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Jimi Hendrix, le guitariste et ses morceaux blues et rock

Jimi Hendrix, le guitariste et ses morceaux blues et rock

Sur les traces du « voodoo child »

S’il est un musicien dont on a pisté le moindre souffle sur de la bande, c’est bien Jimi Hendrix. Cet artiste majeur dans l’Histoire du rock avec un grand « H » oui, aimait déjà laisser quelques indices sur ses activités débordantes. Mais les fins limiers qui gèrent son héritage sont passés maîtres dans l’art de débusquer le moindre accord de guitare. En l’an 2000, pour fêter les 30 ans de sa disparition prématurée, nous eûmes droit à un super coffret « malle aux trésors » qui compilait bon nombre de prises live ou alternatives. Ce travail d’orfèvre remplissait quatre CD. On ressort aujourd’hui la chose enrichie de quatre nouveaux inédits. Cela suffit à affoler les complétistes et tous les autres fans…

Rares sont les artistes autant « couvert » après leur mort. Généralement le nouveau disparu à droit à un « best of » ou quelques raretés pêchées ça et là pour la postérité, puis exit… Pour Jimi, il en va tout autrement, régulièrement on découvre quelques perles rares que l’on tente d’égrener au long d’un nouveau CD au titre ravageur. Le bon côtoie parfois le moyen et aussi le très bon, mais, parfaire la connaissance de cet artiste unique reste intéressant quoiqu’il arrive. En termes de ventes d’albums, Hendrix n’est pas un recordman, comparé aux centaines de millions d’albums écoulés par les Beatles et les 11 milliards vendus (depuis et après son décès) par Elvis le roi du rock. D’après notre spécialiste national de la question « Hendrixienne », le respecté Yazid Manou pencherait pour un chiffre allant entre 50 et 70 millions de copies dans le monde dont un bon million dans l’hexagone depuis 1990. Mais en l’occurrence les chiffres ne signifient rien en regard de l’énorme apport dans la musique et la guitare que fut la carrière météorique de notre OVNI. Plus de 40 ans après sa disparition, il se trouve que les fans, jeunes et moins jeunes, restent à l’affût de tout ce qui pourrait être un témoignage de l’activité du maître…

Nous allons passer en revue le coffret luxueux, simplement titré The Jimi Hendrix Experience, paru en 2000 célébrant le 30ème anniversaire de la mort du héros. C’était un bel objet proposé dans un cartonnage enrobé de velours pourpre au lettrage doré. Il existait aussi la version vinyle fort prisée des amateurs, mais précisons qu’il sera difficile de mettre la main dessus. Le coffret d’aujourd’hui garde sa couleur pourpre et ses lettres d’or, mais le velours a fait place à un joli vernis brillant. Le contenu part de la même base de titres live ou de prises alternatives mais se voit enrichi de quatre nouveaux inédits que nous distinguerons dans un encadré spécifique, le tout dispatché sur quatre CD.

Hendrix tenant sa guitare de gaucher.
Hendrix était un guitariste gaucher !
 

Son premier CD

 
Purple Haze
 
C’est dans le vestiaire d’un club londonien qu’Hendrix triture le fameux riff d’intro qui deviendra légendaire. Chas Chandler entendant ce début prometteur intime l’ordre à Jimi de continuer et d’en faire un titre entier. Il s’agit ici d’une version alternative sur laquelle le groupe joue soudé comme un rock.
 

 
Killing Floor
 
Un titre rare capté à l’Olympia en 1966 alors que le groupe ouvre pour Johnny Hallyday. Version rare de ce grand classique de Howlin’ Wolf que Jimi mettait toujours  à son répertoire. Une approche plus que fracassante pour l’époque.
 
https://www.youtube.com/watch?v=hMkdhVQMBHY
 
Hey Joe
 
Toujours live à l’Olympia, le gang donne une version toute aussi compacte que celle enregistrée sur le simple sorti peu de temps après. Même sur les ballades lentes et bluesy comme celle-ci, Jimi installait ce climat unique, un mélange de hargne et de puissance, avec le côté suave de sa voix déjà hyper assurée.
 
