de la plupart des instruments amplifiés (basse, micro,..) ; cependant, la guitare, elle, semble poser problème ! Contrairement à ses homologues ; le problème est dû à son impédance, et à la différence qui réside entre l’impédance de charge et de source. Techniquement, la valeur de l’impédance d’entrée d’un pré-ampli doit être au moins de 10 fois la valeur de l’impédance de sortie de la source, or, pour ce qui est de la guitare le signal capté par les micros magnétiques est trop chargé. La conséquence est l’atténuation du signal de sortie, ce qui dégrade considérablement la qualité sonore. La solution est alors de brancher sa guitare à l’endroit adapté : sur une entrée Hi-Z (ou haute impédance).

Ce type d’entrée, aussi appelé ” entrée instrument ” est présente sur de nombreuses cartes son. Si vous désirez acheter ce type de matériel pour enregistrer votre guitare, alors vérifier que celui ci dispose d’une entrée haute impédance ! … Cas exceptionnel malgré tout : si vous possédez des micros actifs sur votre guitare, alors l’entrée ligne / micro suffit amplement.

Le rack d’effets guitare de Slash !

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Slash, le guitariste au chapeau haut-de-forme légendaire et ancien soliste des Guns’n’Roses est un musicien de grand talent. Ce dernier a développé des sonorités à la fois vintage et extrêmement moderne tout au long de sa carrière. Qui ne se souviens pas de l’incroyable solo de Sweet Child O’Mine ? Versatile, Slash peut compter sur une collection d’effets sous la forme de pédales ou de rack qui lui sont devenues caractéristiques au fil des années. Nous allons essayer de vous faire découvrir le rack avec lequel il passe le plus clair de ses tournées !
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La base du rack d’effets guitare de Slash : le Looper/Router

Présent sur son rack standard, Slash utilise un looper (ou router) Axess Electronics RXI. Pièce maitresse, ce dispositif lui permet de créer des boucles d’effets dans lesquelles insérer ses différentes modulations. Son principal avantage est de pouvoir bypasser une pédale d’effet qui n’a pas de ” True bypass ” (qui crée du souffle même quand désactivé). Plusieurs boucles parallèles permettent de switcher sans bruits d’une configuration à une autre. Enfin le router permet d’isoler les effets numériques qui convertissent le signal (et donc le détériorent) même désactivé.

Les effets de modulation

Deux racks à l’usage similaire mais utilisé selon la situation : le  Line 6 MOD Pro Studio Modeler pour les effets du types chorus, phaser, flanger et vibrato et le Line 6 ECHO Pro Studio Modeler pour le Delay. Des composants High-end aux réglages extrêmement sensibles et connus uniquement du guitariste et de ses roadies. Slash couple parfois les effets Line 6 d’un boitier Yamaha 1500 digital delay pour varier les boucles.

Les outils d’enveloppe

Sur son rack, Slash dispose du Peterson 490 Strobe Tuner et du Korg DTR-1000 Rack Tunner. Ces boitiers permettent de varier l’accordage de l’instrument et de créer des presets propre au detunning. Ainsi Slash peut instantanément passer en plein concert d’un accordage standard à un Full drop D. En outre, l’accordage de la guitare devient automatique et permet de garder la justesse de l’instrument intacte.

La protection du signal

En guide de Noise Reductor, Slash utilise le boitier Ebtech Hum Eliminator 8 qui permet d’isoler les fréquences parasites pour garder une pureté du signal au travers des différents étages de modulation du rack. Ce système est enfin couplé à un Power Conditionner de la marque Furman qui sert de ” disjoncteur ” protégeant l’ensemble du réseau électrique du rack. Un élément essentiel pour ne pas avoir à se soucier d’interférences d’ordres électroniques ou de soudaine variation de tension dans l’alimentation du Rack.

Des dynamiques toutes droites issues des amplificateurs

Le rack et les pédales d’expression sont ensuite branchés sur une tête Marshall ADF100 Slash Signature pour le son saturé et sur une tête Marshall 2555 Silver Jubilee pour le son clair. Les enceintes étant des Marshall 1960 Custom équipées de Celestion Vintage 30.

En outre Slash a intégré un Shure ur4d Wireless à son système pour pouvoir transférer le signal sans fil.

Bien sûr, ici nous avons parlé du rack d’effets mais pas des pédales utilisés par Slash, et notamment de sa fameuse Wah-Wah Cry Baby… Ce sera pour un prochain article !

