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Neil Young Harvest : ses tablatures les spécificités de son jeu de guitare

neil young guitare

Guitariste et chanteur à l’univers sombre mais intense, Neil Young est une véritable icône folk rock et country. Avec des morceaux d’anthologie comme Peace Trail, Old Man, ou Heart of Gold. Il est reconnaissable entre mille par sa voix s’étalant dans les aiguës et ses riffs de guitares hypnotiques et saturés. Nous allons dans cet article entrer dans le détail de son jeu à la guitare et vous proposer quelques tablatures de ses morceaux connus.

Prélude : Neil Young, un artiste dense en albums

Originaire de Toronto au Canada, il a commencé sa carrière musicale en jouant dans The Squires, un petit groupe de Winnipeg au succès très relatif. C’est en arrivant en 1965 en Californie qu’il va se faire remarquer sur la scène internationale avec son groupe de folk rock Buffalo Sprinfield. Sa carrière ne va cependant décoller que dès lors qu’il décidera de voler en solo en 1968. Il se fera remarqué avec son album éponyme Neil Young. Prodige autodidacte, il va aussi bien pouvoir chanter, que jouer de l’harmonica et de la guitare en même temps.

neil young guitariste
Neil Young, un artiste à la sensibilité disproportionnée.

De retour sur la route, il va intervenir dans les albums de nombreux groupes comme Crazy Horse ou le trio Crosby, Stills and Nash. En 1972 il connait alors son plus gros succès en rassemblant des musiciens studios de Nashville sous le pseudonyme de Stray Gators. Il enregistrera alors l’album Harvest.

Les spécificités du jeu guitare de Neil Young

En plus d’être un chanteur à la sensibilité hors norme, Neil Young est un guitariste virtuose. Il affiche une parfaite maîtrise émotionnelle du style folk rock. Ses riffs acoustiques sont souvent emprunt d’un vague à l’âme emplit d’espoir. Une nostalgie heureuse qui selon ses albums est teinté ou non de mélancolie. Son jeu électrique se compose exclusivement de mélodies saturés et de l’usage abondant d’harmoniques tant naturelles qu’artificielles. Le magazine Rolling Stone le classe d’ailleurs au rang de 18ème meilleurs guitariste de tous les temps.

Teinté de psychédélisme mélancolique, les notes tantôt dissonent, tantôt consonent, se mariant à la perfection avec un léger delay. Un écho venu d’ailleurs qui tranche dans le vif. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier le jeu du guitariste.

Grand expérimentateur, il n’hésite pas à répéter plusieurs fois un même plan en variant la tonalité ou ajoutant des nuances et effets. C’est ce changement progressif du pitch d’un riff qui ressort le plus souvent de sa façon de jouer. Voici une petite vidéo pour illustrer nos propos de façon sonore :

 

Tablatures des morceaux de Neil Young

Sur MyMusicTeacher, nous avons des exercices interactifs avec les plus grand morceaux de Neil Young. Tablatures à l’appui ! On vous laisse avec ce petit tuto réalisé par Frank lors d’un cours en direct sur le morceau Heart of Gold. Assistez gratuitement à nos cours via notre page facebook ou notre application tous les mercredis et dimanches soirs à partir de 20h.

Jimi Hendrix, le guitariste et ses morceaux blues et rock

Jimi Hendrix tenant sa guitare

Sur les traces du « voodoo child »

S’il est un musicien dont on a pisté le moindre souffle sur de la bande, c’est bien Jimi Hendrix. Cet artiste majeur dans l’Histoire du rock avec un grand « H » oui, aimait déjà laisser quelques indices sur ses activités débordantes. Mais les fins limiers qui gèrent son héritage sont passés maîtres dans l’art de débusquer le moindre accord de guitare. En l’an 2000, pour fêter les 30 ans de sa disparition prématurée, nous eûmes droit à un super coffret « malle aux trésors » qui compilait bon nombre de prises live ou alternatives. Ce travail d’orfèvre remplissait quatre CD. On ressort aujourd’hui la chose enrichie de quatre nouveaux inédits. Cela suffit à affoler les complétistes et tous les autres fans…

Rares sont les artistes autant « couvert » après leur mort. Généralement le nouveau disparu à droit à un « best of » ou quelques raretés pêchées ça et là pour la postérité, puis exit… Pour Jimi, il en va tout autrement, régulièrement on découvre quelques perles rares que l’on tente d’égrener au long d’un nouveau CD au titre ravageur. Le bon côtoie parfois le moyen et aussi le très bon, mais, parfaire la connaissance de cet artiste unique reste intéressant quoiqu’il arrive. En termes de ventes d’albums, Hendrix n’est pas un recordman, comparé aux centaines de millions d’albums écoulés par les Beatles et les 11 milliards vendus (depuis et après son décès) par Elvis le roi du rock. D’après notre spécialiste national de la question « Hendrixienne », le respecté Yazid Manou pencherait pour un chiffre allant entre 50 et 70 millions de copies dans le monde dont un bon million dans l’hexagone depuis 1990. Mais en l’occurrence les chiffres ne signifient rien en regard de l’énorme apport dans la musique et la guitare que fut la carrière météorique de notre OVNI. Plus de 40 ans après sa disparition, il se trouve que les fans, jeunes et moins jeunes, restent à l’affût de tout ce qui pourrait être un témoignage de l’activité du maître…

Nous allons passer en revue le coffret luxueux, simplement titré The Jimi Hendrix Experience, paru en 2000 célébrant le 30ème anniversaire de la mort du héros. C’était un bel objet proposé dans un cartonnage enrobé de velours pourpre au lettrage doré. Il existait aussi la version vinyle fort prisée des amateurs, mais précisons qu’il sera difficile de mettre la main dessus. Le coffret d’aujourd’hui garde sa couleur pourpre et ses lettres d’or, mais le velours a fait place à un joli vernis brillant. Le contenu part de la même base de titres live ou de prises alternatives mais se voit enrichi de quatre nouveaux inédits que nous distinguerons dans un encadré spécifique, le tout dispatché sur quatre CD.

Hendrix tenant sa guitare de gaucher.
Hendrix était un guitariste gaucher !
 

Son premier CD

 
Purple Haze
 
C’est dans le vestiaire d’un club londonien qu’Hendrix triture le fameux riff d’intro qui deviendra légendaire. Chas Chandler entendant ce début prometteur intime l’ordre à Jimi de continuer et d’en faire un titre entier. Il s’agit ici d’une version alternative sur laquelle le groupe joue soudé comme un rock.
 

 
Killing Floor
 
Un titre rare capté à l’Olympia en 1966 alors que le groupe ouvre pour Johnny Hallyday. Version rare de ce grand classique de Howlin’ Wolf que Jimi mettait toujours  à son répertoire. Une approche plus que fracassante pour l’époque.
 
https://www.youtube.com/watch?v=hMkdhVQMBHY
 
Hey Joe
 
Toujours live à l’Olympia, le gang donne une version toute aussi compacte que celle enregistrée sur le simple sorti peu de temps après. Même sur les ballades lentes et bluesy comme celle-ci, Jimi installait ce climat unique, un mélange de hargne et de puissance, avec le côté suave de sa voix déjà hyper assurée.
 
https://www.youtube.com/watch?v=W3JsuWz4xWc
 
Foxey Lady
 
En Décembre 1966, Jimi sous la houlette de Chas Chandler travaille déjà à ce qui sera le premier album. Voici ici une mouture de cet excellent titre, sexy en diable, assez proche de la version retenue qui deviendra par ailleurs « Foxy Lady », nuance…
 

 
Highway Chile
 
La maîtrise de la composition que possédait Hendrix encore tout jeune se fait entendre ici. Cette version est une alternative, alors que l’on proposait deux versions, stéréo et mono comme souvent à l’époque, ce titre ne sorti qu’en mono. Ici la guitare du maître est très très devant, c’est imparable.
 
https://www.youtube.com/watch?v=km1zexw2vAU
 
Hey Joe
 
Le groupe fait un saut à Londres après les quatre premiers concerts en France de la tournée Hallyday de 1966. Il en ressort cette version de travail, déjà prestement arrangée avec les choeurs et toutes ses couches de guitares tranchantes. La prise live dans le studio nous fait entendre Jimi demander plus de voix dans ses retours… Du vécu en somme !
 

 
Title #3
 
Voici une piste de travail initialement prévue pour Are You Experienced, dont Jimi n’avait pas encore trouvé de titre, elle est retransmise telle quelle ici. Le son est nerveux et la mise en place nickel.
 

 
Third Stone From The Sun
 
Ce morceau de bravoure qui était un sommet du premier album approche les 9 minutes. Hendrix, fan de science-fiction, nous embarque dans son délire psychédélique. On entend ici Jimi et son manager tenter une intro parlée, qui sera ensuite écartée, pour en incorporer juste quelques mots dans les premières mesures jouées.
 

 
Taking Care Of No Business
 
Cet inédit date de 1967. C’est un genre de maquette pas encore aboutie, sur laquelle Jimi s’accompagne en rythmique aidé juste d’un tambourin. Ambiance jazz/blues, plutôt éloignée des approches psychédéliques habituelles, mais intéressante en cela même…
 
https://www.youtube.com/watch?v=Nr6g6AGL5NY
 
Here He Comes (Lover Man)
 
Nous avons ici les pistes instrumentales pour ce titre prévu aussi pour le premier album. Le groupe joue live dans le studio, comme s’il était sur les planches. Chandler qui dirige les séances à pour habitude de pousser le groupe au maximum de ses possibilités.
 

 
Burning Of The Midnight Lamp
 
Une ébauche tentée ici en studio de cet étrange titre qui sera ensuite finalisé pour la sortie en single. C’est Jimi qui s’emploie en personne à décliner cette grille spéciale, sur un clavecin déniché dans un coin de l’Olympic studio.
 
https://www.youtube.com/watch?v=j60OzzR7mMk
 
If Six Was Nine
 
Encore une séance de travail malgré tout assez finalisée pour ce titre exceptionnel dans l’écriture du voodoo child. Riff malin et breaks impeccables avant le déluge, plus un texte inspiré… Du grand art. Notons la présence de Chas Chandler et de Graham Nash dans les chœurs. Tout est déjà là…
 

 
Rock Me Baby
 
Version sur speedée reprise du concert de Monterey. Jimi qui opère son retour sur son sol natal en juin 1967 donne le maximum car il a tout à prouver sur ses propres terres. Le résultat est plus que convaincant.
 
https://www.youtube.com/watch?v=jCOoYeNVUTk
 
Like A Rolling Stone
 
Hendrix s’est toujours dit fan de Bob Dylan, il le prouve ici en proposant une version live de l’œuvre majeure du barde folk, elle aussi saisie lors du festival de Monterey ou l’ambiance s’avère très très chaude en plein « summer of love… Vu qu’on est gentils, voici un cours de guitare avec sa tablature sur All along the watchtower
 

 

Le deuxième album d’Hendrix

 
Sgt. Pepper‘s Lonely Heart Club Band
 
Fan de Bob, mais aussi des Beatles qu’il admire pour leur puissance pop. Jimi livre ici sa relecture du titre qu’il a entendu quelques jours avant, c’est court mais dense. C’est une piste live recueillie à Stockholm en septembre 1967.
 

 
Burning Of The Midnight Lamp
 
Issu du même concert Suédois, Hendrix  annonce le titre qu’il joue pour la première fois sur scène. Le trio en super forme nous fait carrément oublier la version studio.
 
https://www.youtube.com/watch?v=j60OzzR7mMk
 
Little Wing
 
Une version alternative, sans la voix, de ce titre fantastique qui nous montre un Hendrix inspiré tant dans la rythmique que dans le solo qu’il attaque à l’arrachée. Le titre finalisé deviendra l’un des sommets du second album, Axis Bold As Love, et sera souvent repris par les adorateurs du maître… Une grille limpide avec un solo monstrueux et la poésie métaphorique à laquelle Jim nous a habitué.
 

 
Little Miss Lover
 
L’un des premiers titres abordés toujours pour le second album, qui donne d’emblée la couleur qu’aura quasiment tout le disque. Concis et carré, nous avons ici une version assez proche de la définitive mixée par Jimi et Chas Chandler et déjà truffée de ces petits effets panoramiques.
 

 
The Wind Cries Mary
 
Retour à l’Olympia cette fois en 1967 où Hendrix tient la vedette. Version claire et belle livrée telle que le groupe la jouait en studio, ni plus ni moins.
 