https://www.youtube.com/watch?v=W3JsuWz4xWc
 
Foxey Lady
 
En Décembre 1966, Jimi sous la houlette de Chas Chandler travaille déjà à ce qui sera le premier album. Voici ici une mouture de cet excellent titre, sexy en diable, assez proche de la version retenue qui deviendra par ailleurs « Foxy Lady », nuance…
 

 
Highway Chile
 
La maîtrise de la composition que possédait Hendrix encore tout jeune se fait entendre ici. Cette version est une alternative, alors que l’on proposait deux versions, stéréo et mono comme souvent à l’époque, ce titre ne sorti qu’en mono. Ici la guitare du maître est très très devant, c’est imparable.
 
https://www.youtube.com/watch?v=km1zexw2vAU
 
Hey Joe
 
Le groupe fait un saut à Londres après les quatre premiers concerts en France de la tournée Hallyday de 1966. Il en ressort cette version de travail, déjà prestement arrangée avec les choeurs et toutes ses couches de guitares tranchantes. La prise live dans le studio nous fait entendre Jimi demander plus de voix dans ses retours… Du vécu en somme !
 

 
Title #3
 
Voici une piste de travail initialement prévue pour Are You Experienced, dont Jimi n’avait pas encore trouvé de titre, elle est retransmise telle quelle ici. Le son est nerveux et la mise en place nickel.
 

 
Third Stone From The Sun
 
Ce morceau de bravoure qui était un sommet du premier album approche les 9 minutes. Hendrix, fan de science-fiction, nous embarque dans son délire psychédélique. On entend ici Jimi et son manager tenter une intro parlée, qui sera ensuite écartée, pour en incorporer juste quelques mots dans les premières mesures jouées.
 

 
Taking Care Of No Business
 
Cet inédit date de 1967. C’est un genre de maquette pas encore aboutie, sur laquelle Jimi s’accompagne en rythmique aidé juste d’un tambourin. Ambiance jazz/blues, plutôt éloignée des approches psychédéliques habituelles, mais intéressante en cela même…
 
https://www.youtube.com/watch?v=Nr6g6AGL5NY
 
Here He Comes (Lover Man)
 
Nous avons ici les pistes instrumentales pour ce titre prévu aussi pour le premier album. Le groupe joue live dans le studio, comme s’il était sur les planches. Chandler qui dirige les séances à pour habitude de pousser le groupe au maximum de ses possibilités.
 

 
Burning Of The Midnight Lamp
 
Une ébauche tentée ici en studio de cet étrange titre qui sera ensuite finalisé pour la sortie en single. C’est Jimi qui s’emploie en personne à décliner cette grille spéciale, sur un clavecin déniché dans un coin de l’Olympic studio.
 
https://www.youtube.com/watch?v=j60OzzR7mMk
 
If Six Was Nine
 
Encore une séance de travail malgré tout assez finalisée pour ce titre exceptionnel dans l’écriture du voodoo child. Riff malin et breaks impeccables avant le déluge, plus un texte inspiré… Du grand art. Notons la présence de Chas Chandler et de Graham Nash dans les chœurs. Tout est déjà là…
 

 
Rock Me Baby
 
Version sur speedée reprise du concert de Monterey. Jimi qui opère son retour sur son sol natal en juin 1967 donne le maximum car il a tout à prouver sur ses propres terres. Le résultat est plus que convaincant.
 
https://www.youtube.com/watch?v=jCOoYeNVUTk
 
Like A Rolling Stone
 
Hendrix s’est toujours dit fan de Bob Dylan, il le prouve ici en proposant une version live de l’œuvre majeure du barde folk, elle aussi saisie lors du festival de Monterey ou l’ambiance s’avère très très chaude en plein « summer of love… Vu qu’on est gentils, voici un cours de guitare avec sa tablature sur All along the watchtower
 

 

Le deuxième album d’Hendrix

 
Sgt. Pepper‘s Lonely Heart Club Band
 
Fan de Bob, mais aussi des Beatles qu’il admire pour leur puissance pop. Jimi livre ici sa relecture du titre qu’il a entendu quelques jours avant, c’est court mais dense. C’est une piste live recueillie à Stockholm en septembre 1967.
 