Quel ordre pour ses effets guitare : réaliser la chaîne parfaite !

pedal board

Vous avez fait l’acquisition d’une nouvelle pédale d’effet guitare et en posséder maintenant une très honorable collection de deux ? Félicitation ! Pardon ? Vous vous demandez s’il faut mettre la disto entre l’ampli et le chorus ou inversement ? Vous avez du mal à saisir ce que votre copain Steve Vai vous raconte lorsqu’il parle de chaîne d’effet en rack 22 B12 ? Par chance, chez MyMusicTeacher, on a tenté de résoudre le problème pour vous !

Le chaînage des effets guitare : un casse-tête qui n’est pas si effrayant !

Lorsque l’ont réfléchi à la position de ses pédales d’effets, on pense en réalité au chaînage de ces derniers par rapport à l’ampli. Naturellement, les effets se placent entre la guitare et l’entrée frontale de l’amplificateur. Le signal de la guitare est alors modulé étape par étape au fil des passages entre les différentes pédales. Par exemple, si vous possédez une pédale de reverbe et une pédale de volume les effets peuvent être très différent selon le placement des pédales.

Test n*1 : guitare – Pédale reverbe – pédale volume – amplificateur : dans cette configuration, le signal de la guitare est transformé par la reverbe PUIS modulé par la pédale de volume et amplifié par l’ampli. En coupant le son avec la pédale de volume, c’est le signal déjà traité par la reverbe que vous coupez : le son s’arrête net !

Test n*2 : guitare – pédale volume – pédale réverbe – amplificateur : cette fois, le signal passe par la pédale de volume, puis est transformé par la réverbe, qui rajoute un écho à l’amplification. En jouant une note et en coupant le son avec la pédale de volume, on garde cette fois l’écho de la pédale de réverbe : relents du signal précédent. Bien que la guitare soit coupée, l’écho est toujours présent : ce qui donne un effet d’ambiance.

Grâce à ces simple tests, nous découvrons tout l’enjeu caché derrière le chaînage des effets guitares !

Le schéma d'un pédalboard.
Le schéma d’un pédalboard.

Deux entrées, de nombreuses possibilités !

Outre le chaînage en série des pédales entre la guitare et l’entrée frontale de l’ampli, certains modèles possèdent les entrées/sorties ” Send / Return ” à l’arrière de l’amplificateur. C’est ce que l’on appelle ” la boucle d’effet “. Elle permet d’insérer les effets entre le pré-ampli et l’amplificateur de puissance ! Synthétiquement, cela veut dire que les effets placés dans la boucle sont joué parallèlement et reçoivent le signal clean de la guitare, pré-amplifié. Cela permet un meilleur contrôle sur les réglages d’entrée et une sécurité supplémentaire au niveau du jeu. Si soudainement votre pédale n’a plus de piles, votre amplificateur continuera malgré tout de faire le travail. En revanche, si l’effet n’est pas placé dans la boucle, alors c’est le signal même de votre guitare qui en sera affecté. Bugera6260_03connections

Chaînage standard

Si vous possédez une boucle d’effet, l’idéal est d’y insérer les pédales à modulation comme le chorus, phaser, flanger, etc.. Le contrôle du gain et du volume de l’ampli vont permettre d’affiner le son avant de le saturer. Les effets plus dynamiques comme l’overdrive ou la distorsion ne font pas forcément bon ménage en parallèle des étages d’amplification, c’est pourquoi il est plus intéressant de les placer à extérieur de la boucle, entre la guitare et l’entrée direct.

Enfin, les pédales du type Wah Wah, whammy ou de volume ont tendance à briller en étant placés directement après la guitare, avant même les surcouches d’overdrive ou de distorsion. Les effets plus dynamiques comme l’overdrive ou la distorsion ne font pas forcément bon ménage en parallèle des étages d’amplification, c’est pourquoi il est plus intéressant de les placer à extérieur de la boucle, entre la guitare et l’entrée direct. Malgré tout, de nombreuses expérimentations peuvent être faite en combinant un fuzz juste avant une wah par exemple.

Elles profitent d’un signal clair et sans altération s’alliant mieux avec le reste de la chaîne d’effet.

 

Apprendre à utiliser un compresseur pour guitare basse

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Nous allons parler de l’un des effets les plus utilisés chez les bassistes. Un effet d’une importance capitale qu’il est bon de ne pas sous-estimé : le compresseur ! Vous vous souvenez peut-être de notre article sur les différents effets guitares ; nous y parlions du rôle pilier de l’equalizer pour le réglage du son de la guitare… Le compresseur en est tout aussi important pour la basse. Nous allons vous en expliquer le fonctionnement puis vous donnerons par la suite des conseils pour le régler au mieux !

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L’effet compresseur, kézako ?