 
Catfish Blues
 
Issue du même concert, cette version est étonnante de dextérité. Il est drole d’entendre Hendrix demander au public Français s’il a entendu parler du Mississippi, de Muddy Waters et de John Lee Hooker… On entend ici un décalquage de ce qui deviendra « Voodoo Chile » sur Electric Ladyland. Un bel hommage aux bluesmen cités plus haut.
 

 
Bold As Love
 
Encore l’une des ébauches instrumentales avant d’y apposer le vocal. Celle-ci fut titrée « Track #4 » sur la bobine avant d’être baptisée « Bold As Love », pas loin du titre de l’album donc. Il s’agit d’une longue prise qui servira de base à la définitive. La longue improvisation du solo montre à quel point Hendrix cherchait la perfection. Il faudra plus de 27 prises pour arriver à la bonne…
 
https://www.youtube.com/watch?v=sXjJhm7KBII
 
Sweet Angel
 
Cette maquette exécutée par Jimi seul, servira de base au titre « Angel », qui deviendra l’une des ballades significative du travail de l’artiste. Il s’agit d’un brouillon malgré tout assez abouti, comme beaucoup de choses qu’Hendrix faisait seul.
 

 
Fire
 
Une version live furieuse de ce titre échevelé. Les trois membres sont à fond et se donnent lors d’un des premiers concerts de la tournée Axis Bold As Love sur le sol américain. Cela se passe en mars 1698.
 

 
Somewhere
 
Le groupe s’est transporté à New York aux studios Sound Center. En amont du travail sur Electric Ladyland qui commencera un mois plus tard, le trio couche sur la bande ce titre jamais sorti officiellement.
 

 
(Have You Ever Been To) Electric Ladyland
 
Nous y voici, nous sommes aux fameux studios Record Plant à New York toujours. L’ingénieur du son Eddie Kramer demande à Hendrix le titre de la pièce qui suit, et ce dernier lui répond simplement « Electric Ladyland ». Il s’agit néanmoins d’une étude harmonique qui sera finalisée plus tard. L’ombre de Curtis Mayfield plane sur les superbes legato de notes de guitare sur le son pur de la Stratocaster.
 
https://www.youtube.com/watch?v=gLEQGEuFswc
 
Gysy Eyes
 
Les choses se tendent définitivement entre l’artiste et le Manager Chas Chandler. Jimi n’accepte plus que ce dernier interfère dans sa création et les vues de chacun sur l’album à venir Electric Ladyland, divergent jusqu’à la rupture… Une version de ce titre assez complète qui recèle déjà toutes les finesses futures.
 

 
Room Full Of Mirrors
 
Sur ce titre sorti des séances d’Electric Ladyland, Hendrix accompagné à l’harmonica par Paul Caruso, fait carillonner sa guitare comme s’il y en avait trois…
 

 
Gloria
 
L’Experience réside en Californie et profite de cette escapade pour graver ce bel hommage à Van Morrison qui ne peut que s’enorgueillir de cette attention. Hendrix le sort presque à la lettre près si ce n’est cette puissance incroyable tant vocale qu’instrumentale.
 

 
It’s Too Bad
 
 
Nous sommes là en 1969. Exit l’Expérience. On trouve Buddy Miles à la batterie et Duane Hitchings à l’orgue. Un joli blues formel fondé sur un accord unique sur lequel Jimi aimait laisser courir sa guitare toujours inventive.
 

 
Star Spangled Banner
 
Bien avant la version « explosive » de Woodstock, Hendrix avait « exécuté » cet hymne lors des séances de Rainbow Bridge. Il utilise pour la première fois un 16 pistes et s’en donne à cœur joie. Eddie Kramer en fera un mixage posthume en 1971. C’est sur cette note que nous vous proposons maintenant d’apprendre un solo plus ou moins facile de Jimi Hendrix !
 

 

L’envolée de Jimi Hendrix

 
Le troisième album guitaristique de Jimi
 
Stone Free
 
Trois ans après l’original prévu pour Are You Experienced, Hendrix décide de réenregistrer ce titre qui figurait sur la face B du simple « Hey Joe ». Une relecture plus soul et plus ramassée qui annonce aussi ce qu’Hendrix envisageait pour son quatrième album studio…
 

 
Spanish Castle Magic
 
Belle version nerveuse et pulsante de ce titre revisité par les membres originaux de l’Expérience à Londres en février 1969.
 
https://www.youtube.com/watch?v=UY1DuGy2knc
 
Hear My Train A Coming
 
Le même jour que le titre précédent, le trio magique grave ce blues joué avec le gros son, celui qu’Hendrix chérissait. Il se cite un peu en invoquant le « Voodoo Child », qui d’autre..
 

 
Room Full Of Mirrors
 
Voici une version assez différente de la première où l’on entend Hendrix donner les indications à la section rythmique composée pour l’heure par Billy Cox à la basse et Rocky Isaac à la batterie. Le tempo est plus échevelé.
 

 
I Don’t Live Today
 
Du Live épique récolté au Forum de Los Angeles en avril 1969. Les membres originaux sont toujours présents, et la longue intro de batterie inexistante sur la prise studio vaut le détour. La force est avec eux ce soir-là…
 

 
Little Wing
 
Un live de « Little Wing » ne se refuse pas car on entend Hendrix et son gang ressortir au millimètre près tous les plans de l’original. La perfection n’est pas loin et ça a lieu au Royal Albert Hall de Londres le 24 février 1969.
 

 
Red House
 
Ce titre fut toujours l’un des sommets des shows du band. Jimi aimait le pousser le plus loin possible. Sa maîtrise du blues « traditionnel » ne fut jamais contestée mais ici elle est juste magistrale.  Plus de treize minutes de bonheur intégral.
 
https://www.youtube.com/watch?v=lob9lLXYCoc
 
Purple Haze
 
Encore du live capté le même soir au même endroit, soit aux Sports Arena de San Diego me 24 mai 1969. Hendrix en forme lâche un solo époustouflant.
 

 
Voodoo Child ( Slight Return)
 
Retour à l‘Albert Hall pour ce classique interprété quasi identique à la version studio, avec peut-être un supplément d’intensité, si c’est possible…
 
https://www.youtube.com/watch?v=cHJRIlNXwdk
 
Izabella
 
La fin de la tournée entérine le départ de Noel Redding qui s’en va former Fat Mattress. Hendrix investit les studios de la Hit Factory et grave ce titre avec Billy Cox à la basse. Pour l’anecdote, on sait que sur le solo, Hendrix troque sa légendaire Fender Stratocaster pour une Gibson SG Custom
 

Un quatrième album Blues et loveur

 

 
Message To Love
 
Hendrix décide d’explorer de nouveaux horizons avec sa toute nouvelle section Rythmique, il se tourne vers des choses plus soul et plus funky, peut-être dues à la couleur de ses nouveaux acolytes. Voici l’une des prises studio de ce titre qui fit les grandes heures du live Band Of Gypsys. Les chœurs derrière soulignent  la couleur « r’n’b » de l’approche globale.
 

 
Earth Blues
 
En janvier 1970, Jimi prend clairement une nouvelle direction musicale. Il enrichit sa musique avec différents membres alors que sa période « anglaise » privilégiait le trio. Les guitares sont toujours bien « barrées » par contre…
 
https://www.youtube.com/watch?v=01ajkNoGJMo
 
Astro Man
 
Un joli blues/soul à la Curtis Mayfield dont Jimi avait le talent de restituer. Petits riffs soul et voix doucereuse. Une merveille de mise en place évidemment.
 

 
Country Blues
 
Le mois de janvier 1970 fut d’une richesse énorme, quelques mois avant sa mort, Jimi donnait dans l’hyperactivité musicale pour notre plus grand bonheur. Ici le groupe est à l’unisson comme jamais.
 

 
Freedom
 
Février 1970 voit le retour de l’Anglais Mitch Mitchell aux fûts. Mais le groove sur ce « Freedom » reste le même. Ambiance funk et soul garantie. Ce titre est bien sûr un inédit.
 

 
Johnny B.Goode
 
En concert à nouveau, la nouvelle formation envoie ce classique de Chuck Berry que Jimi connaît sur le bout des doigts. Version sous haut voltage évidemment.
 

 
Blue Suede Shoes
 
Live à Berkeley, Jimi s’adonne à une relecture toute spéciale de ce « classique du rock », déstructuré à souhait à la sauce « Hendrix »…
 
https://www.youtube.com/watch?v=-LPPXfxEjrA
 
Cherokee mist
 
Jim et ses compères sont enfin dans leur lieu… les studios Electric Ladyland… Endroit hyper moderne et suréquipé pour l’époque qui donne toute liberté de création au gang. Ce titre instrumental ne fut jamais édité avant la parution de ce coffret.
 
https://www.youtube.com/watch?v=cafiquzi5vE
 
Come Down Hard On Me
 
Issue des mêmes séances studieuses de juillet 1970, voici ce que Jimi a en tête à l’époque. Un bel exercice de rock’n’soul.
 

 
Ezy Rider
 
Toujours au Record Plant Studio, Hendrix pose les bases de ce titre qui annonce aussi la nouvelle direction. Les guitares entrelacées font preuve d’une belle inventivité.
 

 
Night Bird Flying
 
Tranquille dans son studio où l’artiste passe le plus clair de son temps, voici ce qui ressort de ces séances, avec l’ajout du percussionniste Juma Sultan.
 

 
All Along The Watchtower
Août 1970 fut un mois décisif pour Jimi, il vit bien sur ses dernières heures sans le savoir bien sûr. Ici le groupe en trio ramassé donne une superbe version de ce qui fut gravé sur bande sur Electric Ladyland lors du concert de l’île de Wight de la même année.
 

 
In From The Storm
 
Sur le même concert Hendrix interprète ce petit classique devant pas moins de 600 000 festivaliers ébahis.
 

 
Slow blues
 
Tout fini par ce joli blues lent fait « à la maison » aux studios Electric Ladyland donc. Un genre de bœuf qui ne néglige ni la concision, ni l’inspiration… Hendrix for ever…
 

 

Quatre nouvelles pépites…

 
Nous avons droit donc à quatre inédits retrouvés et restaurés, « Peace In Mississippi », (face B de « Valleys Of Neptune »), un peu le brouillon de « Voodoo Chile » sur Electric Ladyland, dans le côté « monolithique » du développement, mais avec un son de Stratocaster grand comme une cathédrale, de la clarté et du sustain en même temps, immense ! « Burning Of The Midnight Lamp » (émission Dee Time, 22 avril 1967), une version exécutée en direct très fidèle aux arrangements du disque, ce qui n’était pas toujours le cas avec l’intrépide guitariste une fois lâché hors des murs d’un studio, anecdotique pour le commun des mortels mais intéressant tout de même. « Stars That Play With Laughing Sam’s Dice » (single Anglais), ici Hendrix s’essaie à la mélopée « pop/psyché» qui fut aussi son terrain de jeu favori avec sa griffe habituelle, une voix sensuelle et des mises en place compliquées à souhait, si ce n’est le son un peu ténu, une agréable découverte. Enfin « Like A Rolling Stone » (live au Winterland en 1968), magie du live, car Hendrix aimait à renverser les barrières érigées par lui-même et tout comme son ami Dylan, donnait des lectures différentes à chaque prestation. Ce titre était l’un des sommets du répertoire des années 67/68 et ici il est assez fabuleux d’entendre le guitariste improviser une intro en direct tout en tentant de s’accorder ! Il demande la  note sol à son bassiste qui la lui donne dans un son aussi saturé qu’un ciel d’orage. Jimi part dans des volutes et des chapelets de notes avec son fameux legato. Tout ceci emporte le trio dans un tempo un peu ralenti mais que tous tiendront pourtant à la lettre, du grand art et une belle leçon de mise en place scénique. Les oreilles averties noteront que Jimi fait une toute petite citation, peu après le départ du chant, du riff de « I Feel Fine » des Fab Four, amusez-vous à la retrouver…
 

Lui et sa Stratocaster

 
On peut difficilement ne pas associer Jimi à cet instrument mythique. Il n’a pas toujours joué que sur des Strat, mais cette belle histoire d’amour aura duré jusqu’à la mort… Au début on voit Jimi et sa fameuse Gibson Flying V, sortie de la cuisse d’Albert King, il la reprendra sur la fin, au concert de l’île de Wight. Avant cette idylle, Hendrix se sert d’une Fender Jazzmaster, d’une Jaguar, de plusieurs Gibson Les Paul ou même SG. Mais les beaux jours de l’Experience se vivent avec la Strat à la main, d’abord la Fiesta red peinturlurée, qui va se consumer sur les planches du festival de Monterey, puis la sunburst dont on distingue le timbre sur les trois premiers albums, et enfin la blanche avec son manche d’érable à grosse crosse. Il y a aussi la noire que l’on voit sur quelques concerts et qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la « Blackie » de Clapton. Il savait tirer toute la quintessence de cette configuration mythique, trois micros simple bobinage, et un sélecteur (trois positions à l’époque). Son doigté légendaire tirait partie du son clair et pur du micro grave ou bien chargeait le signal d’assauts de fuzz et de wah wah, comme si ce doux animal se dotait de redoutables humbuckers, d’un simple switch. Un art inimitable dont Jimi reste encore le dépositaire… Beaucoup ont essayé et d’autres essaient encore Il existe aussi cette vidéo live au Dick Cavett Show en 1969 où Hendrix se produit avec une nouvelle mouture de l’Expérience (Mitch Mitchell à la batterie, et Billy Cox à la basse). Il a troqué sa Strato contre une magnifique Gibson SG Custom, blanche. Côté amplification, c’est encore lui qui pousse le bouchon, et le volume au passage. Arrivant à Londres, il flashe sur les Marshall. Il va aider la marque à s’imposer. Il superpose deux puis quatre têtes à lampes, chacune de 50 watts, puis deux, puis quatre, puis six de ces gros baffles lourds et carrés équipés chacun de quatre haut-parleurs. Il impose à la concurrence le syndrome « Play it loud ». En attendant, je vais continuer à travailler mes gammes de guitare et mon rythme, qui sait, je connaîtrai peut être un jour tout le répertoire de ce si grand guitariste 🙂
 

Pantera, l’histoire du guitariste Dimebag Darrell

une photo de dimebag darrell avec sa fidèle guitare explosion de chez dean.