 
Burning Of The Midnight Lamp
 
Issu du même concert Suédois, Hendrix  annonce le titre qu’il joue pour la première fois sur scène. Le trio en super forme nous fait carrément oublier la version studio.
 
https://www.youtube.com/watch?v=j60OzzR7mMk
 
Little Wing
 
Une version alternative, sans la voix, de ce titre fantastique qui nous montre un Hendrix inspiré tant dans la rythmique que dans le solo qu’il attaque à l’arrachée. Le titre finalisé deviendra l’un des sommets du second album, Axis Bold As Love, et sera souvent repris par les adorateurs du maître… Une grille limpide avec un solo monstrueux et la poésie métaphorique à laquelle Jim nous a habitué.
 

 
Little Miss Lover
 
L’un des premiers titres abordés toujours pour le second album, qui donne d’emblée la couleur qu’aura quasiment tout le disque. Concis et carré, nous avons ici une version assez proche de la définitive mixée par Jimi et Chas Chandler et déjà truffée de ces petits effets panoramiques.
 

 
The Wind Cries Mary
 
Retour à l’Olympia cette fois en 1967 où Hendrix tient la vedette. Version claire et belle livrée telle que le groupe la jouait en studio, ni plus ni moins.
 

 
Catfish Blues
 
Issue du même concert, cette version est étonnante de dextérité. Il est drole d’entendre Hendrix demander au public Français s’il a entendu parler du Mississippi, de Muddy Waters et de John Lee Hooker… On entend ici un décalquage de ce qui deviendra « Voodoo Chile » sur Electric Ladyland. Un bel hommage aux bluesmen cités plus haut.
 

 
Bold As Love
 
Encore l’une des ébauches instrumentales avant d’y apposer le vocal. Celle-ci fut titrée « Track #4 » sur la bobine avant d’être baptisée « Bold As Love », pas loin du titre de l’album donc. Il s’agit d’une longue prise qui servira de base à la définitive. La longue improvisation du solo montre à quel point Hendrix cherchait la perfection. Il faudra plus de 27 prises pour arriver à la bonne…
 
https://www.youtube.com/watch?v=sXjJhm7KBII
 
Sweet Angel
 
Cette maquette exécutée par Jimi seul, servira de base au titre « Angel », qui deviendra l’une des ballades significative du travail de l’artiste. Il s’agit d’un brouillon malgré tout assez abouti, comme beaucoup de choses qu’Hendrix faisait seul.
 

 
Fire
 
Une version live furieuse de ce titre échevelé. Les trois membres sont à fond et se donnent lors d’un des premiers concerts de la tournée Axis Bold As Love sur le sol américain. Cela se passe en mars 1698.
 

 
Somewhere
 
Le groupe s’est transporté à New York aux studios Sound Center. En amont du travail sur Electric Ladyland qui commencera un mois plus tard, le trio couche sur la bande ce titre jamais sorti officiellement.
 

 
(Have You Ever Been To) Electric Ladyland
 
Nous y voici, nous sommes aux fameux studios Record Plant à New York toujours. L’ingénieur du son Eddie Kramer demande à Hendrix le titre de la pièce qui suit, et ce dernier lui répond simplement « Electric Ladyland ». Il s’agit néanmoins d’une étude harmonique qui sera finalisée plus tard. L’ombre de Curtis Mayfield plane sur les superbes legato de notes de guitare sur le son pur de la Stratocaster.
 
https://www.youtube.com/watch?v=gLEQGEuFswc
 
Gysy Eyes
 
Les choses se tendent définitivement entre l’artiste et le Manager Chas Chandler. Jimi n’accepte plus que ce dernier interfère dans sa création et les vues de chacun sur l’album à venir Electric Ladyland, divergent jusqu’à la rupture… Une version de ce titre assez complète qui recèle déjà toutes les finesses futures.
 