Derrière la batterie, il y a la basse. C’est le deuxième instrument le plus dynamique présent dans une formation musicale moderne. Selon la technique utilisée, le type de frappe, l’intensité du jeu ou encore la lutherie de l’instrument, le niveau sonore va grandement varier au cours d’un morceau. Le compresseur va alors avoir pour effet à ” centrer ” le volume de votre instrument pour harmoniser son intensité. Le compresseur va automatiquement augmenter les notes faibles et diminuer les notes fortes. Le son sera en, somme, ajustée et constant. Les compresseurs standards peuvent aussi être utilisés en tant que ” limiteur “, bridant alors le son lorsque le jeu se fait trop agressif (très utile pour ne pas faire d’accoups en slap par exemple).

Le compresseur est un effet qui doit être appliqué en amont pour un meilleur résultat. C’est-à-dire qu’il faut le placer entre la guitare et la pré-amplification. En plus de ” lisser ” les crêtes de votre son, le compresseur va protéger en quelque sorte vos baffles des attaques trop puissantes. L’avantage est de pouvoir ensuite augmenter sans crainte le gain du pré-ampli pour bénéficier d’un volume sonore plus élevé !

Apprendre à régler son compresseur : les paramètres

Avant de passer à l’action, petit tour d’horizon sur les paramètres et boutons disponnible sur un compresseur et leur fonction :

  • Le Gain : commun à de nombreuses pédales, amplis ou logiciels, le gain est un réglage incontournable dans la mécanique acoustique. Il s’agit du niveau d’entrée de l’instrument. Lorsqu’il est à 0, l’instrument n’est pas amplifié.
  • Le Treshold : il s’agit du ” seuil ” de déclenchement. Plus ce dernier est bas, plus aisément l’effet se déclenchera, dépendamment du niveau de la basse.
  • L’attaque : ce réglage correspond au délai de déclenchement. S’il est reglé à 0, l’effet se déclenchera instantanément.
  • Release : le relâchement correspond au temps de maintien de la compression, l’intervalle temporel précédent le retour au son d’origine sans compression.
  • Le Volume : Comme son nom l’indique, il s’agit du réglage du volume de sortie.

Apprendre à régler son compresseur : mise en pratique

  • Le mode ” limitateur ” : Tout d’abord, il faut régler le gain d’entrée à 0, le treshold et le ratio à fond puis l’attack et le release au minimum. Le volume doit être à la moité. Une fois cette configuration de base mise en place, il faut jouer fort en slappant et régler le gain d’entrée du pré-ampli pour ne pas avoir de pic sonore néfastes. Petit à petit et toujours en jouant fort, il faut alors réduire le treshold jusqu’à ce que la led signalant la compression s’allume.. pour obtenir un juste réglage, il faut que la led ne s’allume que lorsque l’on joue fort.
  • Pour ce qui est du réglage de l’effet compression, il n’y a pas réellement de pré-conception. Tout va dépendre de votre sensibilité personnelle. Pour initier le réglage : il suffit de réaliser les mêmes premières étapes que pour l’effet ” limitateur “. Une fois en place, il suffit de diminuer le treshold et augmenter simultanément le gain jusqu’au degré d’effet désiré.

L’Equalizer, la pédale d’effet sous estimée par les guitaristes

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De toutes les pédales d’effets pour guitare, l’EQ (ou Equalizer) est certainement la plus dépréciee et sous-estimée. ” A quoi bon avoir un equalizer de plus, les potards BASS, MID et TREBLE de mon ampli font très bien l’affaire.. “. Un bon EQ peut pourtant vous sauver la mise dans votre quête du son ultime. Un élément indispensable pour ajouter ce qu’il manque, enlever ce qu’il y a en trop, ou encore réparer le bouilli de sa chaîne d’effet.

Equalizer

L’Equalizer, une question de position

Avant tout, où placer l’EQ dans sa chaîne d’effet ? Un sage dirait qu’il faudrait un EQ après chaque pédales pour ” réajuster ” les écarts de son. Ne soyons pas si drastique, mettre un Equalizer en fin de chaîne, juste avant les effets combinés (se référer à notre article sur les effets), suffira à affiner la plupart des fréquences de votre son final.

Apprendre à régler le son avec un EQ

Pour commencer, tous les potards doivent être à 0. Travailler avec un Equalizer, c’est vouloir isoler dans le son déjà établi ce que l’on souhaite améliorer ou diminuer. Les premières fréquences à régler, ce sont les basses. C’est la fondation du signal sonore, et ce qui caractérisera l’ampleur final de votre son. Servez-vous en pour creuser les parties de votre son, mais utilisez en suffisamment pour ne pas sonner comme une boite de conserve vide. Les Trebles viennent en second, ils constituent la partie ” croustillante ” du son. Ce grain un peu crunchy et aiguë va pour autant être le plus difficile à régler car va beaucoup jouer sur l’attaque de votre son. Pour finir, les Mids, que nous allons séparer en low-mids et high-mids, vont être la pierre angulaire de vos réglages d’égalisation. Donnant tout son relief aux basses déjà installées, ils vont aussi servir à affiner au maximum la clarté du son de votre guitare. Les low-mids permettent de régler la chaleur de votre son, les high-mids, la précision.