Le 8 décembre 2004, Dimebag Darrell Abbott se faisait assassiner sur scène par un déséquilibré dans un club de Columbus aux USA, emportant avec lui dans la tombe l’esprit authentique du heavy metal.

Dimebag Darrell Abbott était aussi métal que le métal pouvait l’être. Le cowboy de l’enfer transpirait cette musique et en incarnait l’attitude plus que quiconque. Pour lui, le métal représentait avant tout un mode de vie, une grande fête interminable et itinérante, arrosée de Jack Daniel’s et d’eau de vie Jeigermeister. Il adorait ça, peut-être plus encore que tous les fans qui lui ont voué un véritable culte tout au long de sa carrière, d’abord avec Pantera, et puis, sur la fin de sa vie, avec Damageplan, le band avec et pour lequel il a perdu la vie.

Un grand guitariste qui a changé le monde du metal

Ses influences

À onze ans, Dime devient fan de Kiss. Il s’inscrit à la Kiss Army avec sa voisine Rita Haney, qui deviendra plus tard sa compagne. Ils vont voir ensemble le groupe en concert et c’est en sortant de ce show que Dime décide de se mettre à jouer, comme il l’a souvent avoué durant l’âge d’or de Pantera : « Sans Kiss et Ace Frehley, je ne serais certainement pas là aujourd’hui ». Pour son 12ème anniversaire, il reçoit sa première guitare électrique, une copie Les Paul Honher. Dès lors, la passion le dévore. Vinnie Paul se souvient : « Il est tout de suite devenu obsédé par la guitare. Il jouait sans arrêt, même quand il était dans la salle de bain ». Ensemble, les deux frères écoutent Black Sabbath, Kiss, Iron Maiden, Judas Priest, et Van Halen. Ce dernier groupe les touche d’autant plus qu’Eddie et Alex Van Halen sont deux frères, tout comme eux. On retrouve un peu de tous les guitaristes de ces groupes dans le jeu hybride et enflammé de Darrell.

une photo de dimebag darrell avec sa fidèle guitare explosion de chez dean.
Découvrez l’histoire de dimebagg darrell et ses morceaux de guitare !

Sa Technique

Le jeu de Dimebag s’inspire forcément du blues, dont il privilégie surtout les gammes (qu’il joue souvent avec des doigtés à trois notes par corde) : la gamme Majeure et ses modes dérivés, ainsi que la gamme diminuée. Comme de nombreux guitaristes de métal très portés sur le blues, il utilise souvent des doigtés sans auriculaire, surtout sur les pentas (façon Van Halen ou Michael Schenker). Sa main gauche, très puissante, favorise le jeu rapide en legato, qui, combiné avec de féroces écartements entre l’index et le majeur, lui donne accès à une virtuosité phénoménale (Plan 1). Le strict aller-retour, en revanche, n’est pas son point fort, mais pour donner de la consistance à ses phrases rapides, il alterne souvent trois notes en legato avec trois notes attaquées. De même, si le tapping faisait partie de son arsenal technique au tout début de Pantera (époque Metal Magic), il l’a quasiment délaissé par la suite. Il n’utilisait jamais le sweeping sauf, éventuellement, pour des motifs répétitifs joués sur deux cordes. Son style était donc plutôt old-school, ce qui n’empêche pas ses phrases d’être jouissives et assez difficile à reproduire

Un talent hors du commun

Le jeune guitariste s’inscrit dans tous les contestes autour de Houston et les gagne haut la main. C’est ainsi qu’il acquiert sa première Dean ML et son premier ampli Randall. Les frères Abbott forment Pantera, qui déboule sur la scène glam rock de Houston dans les 80’s, et devient vite le leader du genre, écumant les clubs du Texas, même si certains membres, dont Dimebag, n’ont pas l’âge légal pour pouvoir y entrer. La réputation de Dimebag ne tarde pas à faire le tour des USA. Dave Mustaine tentera même de le débaucher pour jouer dans Megadeth.

Les guitares :

Le nom de Dimebag Darrell restera à jamais associé à Dean. De sa première « Lightning Bolt », jusqu’à la pléthore de rééditions que Dean a sortie après la mort du guitariste, le design de la ML, inspiré de la Gibson Explorer, restera inséparable de son image (à part un côté plus pointu et agressif, les nouvelles Razorback reprennent la même silhouette). Pourtant, de 96 à 2004, Darrell a travaillé avec Washburn, qui lui a réalisé quelques modèles signature, dont la Stealth, la Culprit, et la 333. Son modèle de micro Seymour Duncan, le Dimebucker, s’inspire du Bill Lawrence L500XL, qui équipait ses toutes premières guitares.

Ses effets :

Le floorboard principal de Darrell comprenait deux whammy Digitech (la seconde était utilisée en harmoniseur), une wah Vox (remplacée par un rack Crybaby, puis par son modèle Dunlop signature), quelques unités MXR (Flanger/ Doubler, Blue Box, égaliseur six bandes), et selon les périodes, un Flanger Electric Mistress (Electro Harmonix).

Ses amplificateurs :

Le son ultra distordu des amplis à transistors Randall a longtemps été sa marque de fabrique. Il en tirait un son énorme, en combinant des enceinte 4×12’’ (HP Celestion Vintage 30) à des caissons 1×15’’. Mais, juste avant sa mort, Dimebag avait adopté une nouvelle marque d’amplis, à lampes cette fois : Krank. Il a même développé un ampli signature en collaboration étroite avec Tony Dow, le concepteur/ingénieur de chez Krank. Nous lui avons demandé de se souvenir des moments privilégiés qu’il a passés en travaillant avec le guitariste.


En arrivant chez Krank, Dime est passé aux lampes. Voulait-il s’éloigner un peu du son typique de Pantera, puisqu’il venait de commencer Damageplan ?

En fait, il m’a avoué, lorsque nous nous som-mes rencontrés pour la première fois, qu’il n’avait jamais réussi à trouver un ampli à lampes capable de délivrer un son high gain suffisamment « chunky » pour coller à son propre style. Mais ça, c’était avant qu’il ne joue sur un Krank. Après avoir balancé quelques riffs, il a dit : « Mec, c’est la première fois que je tombe sur un ampli à lampes qui me tue à ce point ».

Il y a des centaines de marques d’amplis. Sais-tu pourquoi Darrell a choisi Krank ?

Darrell rencontrait de nombreux problèmes avec le matos de son endorseur précédent (Randall). Nous, on venait tout juste de démarrer avec Krank et on publiait un petit encart publicitaire dans les magazines de guitare, histoire d’attirer un peu l’attention. Dime a aimé l’esprit et le design de notre pub et il a donc décroché son téléphone pour nous appeler. Sur le coup, nous avons raccroché, croyant
qu’il s’agissait d’un canular. Puis le téléphone a sonné une seconde fois, et là, nous avons réalisé que c’était vraiment Dimebag Darrell au bout du fil.

S’y connaissait-il en électronique, en lampes, en circuits ?

Il s’y connaissait un peu et possédait une bonne culture de l’amplification, mais il ne rentrait pas dans des détails techniques. Il utilisait surtout des mots pour nous aiguiller. Il aimait beaucoup notre modèle Revolution, mais voulait un petit quelque chose en plus. Il me disait : « C’est bien, mais ça manque un peu de graviers » (rires). Ou bien : « L’attaque manque un peu de… Tu vois le bruit du frottement d’un papier de verre à gros grains ? Ben il me manque un peu de ça ». J’ai finalement réussi à obtenir le son qu’il voulait.

Avant que son modèle ne soit finalisé, il a utilisé des têtes Revolution avec Damageplan. Étaient-elles modifiées ?

Non, non, elles étaient exactement comme celles que vous pouvez acheter dans le commerce.

Lorsque vous bossiez sur le Krankeinstein, était-il du genre pointilleux ? Quelles étaient ses plus grandes exigences ?

Pour lui, outre le son, la qualité et la robustesse étaient très importantes. Il avait eu de gros soucis avec son matos précédent et il voulait pouvoir faire confiance à son ampli. Pour le reste, il avait un son en tête et nous l’avons trouvé relativement vite en faisant subir des modifications à une Revolution. Dimebag est resté chez nous quelques jours seulement. Il y a eu deux premiers prototypes génériques au départ pour le travail du son, et puis douze autres qui nous ont servi à finaliser le look de l’ampli.

Washburn Stealth

En tant que nouvelle société, n’était-ce pas irréel d’être sollicité par le dieu du métal en personne ? Bien sûr que si. Il nous fallait absolument trouver un guitariste à forte influence, quelqu’un qui pesait lourd dans le milieu du métal. Le fait que Darrell ait envie de jouer avec nos amplis nous a propulsé au premier plan. En plus, nous étions tous des dingues de Pantera : que Darrell viennent dans notre petit atelier pour travailler avec nous sur un ampli signature, c’était juste un truc de malade. Tu sais, ce mec était quand même le dernier des guitar heroes, enfin, je veux dire, ceux qui ont vraiment le son dans leurs pognes.

Tête Krankeinstein

« Quand on fait un album, notre but est toujours de donner le meilleur de nous mêmes. Si le résultat nous rend heureux, c’est vraiment tout ce qui compte. Après, il y a peut-être des journalistes qui détesteront notre boulot, mais on s’en fout, parce que nous savons déjà que nos fans décolleront autant que nous en écoutant nos nouveaux morceaux. »

Quelles sont les particularités du Krankeinstein ?

C’est vraiment un ampli High Gain. Dime voulait disposer d’encore plus de gain et nous a demandé d’équiper l’ampli d’un master volume global, qui contrôle essentiellement la section préamp de l’ampli. Il voulait pouvoir pousser le préampli tout en « affamant » un peu la section puissance, pour pouvoir disposer d’une grosse patate à un volume raisonnable.

A-t-il joué avec le Krankeinstein sur scène, ne serait-ce qu’une fois ?

Non… Le pauvre n’en a pas eu le temps. Nous venions tout juste de lui envoyer le prototype final de l’ampli le jour où il a été assassiné. C’est tellement dommage qu’il n’ait pas pu jouer avec l’ampli de série…

Penses-tu que le Krankeinstein soit l’ampli utlime du métal ?

Je ne sais pas… Tout ce que je sais, c’est que cette tête se positionne au top de la production actuelle et qu’elle est capable de faire ce truc si particulier dont seuls les métalleux raffolent : jouer avec une tonne de gain et de grosses basses bien mortelles, tout en ayant un son présent, perçant et hyper tight, grâce à notre « sweep control », qui permet de balayer les fréquences comme un scalpel. C’est peut-être bien l’ampli ultime, ah ah !

Te souviens-tu d’une anecdote particulièrement cool avec Darrell ?