 
Room Full Of Mirrors
 
Sur ce titre sorti des séances d’Electric Ladyland, Hendrix accompagné à l’harmonica par Paul Caruso, fait carillonner sa guitare comme s’il y en avait trois…
 

 
Gloria
 
L’Experience réside en Californie et profite de cette escapade pour graver ce bel hommage à Van Morrison qui ne peut que s’enorgueillir de cette attention. Hendrix le sort presque à la lettre près si ce n’est cette puissance incroyable tant vocale qu’instrumentale.
 

 
It’s Too Bad
 
 
Nous sommes là en 1969. Exit l’Expérience. On trouve Buddy Miles à la batterie et Duane Hitchings à l’orgue. Un joli blues formel fondé sur un accord unique sur lequel Jimi aimait laisser courir sa guitare toujours inventive.
 

 
Star Spangled Banner
 
Bien avant la version « explosive » de Woodstock, Hendrix avait « exécuté » cet hymne lors des séances de Rainbow Bridge. Il utilise pour la première fois un 16 pistes et s’en donne à cœur joie. Eddie Kramer en fera un mixage posthume en 1971. C’est sur cette note que nous vous proposons maintenant d’apprendre un solo plus ou moins facile de Jimi Hendrix !
 

 

L’envolée de Jimi Hendrix

 
Le troisième album guitaristique de Jimi
 
Stone Free
 
Trois ans après l’original prévu pour Are You Experienced, Hendrix décide de réenregistrer ce titre qui figurait sur la face B du simple « Hey Joe ». Une relecture plus soul et plus ramassée qui annonce aussi ce qu’Hendrix envisageait pour son quatrième album studio…
 

 
Spanish Castle Magic
 
Belle version nerveuse et pulsante de ce titre revisité par les membres originaux de l’Expérience à Londres en février 1969.
 
https://www.youtube.com/watch?v=UY1DuGy2knc
 
Hear My Train A Coming
 
Le même jour que le titre précédent, le trio magique grave ce blues joué avec le gros son, celui qu’Hendrix chérissait. Il se cite un peu en invoquant le « Voodoo Child », qui d’autre..
 

 
Room Full Of Mirrors
 
Voici une version assez différente de la première où l’on entend Hendrix donner les indications à la section rythmique composée pour l’heure par Billy Cox à la basse et Rocky Isaac à la batterie. Le tempo est plus échevelé.
 

 
I Don’t Live Today
 
Du Live épique récolté au Forum de Los Angeles en avril 1969. Les membres originaux sont toujours présents, et la longue intro de batterie inexistante sur la prise studio vaut le détour. La force est avec eux ce soir-là…
 

 
Little Wing
 
Un live de « Little Wing » ne se refuse pas car on entend Hendrix et son gang ressortir au millimètre près tous les plans de l’original. La perfection n’est pas loin et ça a lieu au Royal Albert Hall de Londres le 24 février 1969.
 

 
Red House
 
Ce titre fut toujours l’un des sommets des shows du band. Jimi aimait le pousser le plus loin possible. Sa maîtrise du blues « traditionnel » ne fut jamais contestée mais ici elle est juste magistrale.  Plus de treize minutes de bonheur intégral.
 
https://www.youtube.com/watch?v=lob9lLXYCoc
 
Purple Haze
 
Encore du live capté le même soir au même endroit, soit aux Sports Arena de San Diego me 24 mai 1969. Hendrix en forme lâche un solo époustouflant.
 