Les pédales d’EQ proposent souvent jusqu’à 8 potentiomètres différents pour régler les fréquences de votre son. Les deux derniers boutons, disponibles sur certaines pédales, vont servir de noisegate et de réglage volume supplémentaire.

N’hésitez pas à essayer divers réglages jusqu’à trouver le son qui vous convient le mieux. L’EQ en tout cas, est un effet puissant, qui peut grandement affecter le résultat final d’un enregistrement ou d’une prestation musicale.

En outre, il n’y a pas que l’EQ qui joue beaucoup sur le son perçu. On oublie trop souvent un facteur majeur : la position de l’amplificateur. Par chance, nous en parlons dans cet article !

Lumière sur les différentes catégories d’effets guitare !

Pedalboard

Aujourd’hui, nous allons parler effets guitare dans le sens large du terme. Nous allons survoler les grandes catégories d’effets puis parler des principaux effets que vous rencontrerez forcément dans votre vie de guitariste.

effets guitare

Les grandes catégories d’effets

Avec l’essor des processeurs multi-effets en pédale, rack ou intégré aux amplis, il est possible de coupler les effets pour créer une infinité de possibilités sonores pour votre guitare. Cependant, si nous isolons chacun de ses effets, il est possible de les regrouper dans quatre catégories.

Les effets dynamiques

Comme son nom l’indique, cette catégorie d’effets influe sur la dynamique sonore du signal. C’est le niveau relatif entre le volume minimal du signal et le volume maximal du bruit de fond provenant de l’appareillage utilisé pour la transmission (bruit du jack, interférences micro, etc…).
Vous en connaissez déjà l’effet le plus célèbre : la saturation. Provoquée par une amplification extrême du signal, elle permet d’obtenir un son plus ou moins agressif avec un sustain soutenu. Le réglage du gain et de l’égalisation permet de varier les types de saturations, ainsi, on peut produire du Chrunch, de l’Overdrive, de la Distorsion ou encore du Fuzz.

Un des effets les moins connu mais pourtant extrêmement utile aux guitaristes est : la Compression : elle permet de, comme son nom l’indique, compressé le signal pour réajuster en permanence son volume. Selon les réglages, elle amplifie les sons faibles et atténue les sons forts. On l’utilise pour obtenir un niveau de signal constant en son clair et pour augmenter le sustain en son saturer.

La compression va souvent de pair avec la réduction de bruit (Noise Reduction). C’est un effet quasi-indispensable au guitariste amateur de son saturé. Son objectif est de couper tout bruit dont le volume est inférieur à un certain seuil. On peut alors supprimer les bruits parasites présents lorsque l’on bloque les cordes.

Les effets de fréquence

Ce sont les effets qui jouent sur la fréquence du signal sonore. L’effet le plus représentatif de cette catégorie est sans contexte la Wah-wah ! Se pilotant au pied par le biais d’une pédale d’expression, elle fait varier la fréquence du signal pour une même note joué selon la pression exercé sur la pédale. Dans la même veine, la whammy permet quant à elle de faire varier la hauteur de la note jouée sur une ou plusieurs octaves.

Il est possible de retrouver ces effets sans avoir recours à une pédale d’expression, ce sont alors des auto-wah ou auto-whammy qui s’activent selon l’attaque des cordes.

Les effets temporels

Ces effets consistent en la reproduction du signal d’entrée avec un temps de retard donnée (exprimé en ms). Ce temps peut être plus ou moins court. Dans le cas du Delay, on peut par exemple contrôler le volume des répétitions, le nombre ainsi que le temps entre celles-ci. Pour un effet du type Réverbération au contraire, les petits retards sont si rapprochés qu’ils sont imperceptibles. Il va donc y avoir une simulation d’ambiance.

Les effets combinés

Cette catégorie met en exergue des effets issus d’une addition entre une modification du signal d’origine avec le même signal légèrement décalé. Il permet d’obtenir des sons peu communs. C’est le cas du Chorus pour la version soft ; et du phaser/flanger pour le plus altéré. C’est un effet simulant la rotation ou l’impression de jouer dans l’eau.

 

Nous avons ici choisi de ne pas parler en détail d’un ” effet ” pourtant primordial : l’Equalizer. Le bougre a le toupet d’avoir sa page dédié ! Plus d’informations dans cet article.

Et vous, fan d’un effet en particulier ?