Quelques jours après qu’on lui ait fourni des amplis pour partir sur la route, mon téléphone a sonné en pleine nuit, à trois heures du matin. Je me suis levé pour répondre et c’était Dime. Il m’a dit, un peu éméché : « Salut Tony, c’est Drunkbag Darrell au bout du tuyau » (drunk signifie bourré). C’était un mec vraiment drôle, tu sais. Il voulait juste me dire à quel point nos amplis lui « bottaient le cul » et que tout le monde trouvait qu’il avait un son énorme.

Une dernière pour la route…

Un jour, il m’appelle et me demande de venir le rejoindre, parce qu’il rencontrait un pépin avec ses amplis. J’ai été obligé de prendre l’avion afin de me rendre sur place. Tout ça pour m’apercevoir que le problème venait tout simplement d’un foutu câble HP. Sacré Darrell ! Tout ce chemin pour un câble… (rires)

J’imagine qu’il a dû jouer pendant qu’il était chez vous…

Oui, il jouait et jammait sans arrêt, même pendant qu’on parlait et qu’on bossait, il ne lâchait pas sa guitare. Il jouait tous ces plans cools typiquement dans son style. C’était un guitariste extraordinaire, le genre de mec capable de faire sonner n’importe quoi.

Dimebag avait la réputation d’être un homme d’une rare gentillesse, toujours soucieux de rendre les gens heureux. Tu confirmes ?

Oui, Dime était un mec en or et je peux te dire qu’il nous a toujours traités avec beaucoup de respect. C’était un personnage « larger than life » (plus grand que nature, hors du commun), mais en même temps, il était humble et tout simplement heureux d’être avec nous. Je ne l’ai pas connu très longtemps, mais il me manque énormément.

Le 8 décembre, ses fans du monde entier l’ont pleuré et des fêtes ont été organisées un peu partout en sa mémoire. Qu’as-tu fais ce jour-là ?

J’ai pensé à lui, bien sûr, mais la meilleure façon de lui rendre hommage, c’est de continuer de fabriquer des amplis qu’il aurait adoré utiliser. Je suis resté à travailler dans mon atelier.

« Tout dans le rock’n’roll n’est qu’une histoire de cycle, de va et vient. Tout ce qu’il y a à faire, lorsque l’on croit vraiment en la musique que l’on joue, c’est de rester authentique en attendant des jours meilleurs. Nous, on a de la chance, parce que le succès ne nous a jamais abandonnés. Pour autant, nous n’avons jamais vendu notre âme pour rester à ce niveau. »

 

Muse – l’histoire du groupe et de leurs guitaristes

Une photo du groupe Muse avec les 3 membres, le batteur, le guitariste et le bassiste.

Ils en ont fait du chemin, les petits gars de Muse, depuis leur concert initiatique parisien au MCM Café, en 99 (club pigallois rebaptisé depuis le O’Sullivan), jusqu’aux shows géants et pyrotechniques du Resistance Tour. Le 12 juin 2010, Matt Bellamy, le guitar hero futuriste aux commandes de son power trio, prendra carrément d’assaut le Stade de France. Nous vous invitons à redécouvrir l’univers musical de ce maestro de la pop.

Muse et sa révolution à la guitare

L’histoire du trio gagnant de la power pop commence avec Rocket Baby Doll, un petit combo local de Teignmouth, un bled paumé dans le Devon, en Angleterre. Le groupe typique d’adolescents révoltés du milieu des 90’s, né d’une onde de choc sonore redoutable entre deux entités musi- cales rebelles et subversives : Nirvana et Rage Against the Machine. Le guitariste chanteur Matt Bellamy s’est fait les (g)riffs en reprenant des morceaux de Nirvana, d’AC/DC et des Smashing Pumpkins. Ce répertoire, il l’a, petit à petit, émaillé de ses propres compositions, emportant dans son sillage ses deux potes Dom Howard (batterie) et Chris Wolstenholme (basse). Le destin du baby band aurait pu s’arrêter là, sans une victoire remportée à l’énergie lors d’un tremplin régional en 1996. Ce jours-là, Matt, en état de choc, prend pleinement conscience de son potentiel et de celui de son groupe. Il décide, alors, d’enclencher le turbo et de se donner les moyens de réaliser le rêve de sa vie : hisser son groupe au sommet du rock britannique. Deux ans plus tard, le trio se rebaptise Muse et la suite appartient, désormais, à l’histoire. Une signature sur Maverick (le label de Madonna), un chapelet de chefs- d’œuvre et des Awards comme s’il en pleuvait. En six albums, Muse est tout simplement devenu le groupe rock leader de la scène européenne, gravissant les échelons du succès à une vitesse météorique. Dans le même temps, Matt Bellamy s’est imposé comme l’un des guitaristes les plus novateurs du début du siècle, avec un jeu enflammé, aussi brillant qu’inspiré, synthétisant à la perfection les influences du rock classique, du punk, du progressif et du heavy métal. La prochaine mission ? Mettre à genoux les USA. Mais, avant que ce roi de l’Europe ne devienne le dieu du monde.

Rockeur prédestiné ?

Vous pensez que Matt Bellamy est un génie de la gratte sorti de nulle part ? Pas tout à fait ! Son père, George Bellamy, est, lui aussi, un guitariste d’exception et même une ex-star. Dans les 60’s, il exerçait son talent au sein des Tornados, un groupe ultra technique pour l’époque et qui était en compétition avec les Shadows. Leur tube instrumental « Telstar », qui a cartonné en 62 en Angleterre a, même, influencé David Gilmour et Pete Townshend, c’est dire ! Avec un tel paternel, difficile de ne pas chopper le virus du rock’n’roll, bien que sa vision du métier de musi- cien ne soit pas franchement glamour durant son enfance, comme il l’explique : « Mon père s’est fait cramé par cette industrie. Il n’a jamais touché une tune pour ce qu’il a fait. À la maison, je n’ai jamais eu l’impression d’être élevé par une personne célèbre, puisqu’il avait quitté ce milieu pour exercer un boulot normal. Mais, il jouait tout le temps de la guitare dans notre salon. » Il reconnaît, tout de même, avoir été influencé par la musique des Tornados, et, notamment, par le psychédélique « Telstar », dont il s’est inspiré pour le riff de « Knights of Cydonia », sur l’album Black Holes and Revelations : « Ce morceau reste très ori- ginal, surtout pour l’époque à laquelle il est sorti. C’est peut-être pour cela que l’idée d’innover est, aussi, présente dans ma propre musique ».

De Rachmanivov à Cobain

Pourtant, Matt ne s’est refugié dans la guitare qu’à l’adolescence, lorsqu’il a commencé à composer ses propres chansons, afin d’exorciser sa souffran- ce, suite au divorce de ses parents qu’il a très mal vécu. Il avoue : « Je pense que c’est un peu grâce à mon père que j’ai commencé la gratte. Il me man- quait tellement que jouer était une façon de me rapprocher de lui. » Bien avant de péter les plombs en écoutant Hendrix et Kurt Cobain, Matt piano- tait en dilettante et on peut dire que les premiers musiciens qui l’ont influencé ne se mettaient pas franchement les doigts dans la prise. Jugez plutôt : Sergueï Rachmaninov, Frédéric Chopin, Serge Prokoviev, Hector Berlioz… D’ailleurs, ces compositeurs ont largement contribué à affûter son sens de l’écriture par la suite au sein de Muse et il n’est pas vraiment étonnant de tomber sur des interludes pianistiques néo-classiques à l’intérieur même de chansons telles que « Space Dementia », « Hoodoo » et bien évidemment « Butterflies and Hurricanes ». Depuis le premier album de Muse, Showbiz (98), l’héritage du piano classique est, de plus en plus, présent dans la musique de Matt. Il explique : « L’arpège de « Sunburn » ne sonnait pas bien à la guitare, alors, j’ai décidé d’essayer de le jouer au piano. C’est ce qui m’a redonné goût à cet instrument. » Mais l’ambition de Matt va plus loin et le musicien lorgne vers les grandes masses orchestrales. Le grand final « Exogenesis », sur le dernier album The Resistance, n’est peut-être qu’un avant-goût de ses talents d’arrangeur et de ses ambitions symphoniques : « Je ferai probablement d’autres pièces épiques avec ce type d’orchestra- tion », nous avouait-il en 2009.

Le groupe Muse et ses trois membres
Une basse, un batteur et l’excellent Matthew Bellamy à la guitare et au chant, voici la refaite parfaite pour réussir des morceaux incroyables !

La guitare et l’attitude

Si Matt est, irrésistiblement, attiré par l’esthétique musicale des grands compositeurs romantiques, la guitare reste l’outil le plus approprié pour canaliser sa rage et son inspiration immédiate. Il y va, même, de sa petite analyse : « La guitare est un instrument plus ludique et spontané. Avec elle, on n’est pas totalement contrôlable et prévisible. Elle m’incite à jouer d’une façon plus improvisée et à repousser mes limites, quitte à commettre certaines erreurs. » La guitare sur laquelle il a débuté n’est autre que la demi-caisse sur laquelle son père George avait enregistré les hits « Telstar » ou « Robot » : « Mes mains étaient trop petites pour me permettre d’écar- ter suffisamment les doigts et jouer des accords. Je jouais en open, avec un bottleneck. »

Un son en béton armé

Muse puise, abondamment, dans les textures élec- troniques et orchestrales, pour bâtir les arrange- ments de ses morceaux, mais sa colonne vertébrale reste la guitare de Matthew, dont le son massif est omniprésent sur des titres tels que « Hysteria », « Plug in Baby » (sans nul doute, l’un des plus grands riffs des années 2000), « Knights of Cydonia », ou « Unnatural Selection », même si la six-cordes est un peu plus en retrait sur Resistance, puisque la majorité des morceaux a été composée au cla- vier. Au moment des prises, Matt ne lésine pas sur les moyens, combinant entre eux de nombreux amplis (Marshall Super Lead modifié, Vox AC30, Diezel, Matchless, Dickinson, Mills Acoustics, etc.). Véritable savant fou, il expérimente, beaucoup, au niveau des prises de son, utilisant au maximum les ambiances naturelles des cabines de son studio : « Étant donné que nous sommes un trio, nous pou- vons utiliser beaucoup de micros sur nos instru- ments. Personnellement, il m’arrive d’en disposer une vingtaine autour de mes enceintes. Les micros de proximité sont prémixés, mais les nombreuses pistes d’ambiance nous offrent une grande flexi- bilité au moment du mixage. » Cette technique lui permet d’obtenir un son bien « fat ».

Les nouveaux Queen ?

Depuis Black Holes and Revelations (2006), Matthew Bellamy et ses deux compagnons de route semblent chasser de plus en plus sur le territoire de Queen. Sur le dernier album du groupe, The Resistance, le titre « United States of Eurasia » est presque un clin d’œil au groupe de Brian May. Le guitariste de la Reine, enchanté par cette filiation, ne tarit pas d’éloges concernant le trio : « Ce sont des musiciens extraordinaires, de vrais virtuoses. J’aime la façon dont ils laissent exploser leur folie. En plus, tout comme nous, ils sont très sarcastiques et j’aime ça. » La classe !

Les autres guitares

Au début de Muse, Matt jouait sur une Yamaha Pacifica et une Peavey Wolfgang, qu’il avait acqui- se uniquement parce qu’elle était équipée d’un capteur Roland GK-2. Cette dernière a été détrui- te sur scène et lancée dans le public par Matt. Bien d’autres guitares ont bénéficié de ce triste sort (Ibanez Iceman et Destroyer, Jackson Rhoads, PRS Billy Martin). Matt collectionne les guitares et les basses. Il possède quelques belles pièces de chez Fender, Gretsch et Gibson, ainsi qu’une gui- tare en Plexiglas Dan Armstrong.

Une armada d’amplis

En bon scientifique du son de guitare, Bellamy possède quelques-uns des meilleurs amplis, jamais construits en ce bas monde. Les modèles les plus vintages (Vox AC30, Marshall Super Lead 1959HW, Fender Twin Reverb Black Silver) côtoient la fine fleur de la production actuelle (Diezel DH-4, Budda Superdrive Series II, Soldano Decatone, Dickinson MK2, Matchless DC-30). Quand on a les moyens…

Des effets bœuf

Le pedalboard de Matt est constitué d’un péda- lier de contrôle Liquid-Foot Pro MIDI Controller, de deux pédales de volume Ernie Ball et d’un accordeur Korg. Dans le rack, on trouve un delay en rack tc electronic 2990 et un switcher d’amplis Skydstrup (recommandé à Matt par The Edge), une unité Line 6 Echopro, un harmoniseur Eventide et quelques pédales (deux Z.Vex Fuzz Factory, deux Digitech Whammy, un compresseur Robert Keeley).