 
Voodoo Child ( Slight Return)
 
Retour à l‘Albert Hall pour ce classique interprété quasi identique à la version studio, avec peut-être un supplément d’intensité, si c’est possible…
 
https://www.youtube.com/watch?v=cHJRIlNXwdk
 
Izabella
 
La fin de la tournée entérine le départ de Noel Redding qui s’en va former Fat Mattress. Hendrix investit les studios de la Hit Factory et grave ce titre avec Billy Cox à la basse. Pour l’anecdote, on sait que sur le solo, Hendrix troque sa légendaire Fender Stratocaster pour une Gibson SG Custom
 

Un quatrième album Blues et loveur

 

 
Message To Love
 
Hendrix décide d’explorer de nouveaux horizons avec sa toute nouvelle section Rythmique, il se tourne vers des choses plus soul et plus funky, peut-être dues à la couleur de ses nouveaux acolytes. Voici l’une des prises studio de ce titre qui fit les grandes heures du live Band Of Gypsys. Les chœurs derrière soulignent  la couleur « r’n’b » de l’approche globale.
 

 
Earth Blues
 
En janvier 1970, Jimi prend clairement une nouvelle direction musicale. Il enrichit sa musique avec différents membres alors que sa période « anglaise » privilégiait le trio. Les guitares sont toujours bien « barrées » par contre…
 
https://www.youtube.com/watch?v=01ajkNoGJMo
 
Astro Man
 
Un joli blues/soul à la Curtis Mayfield dont Jimi avait le talent de restituer. Petits riffs soul et voix doucereuse. Une merveille de mise en place évidemment.
 

 
Country Blues
 
Le mois de janvier 1970 fut d’une richesse énorme, quelques mois avant sa mort, Jimi donnait dans l’hyperactivité musicale pour notre plus grand bonheur. Ici le groupe est à l’unisson comme jamais.
 

 
Freedom
 
Février 1970 voit le retour de l’Anglais Mitch Mitchell aux fûts. Mais le groove sur ce « Freedom » reste le même. Ambiance funk et soul garantie. Ce titre est bien sûr un inédit.
 

 
Johnny B.Goode
 
En concert à nouveau, la nouvelle formation envoie ce classique de Chuck Berry que Jimi connaît sur le bout des doigts. Version sous haut voltage évidemment.
 

 
Blue Suede Shoes
 
Live à Berkeley, Jimi s’adonne à une relecture toute spéciale de ce « classique du rock », déstructuré à souhait à la sauce « Hendrix »…
 
https://www.youtube.com/watch?v=-LPPXfxEjrA
 
Cherokee mist
 
Jim et ses compères sont enfin dans leur lieu… les studios Electric Ladyland… Endroit hyper moderne et suréquipé pour l’époque qui donne toute liberté de création au gang. Ce titre instrumental ne fut jamais édité avant la parution de ce coffret.
 
https://www.youtube.com/watch?v=cafiquzi5vE
 
Come Down Hard On Me
 
Issue des mêmes séances studieuses de juillet 1970, voici ce que Jimi a en tête à l’époque. Un bel exercice de rock’n’soul.
 

 
Ezy Rider
 
Toujours au Record Plant Studio, Hendrix pose les bases de ce titre qui annonce aussi la nouvelle direction. Les guitares entrelacées font preuve d’une belle inventivité.
 

 
Night Bird Flying
 
Tranquille dans son studio où l’artiste passe le plus clair de son temps, voici ce qui ressort de ces séances, avec l’ajout du percussionniste Juma Sultan.
 

 
All Along The Watchtower
Août 1970 fut un mois décisif pour Jimi, il vit bien sur ses dernières heures sans le savoir bien sûr. Ici le groupe en trio ramassé donne une superbe version de ce qui fut gravé sur bande sur Electric Ladyland lors du concert de l’île de Wight de la même année.
 

 
In From The Storm
 
Sur le même concert Hendrix interprète ce petit classique devant pas moins de 600 000 festivaliers ébahis.
 