Muse et le guitariste du futur ?

Le style unique et généreux de Matt, alliant puis- sance, sensibilité et délires sonores semble mettre tous les guitaristes d’accord, quelles que soient leurs chapelles et pour cause : le pistolero du Devon est, probablement, le seul à incarner à la perfection le son d’une époque à laquelle les informa- tions fusent par milliers et se télescopent à la vites- se de la lumière. Nous lui laisserons le mot de la fin : « Je suis un musicien très curieux, une sorte d’explorateur. Je me plonge dans toutes les musi- ques, sans a priori, pour y piocher des éléments intéressants et en nourrir mon propre jeu. Cela vient sûrement du fait que je suis un musicien de la nouvelle génération et que j’ai évolué avec inter- net. Suis-je un guitariste futuriste ? Je ne sais pas… Peut-être pourrais-je un jour me téléporter pendant les concerts. (rires) » •

pour autant abuser de trop nombreuses couches de doublage : « Sur les trois premiers albums, je doublais, triplais ou quadruplais mes parties. Désormais, je préfère miser sur une seule piste principale qui tienne debout d’un bout à l’autre. Finalement, le son est plus puissant et efficace. » Autre technique diablement efficace : lorsque Matt enregistre un riff emphatique avec de gros power-chords, il lui arrive de les splitter en notes individuelles et d’enregistrer chaque ligne séparément. Il les réduit, ensuite, sur une seule et même piste. Son « dans ta face » garanti. En plus, Muse reprend avec brio le morceau new kind of kick pour surprendre ses fans à halloween !

Un matos tout droit sorti de Star Trek

Que ce soit sur scène ou en studio, le matos du leader de Muse ressemble à un véritable arsenal. Là encore, il bous- cule les conventions et invente de nouveaux concepts pour concrétiser les sonorités les plus folles. Prêts pour un tour d’horizon ?

Manson : des guitares qui tuent

Depuis 2001, les guitares custom du luthier anglais Hugh Manson sont devenues une partie intégrante de l’image de Matt Bellamy. La plupart de celles qu’il a acquises depuis 2006 bénéficient d’une géniale trouvaille de son cru : un Kaoss Pad (écran MIDI rectangu- laire permettant de contrôler les paramètres de certains effets digita- lement et en temps réel) intégré directement sur le corps de l’instrument. Parmi elles, il y a la Kaoss, la Chrome Kaoss, la Red Glitter, la Black Midi, ou encore la M-1-D-1. Les versions précédentes (007, Mirror, Chrome Bomber, Ali Top, Delorean, Lazer, Bomber) n’en sont pas pourvues. Autre particularité extraordinaire : la plupart des Manson de Matt embarquent des circuits d’effets intégrés (dont celui de la fameuse Z.Vex Fuzz Factory, de la Phase 90 MXR, ou de la Whammy Digitech). À l’origine, la plupart de ces œuvres d’art étaient montées avec des humbuckers à haut niveau de sortie (Bare Knuckle Nailbomb ou Rio Grande Crunchbox). Pour Black Holes & Revelations, Matt s’est orienté vers des micros de type P-90 (Bare Knuckle Mississippi Queen et BKP92). Pour l’enregistrement de The Resistance, il a fait monter des Kent Armstrong Burstbucker sur quelques-unes des guitares, un micro extrême doté de quatre bobinages qui ne fait pas dans le détail. Six d’entre-elles (007, Kaoss, Red Glitter, Black Midi, Chrome Kaoss et M-1-D-1) sont équipées du Sustainer Fernandes, système combinant un micro et un circuit électronique, ouvrant les portes du sustain infini.

Black album de metallica, histoire et tablatures

Pochette de l'album "le black album" du groupe de Metallica, illustré avec un peu de texte.

L’épopée du Black Album

Probablement aucun autre album de métal n’atteindra un jour la puissance terrassante du Black Album, ce joyau aux multiples facettes, dont la sortie a été suivie d’une gigantesque tournée de trois ans. 20 ans plus tard, Metallica s’apprête à nous faire revivre cette aventure extraordinaire, avec une tournée commémorative lors de laquelle il jouera l’intégralité de cette œuvre cultissime. Le rendez-vous est pris au Stade de France le 12 mai 2012.

Une pochette intégralement noire, exempt de tout graphisme superflu qui pourrait nous détourner de l’essentiel : 12 compos assassines et intemporelles, qui ont porté les boss du Big 4 jusqu’au firmament du rock. Metallica, très vite rebaptisé le Black Album, s’est vendu a plus de 22 millions de copies jusqu’à ce jour. Autrement dit, l’album a été certifié 15 fois platine. Moins complexe et beaucoup plus ouvert que ses prédécesseurs, ce cinquième chapitre, enregistré dans des conditions particulièrement difficiles, est celui qui a divisé les fans du groupe. Le producteur Bob Rock, connu comme étant l’architecte du succès de Bon Jovi, a réussi à universaliser leur musique, tout en conservant son essence : les riffs de guitare lourds et agressifs.

Une photo du groupe Metallica avec les 4 membres, dont Kirk hammet, Hetfield et Lars Ulrich qui sont les membres fondateurs
Le groupe Metallica composé de 4 membres dont 3 fondateurs qui ont réalisé le black album.

Après justice for all à la guitare

Tout juste dix ans après sa formation, Metallica sort d’une tournée particulièrement intense, dans le sillage de l’album And Justice For All, une œuvre ambitieuse et complexe, peut-être un peu trop d’ailleurs. À la sortie du périple, les quatre se jurent qu’ils ne joueront plus jamais certains morceaux épiques de l’album, tels que « …And Justice For All » et « To Live is to Die », trop long et contraignants à interpréter sur scène (ils changeront d’avis plus tard). Neuf mois après la tournée And Justice For All, le groupe décide de donner quelques concerts en Europe, histoire de se remettre dans le bain, et de retrouver l’inspiration. Cette mini tournée se termine par une date à Glasgow, en Écosse. Le groupe s’octroie quelques semaines de vacances pour recharger ses batteries, avec de s’attaquer à l’écriture de nouveaux morceaux pour préparer son cinquième opus.

Épluchage de cassettes

Durant la tournée …And Justice For All, James Hetfield, Kirk Hammett et Jason Newsted ont été particulièrement créatif, stockant beaucoup d’idées sur des cassettes : « Kirk n’arrêtait pas de jouer », se souvient Hetfield. « Ses riffs avaient besoin d’être un peu structurés et réarrangés. Notre boulot était de faire le tri dans tout ça ». Le travail débute dans la maison de Lars Ulrich, située en haut d’une colline de Berkeley, dans la périphérie de San Francisco. Le batteur y a installé un home studio sommaire, équipé d’un magnétophone multi-pistes (pas de Pro Tools à l’époque), d’un kit de batterie, et d’un combo Mesa Boogie Mark IV. Lui et James Hetfield s’y enferment tous les jours. Les deux hommes se connaissent depuis plus de 20 ans, et ont pris l’habitude d’échafauder, ensemble, les bases des chansons, utilisant les tensions inhérentes à leur relation fraternelle, pour stimuler leur créativité : « Lars et moi, on a traversé beaucoup de choses ensemble. Il y a beaucoup de respect entre nous. Mais, comme tous les frères, on se déteste autant qu’on s’adore » explique Hetfield. Pour Ulrich, les tensions sont même positives : « Les frictions et les conflits nous apportent de l’énergie, et c’est une bonne chose. Avec James, nous sommes très différents. Nous arrivons toujours à trouver un terrain d’entente, mais parfois, nous y allons, l’un comme l’autre, le couteau entre les dents ». Les deux hommes mettent les meilleurs riffs des cassettes à l’épreuve dans cette simple pièce, comme ils l’ont toujours fait. Le premier titre à prendre forme fut « Enter Sandman », basé sur un seul riff de Kirk Hammett. Son étrange simplicité, en comparaison de l’ancien répertoire du groupe, leur servira de fil conducteur pour composer le reste de l’album. Finalement, le binôme couche sur cassette une démo contenant sept titres. Hetfield y joue toutes les guitares, y compris les solos et la basse.

L’homme guitariste providentiel

Lassés d’une formule un peu trop routinière, et désireux de s’orienter vers un style de morceaux plus formatés et concis, les quatre musiciens décident de plus faire appel aux services de Flemming Rasmussen, le producteur danois qui a supervisé l’accouchement de leurs trois albums précédents, Ride the LightningMaster of Puppets et …And Justice for All. Cliff Bernstein, directeur artistique chez Elektra Records et manager du groupe depuis 1984, leur suggère une idée qu’ils trouvent un peu saugrenue : contacter Bob Rock, le producteur qui pèse lourd dans la scène glam et FM de l’époque (Bon Jovi, Motley Crue, Skid Row, David Lee Roth). Mais, les Mets se révèlent plutôt curieux de le rencontrer. Après tout, le bonhomme sait faire de bons disques qui passent en radio, et puis la production du Dr Feelgood de Motley Crue les a, même, totalement bluffés. Bernstein explique : « Ces gars étaient des outsiders. Seule une dizaine de radios diffusaientt leur musique aux USA. Ils ont réalisé qu’ils allaient devoir décider de quelle façon ils allaient devoir travailler sur ce futur album, parce que jusque-là, ils n’étaient jamais sortis des compétences musicales et technologiques qu’ils maîtrisaient parfaitement ». Et effectivement, même si le groupe Metallica prenait toujours plus d’ampleur au sein de la communauté métal (fans, médias spécialisés), il n’intéressait personne hors de ce cercle. Comme des dizaines d’autres bands de la scène thrash, Metallica était programmé pour tourner ad vitam æternam pour subsister, mais surement pas pour devenir l’un des plus grands groupes rock de la planète. « Je ne dénigre pas …And Justice For All, il était parfait pour l’époque. Mais, quand on l’écoute, on se rend bien compte que nous avions besoin d’être sérieusement pris en mains », explique Hetfield.

Premiers contacts

Le producteur se déplace pour assister à un concert du groupe à Vancouver, au Canada. Il analyse, scrupuleusement, ses anciens albums, et cerne rapidement le problème : Metallica est un groupe live impressionnant, mais jusqu’alors, il n’a jamais réussi à restituer ce son et cette énergie sur ses albums. Lars Ulrich se souvient : « Quand il nous a balancé ça dans la tronche, on s’est regardés en pensant : « Mais qui est ce mec pour oser nous parler comme ça ? ». Quelques mois plus tard, Bernstein, en accord avec le groupe, propose à Rock de mixer le futur album. « Je leur ai répondu que non seulement j’allais mixer ce disque, mais que j’allais également le produire de A à Z ».

Des débuts difficiles

Méfiants, les Mets ont du mal à changer leurs habitudes. Après tout, qui est ce type qui vient leur demander de chambouler leur petit monde ? Peuvent-ils vraiment avoir confiance en lui ? Une période de trois mois d’adaptation sera nécessaire, afin que les deux parties se testent mutuellement. Rock se souvient : « Les trois premiers mois ont été assez difficiles. Les gars étaient suspicieux à mon égard, et ils ne voulaient pas tenir compte de mes commentaires concernant leurs chansons. Ils ne faisaient pas attention à moi ».
Ulrich explique : « Personne n’avait intérêt à venir nous faire chier. On avait une manière de fonctionner, et c’était comme ça, et pas autrement. Et ce mec, avec un aplomb extraordinaire, s’asseyait pour nous exposer toutes ses idées, des concepts qui nous semblaient totalement loufoques. Nous étions jeunes, naïfs, et très campés sur nos positions ».
Les Metallica comprennent rapidement que le bonhomme, s’appuyant sur une solide expérience, est à même de prendre les rennes, et de les aider à pondre l’album de leur vie, mais ils ne vont pas, non plus, lui faciliter la tâche. Les sessions débutent par une période de mise à l’épreuve pour Rock : « On lui a fait des misères, mais il y a survécu », confie Hetfield.

Un pour tous, tous pour un

La vision et l’assurance de Rock réconfortent Hetfield et Ulrich, qui apprécient de ne plus devoir endosser toutes les responsabilités. Le producteur trouve, peu à peu, sa place de cinquième membre de Metallica. Le producteur stakhanoviste promet d’aider les garçons à sortir ce qu’ils ont de meilleur dans les tripes, mais les prévient qu’il va falloir bosser comme jamais, et qu’il y aura de la souffrance et des larmes. Premier changement drastique : il force le groupe à jouer live durant les prises de batterie, pour offrir un véritable groove d’ensemble aux chansons, alors qu’ils avaient pour habitude de toujours travailler séparément : « Jusqu’au Black Album, on commençait tous les deux avec James, et on jouait les titres partie après partie, très concentrés, jusqu’à ce que la batterie soit parfaite. Sa guitare me servait juste de témoin. Résultat, tout sonnait raide. Bob nous a appris à nous abandonner, au point de nous laisser porter par la musique ».

Rock’n’roll wall of… guitars

L’une des grandes réussites du Black album, c’est ce son de guitares monumental. James Hetfield joue toutes les guitares rythmiques, qui sont triplées, voire quadruplées : « Dès que j’avais terminé mes prises, c’était comme un énorme mur de son que l’on prenait en pleine face », se souvient Hetfield.
Pour Bob Rock, le concept était simple : réussir à intensifier le son de chaque instrument au maximum, et donner au groupe une puissance incommensurable, et ce, même au travers de deux haut-parleurs. Les guitares devaient sonner aussi lourdes et fortes que possible, mais il apporte, également, toute son attention sur un élément quasiment inexistant sur les premiers opus du groupe : la basse. « Je crois que nous n’aimions pas la basse », dit Hetfield hilare. Pour le bassiste de l’époque, Jason Newsted, c’est une vraie victoire : « Honnêtement, je n’aime pas trop …And Justice for All, parce que le son de la basse est complètement enterré. Les fréquences basses que l’on entend sur le disque viennent, en réalité, de l’égalisation des guitares. Bob leur a fait comprendre que la basse doit être présente, jouer une partie en tant que telle, et pas seulement appuyer les accents des guitares ».

Le calvaire du guitariste Kirk Hammett

Bob Rock comprend que les solos de guitare sont l’une des composantes essentielles du style de Metallica. Son impression, peut-être justifiée, est que Kirk Hammett s’est, jusque-là, un peu reposé sur ses lauriers, et il le pense capable de donner beaucoup d’impact émotionnel dans ses solos. Aussi, il décide de secouer le guitariste : « Je coachais Kirk avec Lars pendant ses prises, parce qu’il avait besoin d’être poussé en dehors de sa zone de confort. Je savais qu’il pouvait faire beaucoup mieux ». Le producteur cherche à faire improviser Hammett au maximum, et compte bien lui faire refaire chaque solo jusqu’à ce qu’il soit parfait. Newsted se souvient : « Bob était vraiment sur son dos, et il ne le lâchait pas. Il lui lançait sans arrêt des vannes, du genre : « Allez, vas-y, guitariste de l’année ». ça avait vraiment tendance à l’irriter ». Les choses prennent un nouveau tournant avec le solo de The UnforgivenHammett avait, initialement, préparé un solo plutôt virtuose et difficile à exécuter, mais les autres l’ont détesté. Excédé et frustré, il se lâche bille en tête dans un solo rageur et très spontané. Finalement, c’est cette prise, née d’un élan de colère, qui a été retenue pour le mix final : « J’ai été obligé de creuser au plus profond de moi-même pour aller chercher des émotions », confie Hammett. Il poursuit : « Paradoxalement, l’inspiration venait plutôt facilement, parce dans l’ensemble, les morceaux réclamaient des solos de guitare bien spécifiques. Elles les appelaient presque en criant ».
Le joyau de Hammett reste « Wherever I May Roam », sur lequel il exécute deux chorus d’une rare perfection : « La première phrase du premier solo ressemble à une phrase de Jimi Hendrix. Je n’ai pas peur de le dire. Tous les guitaristes se piquent des plans, n’est-ce pas ? »
Là encore, il se laisse guider par l’atmosphère orientale de la chanson, dictée par le son du sitar électrique, et par les intervalles de seconde mineure utilisée dans le riff principal : « J’ai choisi d’utiliser le mode phrygien dominant, dont le son penche vraiment du côté de l’Asie. Ça sonnait super bien ». Pour préserver la spontanéité du soliste, Rock prend un malin plaisir à le prendre au dépourvu, comme pour le second solo du morceau : « Il m’a prévenu au dernier moment que je devrais jouer sur cette partie. J’ai improvisé sans filet, et c’est sorti comme ça. J’ai dû faire trois ou quatre prises, et j’étais vraiment dans un très bon jour. Ce solo ressemble à une sorte de conversation ».

La tournée qui ne s’arrêtait jamais

Dès sa sortie, le Black Album a atteint un score de deux millions d’exemplaires vendus, et puis de cinq millions. Le phénomène est planétaire, et sur tous les continents, la demande pour voir jouer le groupe live est énorme. Le groupe s’embarque dans l’une des tournées les plus énormes de l’histoire du rock, qui s’est étendue de l’été de 1991, jusqu’à l’été de 1993. Aucun continent n’est épargné, et Metallica croise le fer avec les plus grands groupes de l’époque : AerosmithMotley Crue, les Black CrowesFaith No MorePanteraAlice in Chains et Guns N’RosesCliff Bernstein argumente : « À chaque fois que les gars voulaient mettre un terme à la tournée, on se rendait compte que, dans tel ou tel pays, nous avions vendu deux millions d’albums supplémentaires ». Au relevé des compteurs, le groupe a donné plus de 300 concerts, quasiment du jamais vu : « Je ne m’attendais pas à ce que cet album cartonne autant, et qu’il ait un tel impact sur les gens. Il y a eu un effet boule de neige. Les tournées se sont succédées, et elles devenaient de plus en plus longues. De nouvelles dates s’ajoutaient, encore et encore et encore… C’était juste dingue. », se souvient Hammett. Les musiciens sont confrontés à une promiscuité perpétuelle, d’où certaines tensions et aux tentations inhérentes à la vie en tournée, sans parler de l’argent qui rentrait à grands flots dans les caisses du groupe, et qui a bien failli leur faire perdre la tête. Newsted raconte : « Je crois qu’on s’est un peu laissés aller dans le trip rock star. Heureusement, nous avions suffisamment d’expérience pour avoir une vue d’ensemble de ce qui était en train de nous arriver. Nous avons gardé le contrôle. Ayant déjà donné de nombreux concerts, on savait qu’il était impossible de se prendre une biture, et d’être prêts à assurer le lendemain. Quand 50.000 personnes ont payé leurs tickets pour te voir jouer, tu as intérêt à être là, et à assurer ». Mais, la redescente est rude. La route est une addiction, et Kirk Hammett n’a pas oublié ce moment douloureux : « Après la fin de la tournée, je suis tombé dans une sorte de dépression, comme s’il fallait que je réapprenne à vivre au quotidien. Dès le lendemain du dernier concert, tu te retrouves chez toi comme un con, livré à toi-même, et là, tu te demandes : « Qu’est-ce que j’avais l’habitude de faire quand j’étais chez moi, avant que tout cela ne commence ? ».

À l’assaut des radios metal et rock

Le succès fulgurant du Black Album réside, bien entendu, dans la puissance de ses chansons, et, bien entendu, dans la production insensée de Bob Rock « Lorsque j’ai entendu les maquettes enregistrées par James et Lars, les chansons étaient déjà là. Mais, la méthode d’enregistrement que nous avons adoptée, par la suite, a décuplé leur potentiel ». Au total, six morceaux de l’album sortiront en simple, et attaqueront les donjons jusque-là imprenables des grosses stations de radio. Ces dernières connaissaient Metallica, et les fans faisaient pression sur elles pour que les morceaux du groupe soient diffusés, mais les programmateurs faisaient de la résistance. Le Black Album, avec ses chansons très accrocheuses, ancrées sur des grooves solides, et boostées par une super bonne production, les a forcés à se résigner. Tous les gens qui connaissaient Metallica de réputation, et qui cataloguaient le groupe dans la catégorie « musique de bourrins » se sont rendu compte que cette musique avait beaucoup d’autres facettes. Bob Rock a, lui aussi, son explication : « C’est un disque qui possède des qualités humaines indéniables, et c’est vraiment décelable dans les vocaux. James a franchi un cap important, dans le sens où il a vraiment réussi à extérioriser des choses qu’il avait au fond de lui, et a appris à les transmettre. J’ai réussi à ce que la personnalité de chacun s’exprime au travers des chansons, et c’est pour cette raison que cet album est aussi personnel, et que les gens aiment l’écouter ».

Au total, six singles seront tirés de l’album, un véritable tour de force sur le plan commercial :

Enter Sandman

Cette chanson a été bâtie autour d’une idée de Kirk Hammett, qui est développée tout du long. Lars Ulrich explique : « Le riff qui s’est retrouvé sur l’album n’est pas exactement conforme à celui que Kirk avait trouvé. Le sien était, en fait, tel que nous le jouons à la fin de chaque cycle. J’ai eu l’idée de répéter trois fois la cellule du début, et de n’ajouter ce motif final que sur la quatrième ». Il s’agit d’un riff original et puissant, qui arrache tout sur son passage, à la fois ancré dans un certain classicisme, mais possédant une pointe de futurisme. L’impact en radio a été immédiat.

Don’t Tread on Me

Erreur d’appréciation artistique ? Stratégie commerciale du management pour garder les plus grosses cartouches de l’album pour la suite ? Difficile à dire ! Ce second single, plutôt décevant, atteint tout de même la 21ème place du Billboard.

The Unforgiven

Metallica avait déjà écrit de bonnes ballades auparavant, comme « Fade to Black » ou « Welcome Home Sanatorium », mais celle-ci est assez atypique, comme l’explique Ulrich : « Généralement, le couplet était calme et mélodique, tandis que la tension montait sur le refrain qui devenait plus heavy. Avec The Unforgiven, nous avons voulu inverser cette tendance ». Le cor sur l’introduction est un sample, qui a été passé à l’envers, et le thème de guitare apporte une couleur un peu western. Le solo enflammé et modal de Kirk Hammett évoque le style de son mentor Uli Roth, jadis guitariste des Scorpions. Sur l’arpège d’intro, James Hetfield a couché plusieurs pistes de guitare à corde nylon, l’une jouant l’arpège, et l’autre, sous mixée, renforçant les basses.

Nothing Else Matter

N’ayons pas peur des mots : « Nothing Else Matter » est, ni plus ni moins, le « Stairway to Heaven » des années 90, avec son développement orchestral signé par le grand Michael Kamen. L’histoire de la naissance de cette ballade culte est pourtant assez amusante. Hetfield se souvient : « C’est presque une blague. J’étais assis en train de parler au téléphone tout en pinçant quatre cordes à vide sur ma guitare, et j’ai réalisé que je tenais quelque chose d’intéressant. J’ai dit à la personne que j’avais au bout du fil : « Heu… je dois te laisser, bye ». J’ai ajouté quelques ornements, et tout est parti de là ».

Hetfield ne tarit pas d’inspiration, et les arrangements de la chanson sont proprement luxuriants. Il échafaude sur les couplets une pseudo partie de cordes à trois voix, en utilisant un archet électronique E-Bow, qui n’est pas sans évoquer le style polyphonique de Brian May au sein de Queen. Bob Rock, toujours aussi visionnaire, propose au groupe de contacter Michael Kamen, et de lui commander un arrangement orchestral. Les musiciens trouvent l’idée intéressante, mais décident de sous mixer cette partie, qui, pourtant, apporte au titre une richesse texturale impressionnante. Neuf ans plus tard, ils mettront sur pied le show Symphony and Metallica avec Kamen. Vous pouvez retrouver un tutoriel de guitare de nothing else matter ci-dessous

Wherever I May Roam

Une chanson lourde et climatique, dégageant une saveur orientale, renforcée par l’utilisation d’un sitar, et d’une profonde note récurrente, jouée sur une basse douze cordes, et qui évoque un son de percussion. L’espace laissé entre les longs power chords des couplets laisse le champ libre à la voix d’Hetfield. « Wherever I May Roam » devient rapidement un étendard pour les fans du groupe : « Cette chanson est devenue notre « hymne du routard ». Elle parle de notre crew, et de la vie que nous menions en tournée. Metallica a commencé quand nous avions 19 ans, et depuis, nous étions constamment sur la route, qui est devenue en quelque sorte notre maison ». Hammett signe probablement le plus beau solo de sa carrière.

Sad But True

En matière de rock, et plus spécialement de métal, le nerf de la guerre, c’est la puissance et l’efficacité des riffs de guitare. Celui de « Sad But True », charpenté comme un char d’assaut, est taillé pour partir à la guerre. Sur le refrain, le groupe fait un pas en avant, en utilisant des nappes de synthétiseur, ce qui ne manque pas de dérouter les fans de la première heure.