 
Slow blues
 
Tout fini par ce joli blues lent fait « à la maison » aux studios Electric Ladyland donc. Un genre de bœuf qui ne néglige ni la concision, ni l’inspiration… Hendrix for ever…
 

 

Quatre nouvelles pépites…

 
Nous avons droit donc à quatre inédits retrouvés et restaurés, « Peace In Mississippi », (face B de « Valleys Of Neptune »), un peu le brouillon de « Voodoo Chile » sur Electric Ladyland, dans le côté « monolithique » du développement, mais avec un son de Stratocaster grand comme une cathédrale, de la clarté et du sustain en même temps, immense ! « Burning Of The Midnight Lamp » (émission Dee Time, 22 avril 1967), une version exécutée en direct très fidèle aux arrangements du disque, ce qui n’était pas toujours le cas avec l’intrépide guitariste une fois lâché hors des murs d’un studio, anecdotique pour le commun des mortels mais intéressant tout de même. « Stars That Play With Laughing Sam’s Dice » (single Anglais), ici Hendrix s’essaie à la mélopée « pop/psyché» qui fut aussi son terrain de jeu favori avec sa griffe habituelle, une voix sensuelle et des mises en place compliquées à souhait, si ce n’est le son un peu ténu, une agréable découverte. Enfin « Like A Rolling Stone » (live au Winterland en 1968), magie du live, car Hendrix aimait à renverser les barrières érigées par lui-même et tout comme son ami Dylan, donnait des lectures différentes à chaque prestation. Ce titre était l’un des sommets du répertoire des années 67/68 et ici il est assez fabuleux d’entendre le guitariste improviser une intro en direct tout en tentant de s’accorder ! Il demande la  note sol à son bassiste qui la lui donne dans un son aussi saturé qu’un ciel d’orage. Jimi part dans des volutes et des chapelets de notes avec son fameux legato. Tout ceci emporte le trio dans un tempo un peu ralenti mais que tous tiendront pourtant à la lettre, du grand art et une belle leçon de mise en place scénique. Les oreilles averties noteront que Jimi fait une toute petite citation, peu après le départ du chant, du riff de « I Feel Fine » des Fab Four, amusez-vous à la retrouver…
 

Lui et sa Stratocaster

 
On peut difficilement ne pas associer Jimi à cet instrument mythique. Il n’a pas toujours joué que sur des Strat, mais cette belle histoire d’amour aura duré jusqu’à la mort… Au début on voit Jimi et sa fameuse Gibson Flying V, sortie de la cuisse d’Albert King, il la reprendra sur la fin, au concert de l’île de Wight. Avant cette idylle, Hendrix se sert d’une Fender Jazzmaster, d’une Jaguar, de plusieurs Gibson Les Paul ou même SG. Mais les beaux jours de l’Experience se vivent avec la Strat à la main, d’abord la Fiesta red peinturlurée, qui va se consumer sur les planches du festival de Monterey, puis la sunburst dont on distingue le timbre sur les trois premiers albums, et enfin la blanche avec son manche d’érable à grosse crosse. Il y a aussi la noire que l’on voit sur quelques concerts et qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la « Blackie » de Clapton. Il savait tirer toute la quintessence de cette configuration mythique, trois micros simple bobinage, et un sélecteur (trois positions à l’époque). Son doigté légendaire tirait partie du son clair et pur du micro grave ou bien chargeait le signal d’assauts de fuzz et de wah wah, comme si ce doux animal se dotait de redoutables humbuckers, d’un simple switch. Un art inimitable dont Jimi reste encore le dépositaire… Beaucoup ont essayé et d’autres essaient encore Il existe aussi cette vidéo live au Dick Cavett Show en 1969 où Hendrix se produit avec une nouvelle mouture de l’Expérience (Mitch Mitchell à la batterie, et Billy Cox à la basse). Il a troqué sa Strato contre une magnifique Gibson SG Custom, blanche. Côté amplification, c’est encore lui qui pousse le bouchon, et le volume au passage. Arrivant à Londres, il flashe sur les Marshall. Il va aider la marque à s’imposer. Il superpose deux puis quatre têtes à lampes, chacune de 50 watts, puis deux, puis quatre, puis six de ces gros baffles lourds et carrés équipés chacun de quatre haut-parleurs. Il impose à la concurrence le syndrome « Play it loud ». En attendant, je vais continuer à travailler mes gammes de guitare et mon rythme, qui sait, je connaîtrai peut être un jour tout le répertoire de ce si grand guitariste 🙂
 

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