Le Dark Side of the Moon du métal

Pour les fans de la première heure, le Black Album aura toujours un arrière-goût de trahison. Plus épurée et formatée (n’ayons pas peur des mots), cette collection de standards du rock a donné à Metallica son ticket pour l’immortalité : « Avoir eu l’opportunité de pouvoir faire un tel disque dans notre carrière, c’est vraiment magnifique, vraiment magnifique »« C’est notre Dark Side of the Moon », conclu Kirk Hammett. L’union entre Metallica et Bob Rock était forcément vouée au succès. En attendant, on vous laisse écouter et suivre ce cours de guitare sur Moth in to flame de Metallica.

Louis Bertignac, l’histoire du guitariste de Téléphone

Une photo de louis bertignac le guitariste du groupe téléphone

Le jeune soldat Louis fait ses classes

C’est en pleine adolescence qu’il découvre la guitare comme une évidence. Bien sûr l’instrument connaît à l’époque un peu son apogée avec des instrumentistes extraordinaires au sein de groupes comme The Jimi Hendrix Experience, Cream ou encore Ten Years After. Il y a aussi les Stones qui tiennent le haut du pavé, et bien d’autres artistes qui mobilisent les esprits. Le jeune Louis se nourrit de tout ça. L’arrivée de Led Zeppelin avec le gros son et la découverte de Rory Gallagher vont définitivement emporter Louis dans le monde de la six- cordes qu’il ne voudra plus quitter. Bertignac fait la connais- sance de Corine qui devient sa petite amie, elle-même branchée musique. Pour le jeune musicien, plus rien ne compte plus que la pratique de la guitare, et malgré les petits boulots enchaînés pour subsister, il rêve d’en faire son métier.

Les rencontres vont bon train, et Louis croise l’acteur Jean-Pierre Kalfon qui met sur pied son groupe « Kalfon Rock Chaud ». Le punk libérateur n’est pas encore là, mais l’ambiance est assez glam et l’esprit est « New York Dolls »… Les années 70 déboulent à toute vitesse, et le rock même en France prend ses marques. Les Super Goujats, groupe dans lequel officie Louis, croise la route de Jacques Higelin, alors en mutation rock. Le jeune Louis se forme à la scène et va même rejoindre l’équipe d’Higelin en studio pour l’album Irradié enregistré en 1975. Corine et lui intègrent aussi le groupe Shakin’Street en gestation, sans que la sauce prenne vraiment.
C’est bien sûr le groupe Téléphone, fer de lance du rock français, qui plaça ce guitariste en lumière, mais notre héros eut une vie avant et après. C’est ce que nous allons parcourir au cours de cette rétrospective. L’artiste jouissant maintenant d’une belle notoriété fait même partie du jury d’une grande émission populaire et… Musicale !

Téléphone et Bertignac à la guitare

Le groupe en question se forme tout à fait par hasard et de manière assez saugrenue. En novembre 1976, un concert est prévu au Centre Américain, haut lieu de la culture rock et folk à Paris. Le groupe qui doit assurer n’en est pas un… Car il se cantonne à deux musiciens… Jean-Louis Aubert, chanteur, guitariste et compositeur, flanqué d’un jeune batteur du nom de Richard Kolinka.
Mais ce duo n’est pas un groupe « complet » et c’est un problème pour le concert qui approche. Le bouche à oreille fonctionne et finalement in extremis se pointe l’autre « duo » formé par Corine à la basse et Louis Bertignac à la guitare. Pratiquement sans répéter, cet ensemble monte sur scène et exécute quelques compos d’Aubert, « Hygiaphone » et « Métro, c’est trop ! » plus quelques reprises des Who et des Stones. L’affaire semble être dans le sac, car la légende dit qu’une alchimie unique se produit entre les quatre membres. Ils n’ont pas encore tous le téléphone… Car le nom viendra un peu plus tard, pour l’heure, ils s’appellent « ! », jolie mystique non ? Le quatuor sous le charme décide donc de poursuivre l’aventure et se lance à la recherche de concerts. Un ami manager, ou désigné comme tel, Michel Ravard, s’occupe du job, et commence à démarcher une tournée des MJC (Maison des Jeunes pour la Culture, concept hélas disparu depuis) et des petits théâtres de province. Le son du groupe est inspiré de la mouvance du pub rock anglais, c’est à dire, doté d’une bonne dose de volume. Le méli-mélo des deux guitares rappelle bien sûr le travail des Stones pratiqué par le tandem Keith Richards/Mick Taylor. Les plans limpides Bertignac répondent à merveille aux rythmiques à base de riffs proférées par Jean-Louis. Si on ajoute la puissance et la précision délivrées par la basse et la batterie, on abouti à ce groupe hargneux tout à fait dans l’air du temps. Sachez que les morceaux de Téléphone sont très simples à jouer à la guitare.

D’ailleurs le public ne s’y trompe pas. Les adultes passionnés par la décennie d’avant n’adhèrent pas forcément au concept, mais les problématiques abordées dans les textes, évoquant révolte et frustrations adolescentes parlent directement au cœur des lycéens (et des lycéennes !). Nous sommes déjà en 1976/1977, le mouvement punk est arrivé en bousculant profondément les us et coutumes d’un rock passablement embourgeoisé. Nos amis de Téléphone ne sont pas spécialement issus de cette culture, mais à l’instar d’autres groupes comme Bijou et Starshooter, ils profitent de l’énergie et de l’entrain du mouvement pour se faire entendre. Pas d’Internet à l’époque, pourtant le groupe bricole pas mal, multipliant les événements saugrenus, comme un concert improvisé dans le métro parisien qui provoque une belle pagaille mais place le groupe sur orbite. Leur premier effort discographique est un 45 tours auto produit (live au Bus Palladium) et vendu sous le manteau à l’issue des concerts. Il contient les titres « Hygiaphone » et « Métro, c’est trop ! ». Quelques glorieuses premières parties comme celle d’Eddie And The Hot Rods au Pavillon de Paris finiront par asseoir définitivement leur réputation. Grâce à quelques articles bien sentis dans la presse musicale, le son du groupe arrive aux oreilles des directeurs artistiques des labels, et c’est Pathé-Marconi (EMI) qui le signe pour trois albums. Un accord entre les deux guitaristes, de ce fait co-leaders se fait, et les titres sont signés « Aubertignac », une ruse trouvée pour mélanger les deux noms ainsi que les droits d’auteurs…

Une photo des membres du groupe téléphone.
Le groupe téléphone dans sa jeunesse avec Louis bertignac sur la gauche.

L’archétype du groupe de rock

Deux guitares une basse et une batterie, depuis l’avènement des Beatles, le concept n’a rien d’original, mais ce format d’une redoutable efficacité continue à faire perdurer l’idée que l’on se fait du « rock », et à cet égard, le groupe Télé- phone se place d’emblée comme LE (meilleur ?) groupe de rock « français ». Les arguments sont multiples : d’abord la pêche du groupe sur scène qui transforme leurs prestations en mini événements. Les textes déclamés par Jean-Louis Aubert qui ne ménage pas ses efforts, écrits en français aussi et qui donc font mouche dans le cœur et l’esprit du jeune public. L’identification est quasi immédiate. Le fait qu’une fille, Corine, tienne la basse (et plutôt bien) ne fait qu’ajouter une part de passion pour le groupe, quant à Louis Bertignac, son jeu de guitare fluide et bien devant fait partie de la marque sonore de l’ensemble et devient très apprécié. Le premier album, qui porte le nom du groupe, sort vite, en- registré à Londres et produit par Mike Thorne. Il se vend super bien malgré une promotion mini- mum.

Sa carrière de guitariste

C’est en 1986, que Téléphone, après avoir annoncé une année sabbatique, finit par jeter l’éponge, sans doute usé par la route, et peut-être même par l’intensité de leur succès. Les projets solos se profilent à l’horizon, et l’envie d’exploiter d’autres champs musicaux efface la belle unanimité qui régnait jusqu’alors. Dix ans donc, c’est le temps qu’aura duré cette amitié musicale basée sur la complicité et la soif d’avancer ensemble. Mais avant les dissensions quasi inévitables, le groupe aura laissé derrière lui quelques albums d’anthologie. Cinq en dix ans, voici l’héritage laissé, hors les live, films et DVD. Chaque opus est traité avec soin, et produit par de grands noms du genre, venus de la
musique anglo-saxonne. Martin Rushent s’occupera de Crache ton venin puis de Au cœur de la nuit. C’est Bob Ezrin qui se chargera de Dure Limite, car le groupe désire prendre une place sur le marché international et, dans ce but, fait appel à ce grand maître du son. Enfin, c’est l’immense Glyn Johns (Stones, Who, Beatles, etc.) qui travaille sur le dernier, Un autre monde, qui servira de tremplin pour une tournée partie d’Europe et les emmène au Japon. Parallèle- ment, la scène reste leur terrain de prédilec- tion, et les concerts prennent les dimensions de leurs succès discographiques. On les verra à la première fête de la musique instaurée par l’arrivée de la gauche au pouvoir en mai 81pour un mémorable concert place de la République aux côtés de Jacques Higelin. L’année suivante, ils feront la première partie de leurs idoles, les Stones à l’hippodrome d’Auteuil, un énorme challenge pour le combo. Le début des années 80 voit le groupe à son apogée, en termes de succès et de ventes d’albums.

Friture sur La Ligne

Un groupe est une famille, et les conflits débarquent sans prévenir. Ce qui fonctionnait deux mois avant se transforme en obstacle incontournable sans explication cohérente. Sans rentrer dans les détails, une femme dans un groupe de d’hommes peut aussi engendrer son lot de déboires. On dit que la communication entre Corine et Jean-Louis tourne assez vite au vinaigre… Toujours est-il que malgré le succès de l’excellent et dernier album officiel du groupe, Un autre monde, la collaboration se lézarde. En fait dès l’album précédent, Dure limite, la belle cohésion s’était déjà un peu fissurée lorsque les membres séparés commencèrent à composer dans leur coin. Bertignac signe le fameux « Cendrillon », dont il assure même le vocal, toujours fer de lance de ses concerts d’aujourd’hui, Aubert commence à signer seul ses propres tubes comme « Ca c’est vraiment toi » et même Corine arrive à en placer une avec « Le chat » qu’elle compose et chante.
Ce gang d’amis qui s’était juré de travailler dans la totale fraternité et la fusion commence à com- prendre que chaque membre est en fait une entité spécifique.
La scission aura bien lieu et se déclinera comme elle avait commencée, en deux clans… Aubert reprend du service sous son propre nom en embarquant son pote de toujours Richard Kolinka à la batterie (ils collaborent encore fréquemment aujourd’hui). Louis s’en va comme il était venu, avec Corine à ses côtés et fonde Les Visiteurs qui dureront le temps de deux albums : Bertignac et les Visiteurs sorti en 1987 avec le tube « Ces idées la », puis trois ans après Rocks produit à Nashville par Jim Gaines.

RebRanche…

Depuis maintenant plus de trente ans après la dissolution, on reparle régulièrement de la reformation du groupe. C’est un peu le marron- nier des gazettes rock et même de la presse généraliste, d’autant qu’aucun des deux ex-lea- ders n’émet un non formel… Bertignac déclare aussi à la cantonade que ça devrait se faire avant de mourir… On a effectivement rarement vu des morts jammer ensemble, peut-être au paradis des rockers mais nous n’avons pas l’accès ! Bref, par contre Corine la bassiste historique semble s’écarter (ou être écartée ?) du projet… Ce ne serait donc que les trois quarts de la ligne qui serait rétablie. Toujours est-il que l’idée fait en- core saliver les ex-fans, qui de lycéens sont très certainement entrés depuis dans la vie active, mais qui aux dernières nouvelles répondraient toujours présent (les compilations du groupe se vendent encore plutôt pas mal).
Alors depuis la fin des Visiteurs, Louis Bertignac poursuit sa route, jalonnée d’albums solo et de collaboration diverses, dont la plus célèbre reste celle avec Carla Bruni, épouse Sarkozy, mais pas à l’époque. Il produit et accompagne l’ex pre- mière dame et pose au passage quelques jolies parties d’acoustique sur l’album. Il produit aussi Corine en 2002 qui sort de sa retraite pour un album solo sobrement titré Corine.
Louis traverse les années 2000 en toute quiétude, reprenant souvent la formule inventée par Hendrix en son temps, à savoir ce qu’on appelle un power trio, une basse une batterie et une guitare au milieu. En fait il excelle dans cette configuration dans laquelle toute sa verve guitaristique peut s’exprimer, comme dans sondernier effort à ce jour, l’album Grizzli, truffé de riffs et de solos mortels. On voit maintenant, et ce depuis deux saisons notre chevelu préféré faire partie du jury d’une grosse émission de TV, The Voice, ou notre guitariste est censé débusquer la plus belle voix de France… Flanqué de ses trois collègues issus de la variété, il est un peu la caution « rock » de l’affaire et c’est pour notre plus grand plaisir qu’on le regarde écraser le buzzer lorsqu’il entend une note bien rockailleuse et donc salvatrice…

Le matériel de guitare de louis bertignac

Louis n’est pas un collectionneur mais pas loin… à en juger les photos de son antre où l’on voit ses trophées accrochés aux murs mais jonchant aussi le sol comme des plantes sauvages dans une savane. Sa vraie première guitare sérieuse sera donc une Gibson SG, appelée à l’époque Les Paul Junior, dealée pour une poignée dollars lors de son premier voyage au U.S.A. Elle n’a qu’un seul micro P 90 et le manche fut transformé en 27 cases (au lieu de 22) par le luthier Jacobacci. Il ajoute vite quelques autres SG, clonant un peu Pete Townshend des Who qui en accumule un bon paquet. Puis il passe aux « vraies » Les Paul, une Black Beauty et une Gold Top de 1953, ainsi qu’une autre Gold Top de 70, modèle Deluxe avec les petits humbuckers. La marque Fender n’est pas en reste avec deux Strato série « L » possédées par l’artiste, une Corail, et une Sunburst, plus une belle Telecaster Blonde de 1971. Louis s’adonne beaucoup à l’acoustique et en possède une belle série, une Takamine NP 15-C, une Gibson Hummingbird de 1968 (une belle pièce), une douze cordes électroacoustique Yamaha, une bariton Lâg, une classique Antonio Sanchez ainsi qu’un résonateur Dobro, pas mal !

The Beatles Guitare : apprendre facilement les morceaux emblématiques

beatles guitare

Les années 60 ont été un tournant iconique pour les quatre jeunes de Liverpool les plus connus au monde. Les Beatles ont posé les bases de la musique moderne avec plus de 200 compositions en près de 10 années d’activité. Composé de Paul McCartney, John Lennon, George Harrisson et Ringo Starr, la beatlemania s’est emparé de la planète, créant des millions de fans. Quel héritage nous ont-ils laissé ? Voici quelques morceaux facile à apprendre par nos beatles guitare préférés.
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The Beatles guitare en 5 riffs facile à apprendre !

 

Le très Rock’n’Roll Twist And Shout

 
Version remastérisé du Rythm and blues, twist et rock rendu célèbre par les Isley Brothers. C’est une chanson écrite en 1961 par Phil Medley et Bert Russel. Une structure harmonique simple en trois accords répétés obstinément. Un must-known pour tous les guitaristes !
 

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Le riff principal de Twist and Shout de The Beatles à la guitare.
 
Ce classique du Rock’n’Roll fait partie des premiers morceaux que nous avons enseigné sur MyMusicTeacher. Voici un tutoriel avec tablature complète de Twist’N’Shout à la guitare par nos soins.

Le légendaire While my guitar gently weeps et son solo !

 
Composé par George Harrisson avec un solo réalisé par Eric Clapton, c’est une des chansons phare de la guitare. L’émotion presque transcendante véhiculé dans le morceau est une ode à l’amour de la guitare.
 

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L’intro de While My Guitar Gently Weeps.
 
Un morceau que nous avons d’ailleurs eu beaucoup de plaisir à enregistrer sur MyMusicTeacher. Voici le replay du cours en direct que vous pouvez aussi consulter via notre application.

L’imparable riff de Come Together

 
Composée en 1969 par John Lennon, la chanson a été inspiré par le morceau You Can’t Catch Me de Chuck Berry. La basse de ce morceau est un des riffs les plus basiques mais populaire qui aura marqué la génération 69.
 

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Riff d’intro guitare de Come Together.
 

Le laconique Yellow Submarine

 
Enregistré en 1966, c’est une chanson cette fois composé pour Ringo Starr. En effet, la tradition était que le batteur chante au moins un titre par album. Un ton enfantin est employé et qui va pourtant atteindre la tête des hit-parades. Elle était présente sur l’album Revolver et en single au dos de la face A : Eleanor Rigby.
 

yellow submarine guitar tab
La tablature de Yellow Submarine à la guitare.
 

Les prémices du heavy metal : helter skelter !

 
Certainement la chanson la plus punk composé par McCartney en 1968. Inspiré par le groupe The Who, c’est une ode à la révolution qui donnera naissance au genre Heavy Metal. Un héritage plutôt classe qu’on vous laisse découvrir sur la partition.
 

Helter skelter guitar
Le riff de Helter Skelter à la guitare.

Bonus : Replay tuto du morceau BlackBird de The Beatles

Si ces cours vous ont plu, sachez que vous pouvez les découvrir gratuitement et en direct tous les mercredis et dimanches soirs à partir de 20h sur l’application MyMusicTeacher. Le tchat intégré à notre logiciel vous permet de poser vos questions au professeur et d’avoir une réponse instantané !

Tablature Guitare Starwars : Rogue One au Retour du Jedi !

tablature guitare starwars

Star Wars est bien plus qu’une saga cinématographique, c’est une véritable odyssée stellaire. Avec les sabres laser, les star destroyers et l’éternel conflit entre la lumière et le côté obscure, on en oublierait presque une composante essentielle ayant contribué au succès de la série : la musique. On l’a doit au grand John Williams, et il est temps pour nous de lui faire honneur. Sur MyMusicteacher, on retrouve la tablature guitare starwars.

Plus qu’une tablature guitare starwars : des exercices interactifs sur MyMusicTeacher

Sur notre application, nous avons prévu un pack dédié aux fannas de Star Wars et des arrangements de John Williams. Un pack composé des plus grand titre de l’univers. De Tatooine à Dagoba, vous retrouverez :

  • Le Thème principale en fingerstyle
  • Cantina Band
  • La marche impérial avec solo

Trois morceaux fractionnés en plusieurs partis à difficulté croissante (pour qu’il y ai un peu de challenge quand même 🙂 ). Avec le système d’exercice interactif MyMusicTeacher, votre appareil détecté automatiquement le son de votre instrument. Nous vous corrigeons en temps réel. Aussi, une piste d’accompagnement avec instrument virtuelle vous permet d’avoir une belle idée du morceau en rythme. La barre de tempo permet d’adapter le morceau à votre rythme.
 

Exercice guitare star wars
Un exercice guitare star wars avec l’interface de jeu de l’application MyMusicTeacher.

 
Commencez lentement, puis accélérer jusqu’à la maitrise du morceau !

John Williams, un compositeur caméléon

Instant découverte, vous allez certainement entendre parler de John Williams durant cette période de fête. En effet, saviez-vous que le monsieur est aussi l’auteur des musiques de Maman j’ai raté l’avion ? Le célèbre film ou le jeune Kevin McCallister est laissé seul chez lui pour Noël et va s’occuper d’une bande de cambrioleur ?

john williams star wars
Le légendaire compositeur John Williams. 60 ans de carrière à nous faire rêver !

Il faut dire que l’homme n’est pas à son coup d’essai. En plus de Star Wars, on lui doit les thèmes de :

  • Les dents de la Mer
  • E.T. L’extra-terrestre
  • Jurassic Park
  • Harry Potter
  • Indiana Jones
  • Superman
  • La Tour Montparnasse Infernale

On avoue, on a placé un intrus dans la liste.

Astuces pour apprendre à jouer comme Francis Cabrel à la guitare !

francis cabrel guitare

Francis Cabrel n’est peut-être pas le guitar hero français, mais c’est un artiste qui sait faire voyager l’auditeur. Véritable maître de l’émotion à la guitare, Cabrel mêle son jeu folk très acoustique avec un chant naturel et posé. Nous allons dans cet article, étudier le personnage et ses techniques de jeu si particulières. Apprenons ensemble à jouer comme Françis Cabrel !

Affinités musicales et lancement de sa carrière

Originaire du Lot-et-Garonne dans le sud, Francis Cabrel reçoit sa première guitare à 13 ans. Très jeune, il tombe sous le charme du style de Bob Dylan, Leonard Cohen ou encore Neil Young. Dès 17 ans, il commencera à monter divers groupes de folk rock qui ne tiendront pas longtemps. À 19, il se fait renvoyer de son lycée pour indiscipline et partira travailler dans un magasin de chaussures tout en jouant dans des bals locaux.
 
C’est à 21 ans que la chance lui sourit, il gagnera un concours lancé par Radio Sud avec une composition personnelle dédié à sa femme : Petite Marie. Son deuxième album, Chemin de traverse, va être porté par son titre phare : je l’aime à mourir.
 

 
A partir de cette chanson, la renommée de l’artiste va exploser et les albums de Francis Cabrel vont trouver leur public. Depuis, et à ce jour, ce sont plus de 25 millions d’albums qui ont été vendu.

Les spécificités du jeu de guitare de Francis Cabrel

Le jeu de Cabrel est basé sur deux techniques essentielles du fingerstyle : les arpèges et le fingerpicking. Essentiellement acoustique, il joue sur une guitare folk en acajou réalisé par le luthier Franck Cheval. Préférant les guitares de luthier aux guitares de série, un long partenariat va lier les deux hommes. Sa deuxième guitare a par exemple été fabriqué pour la tournée ” Hors saison ” en 2000. Francis Cabrel demande à Franck Cheval la même guitare que sa première en acajou, mais avec un diapason plus long de manière à l’accorder un ton plus bas sans que les cordes soient trop souples. Ce, pour lui permettre de chanter dans sa tonalité sans avoir à changer d’accordage ou utiliser un capodastre.
 
Très sobrement accompagné en concert, Cabrel se cantonne au combo guitare voix pour la plupart de ses compositions. Argumentant ses propos avec des slides, hamers-on et pull-off. Un cocktail gagnant que l’on étudie ensemble dans cette vidéo du morceau ” La Corrida ” :
 

 

Les meilleurs tablatures de Francis Cabrel sont sur MyMusicTeacher : Top 9 des morceaux

Nous avons séléctionné les oeuvres où la guitare se ressent le plus. Francis Cabrel étant un expert du fingerpicking et des arpèges, on va découvrir de nombreuses lignes mélodiques. La percussion se jouant avec la paume de la main droite, il ne manque plus que l’alternance des basses pour faire sonner un morceau de Cabrel. Jouer simplement la séquence d’accords ne ferait pas honneur à la musicalité de ses chansons.
1. Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerais
2. La cabane du Pécheur : véritable classique de la folk française provenant de son album ” Samedi soir sur terre ” écoulé à plus de 4 millions d’exemplaires. La guitare a été co-écrite avec le guitariste français Jean-Pierre Bucolo.
3. Octobre
4. Il faudra leur dire
5. C’est écrit
6. C’était l’hiver
7. Encore et encore
8. Petite Marie : La chanson qui a rêvelé Francis Cbarel reste une de ses meilleurs à ce jour. Nous la plaçons en huitième position !
9. Le Chêne Liège
 

francis cabrel guitare
Francis Cabrel en concert à la 18ème édition des Vieilles Charrues.
 
Et vous, que pensez-vous de notre classement ?

Tablatures & cours sur les musiques de Noël et de Fêtes à la guitare !

musiques de noël guitare

La période des fêtes est enfin là ! Pour faire profiter la famille du souffle de l’hiver, MyMusicTeacher vous propose une série de cours et tablatures. Le thème bien sûr, c’est les musiques de Noël et de fête à la guitare !

Les musiques de Noël et de fête à la guitare

Au programme, un cours spécial musiques de Noël ! Plus précisément, une rediffusion de notre cours en direct du 17 décembre dernier. Le cours commence à partir de 14 minutes. Frank vous a préparé les morceaux suivant :

  • O Holy Night, ou ” Cantique de Noël ” en français est un célèbre morceau composé par Adolphe Adam en 1847. Il est issu du texte du marchand français du 19ème siècle Placide Cappeau.
  • Silent Night, le célèbre chant de NoëL autrichien de 1818 connu sous le nom de ” Douce nuit, sainte nuit ” en français.
  • We wish you a Merry Christmas, ou ” Nous vous souhaitons un joyeux Noël ” en français est un célèbre cantique anglais datant du 16ème siècle.

Toutes trois donc des chansons traditionnelles, reprises des centaines de fois par de nombreux artistes. Nous y étudierons les arpèges, les mélodies et le fingerpicking.