fbpx
Muse-l’histoire du groupe, le guitariste Matthew Bellamy: matos & tablature

Muse-l’histoire du groupe, le guitariste Matthew Bellamy: matos & tablature

5
(1)

Est-il nécessaire de demander une livraison d’un livre de tablature complet sur Muse chez Hal Leonard ou d’aller sur Ultimate Guitar pour trouver ce que vous cherchez ? Après plusieurs recherches d’articles sur des solutions alternatives et innovantes, tu es enfin sur celui où tu trouveras tout ce qu’il te faut : des infos sur l’histoire du groupe, ses origines, son son, son matériel, et évidemment le travail de guitare de Muse sur tablature pour jouer tes morceaux préférés !

Depuis la première fois qu’ils ont détruit tout l’équipement scénique à l’âge de 16 ans lorsqu’ils n’étaient encore que de jeunes punks, les trois enfants sans prétention du Devon tracent leur voie pour devenir le plus grand groupe de rock britannique sur cette planète ou sur une autre. Ce power trio, emmené par le guitar hero futuriste Matthew Bellamy, a toujours été prêt pour les grandes scènes, prêt pour devenir un groupe de stade comme on dit.

De la bataille des groupes remportée à Teignmouth en 1996, au tout premier concert joué à guichets fermés dans le nouveau stade de Wembley, l’histoire de l’ascension stratosphérique de Muse vers la gloire est l’une des plus fascinantes et incendiaires du rock britannique : séances de spiritisme, aliens, théories du complot, jet-packs, hallucinogènes, contrôle mental, cavaliers martiens, Berlioz, nuits endiablées, falsettos… Muse joue une musique parmi la plus puissante, grandiloquent et magnifique de nos temps, avec des globes terrestres gigantesques et des satellites sur scène.

Faisons ensemble une plongée dans leur univers musical, puis dans le notre pour découvrir toutes les tablatures de Muse que nous vous proposons en cours vidéo.

Le groupe de power pop Muse, avec son guitariste Matthew Bellamy, le bassiste Christopher Wolstenholme, et le batteur Dominic Howard.
De gauche à droite :  ‎Christopher Wolstenholme (bassiste), Matthew Bellamy (guitare/piano) & Dominic Howard (batterie)
Mais quelle est leur histoire, leur matos, et puis-apprendre à jouer du Muse par tablature ?

Muse et sa révolution à la guitare

L’histoire du trio gagnant de la power pop commence avec Rocket Baby Doll, un petit combo local de Teignmouth, un bled paumé dans le Devon, en Angleterre. Le groupe typique d’adolescents révoltés du milieu des 90’s, né d’une onde de choc sonore redoutable entre deux entités musi- cales rebelles et subversives : Nirvana et Rage Against the Machine. Le guitariste chanteur Matt Bellamy s’est fait les (g)riffs en reprenant des morceaux de Nirvana, d’AC/DC et des Smashing Pumpkins. Ce répertoire, il l’a, petit à petit, émaillé de ses propres compositions, emportant dans son sillage ses deux potes Dom Howard (batterie) et Chris Wolstenholme (basse).

Le destin du baby band aurait pu s’arrêter là, sans une victoire remportée à l’énergie lors d’un tremplin régional en 1996. Ce jours-là, Matt, en état de choc, prend pleinement conscience de son potentiel et de celui de son groupe. Il décide, alors, d’enclencher le turbo et de se donner les moyens de réaliser le rêve de sa vie : hisser son groupe au sommet du rock britannique.

Deux ans plus tard, le trio se rebaptise Muse et la suite appartient, désormais, à l’histoire. Une signature sur Maverick (le label de Madonna), un chapelet de chefs- d’œuvre et des Awards comme s’il en pleuvait. En 8 albums (le dernier en date s’appelle “Simulation Theory”, avec sa pochette à la Ready Player One), Muse est tout simplement devenu le groupe rock leader de la scène européenne, gravissant les échelons du succès à une vitesse météorique.

Dans le même temps, Matt Bellamy s’est imposé comme l’un des guitaristes les plus novateurs du début du siècle, avec un jeu enflammé, aussi brillant qu’inspiré, avec une variété synthétisant à la perfection les influences du rock classique, du punk, du progressif et du heavy métal.

La prochaine mission ? Mettre à genoux les USA. Pour l’instant, ils sont détenteur du record du plus grand nombre de guitare cassées pendant UNE SEULE tournée (l’Absolution Tour en 2004). Le leader Matthew Bellamy en a détruit 140 ! C’est vrai que ça valait bien une place dans le Guinness Book depuis 2010. Déjà au tout début de leur carrière, il avait un budget de 150 £ par concert juste pour casser des guitares sur scène. Si c’est pas rock’n’roll ça !

Un exemple de cours de vidéo/tablature pour jouer Muse à la guitare életrique

Rockeur prédestiné ?

Vous pensez que Matt Bellamy est un génie de la gratte sorti de nulle part ? Pas tout à fait ! Son père, George Bellamy, est, lui aussi, un guitariste d’exception et même une ex-star. Dans les 60’s, il exerçait son talent au sein des Tornados, un groupe ultra technique pour l’époque et qui était en compétition avec les Shadows. Leur tube instrumental « Telstar », qui a cartonné en 62 en Angleterre a, même, influencé David Gilmour et Pete Townshend, c’est dire ! Avec un tel paternel, difficile de ne pas chopper le virus de la rock’n’roll music, bien que sa vision du métier de musicien ne soit pas franchement glamour durant son enfance, comme il l’explique : « Mon père s’est fait cramé par cette industrie. Il n’a jamais touché une tune pour ce qu’il a fait. À la maison, je n’ai jamais eu l’impression d’être élevé par une personne célèbre, puisqu’il avait quitté ce milieu pour exercer un boulot normal. Mais, il jouait tout le temps de la guitare dans notre salon. » Il reconnaît, tout de même, avoir été influencé par la musique des Tornados, et, notamment, par le psychédélique « Telstar », dont il s’est inspiré pour le riff de « Knights of Cydonia », sur l’album Black Holes and Revelations : « Ce morceau reste très original, surtout pour l’époque à laquelle il est sorti. C’est peut-être pour cela que l’idée d’innover est, aussi, présente dans ma propre musique ».

De Rachmanivov à Cobain

Pourtant, Matt ne s’est refugié dans la guitare qu’à l’adolescence, lorsqu’il a commencé à composer ses propres chansons, afin d’exorciser sa souffrance, suite au divorce de ses parents qu’il a très mal vécu. Il avoue : « Je pense que c’est un peu grâce à mon père que j’ai commencé la gratte. Il me manquait tellement que jouer était une façon de me rapprocher de lui. » Bien avant de péter les plombs en écoutant Hendrix et Kurt Cobain, Matt jouait du piano en dilettante et on peut dire que les premiers musiciens qui l’ont influencé ne se mettaient pas franchement les doigts dans la prise. Jugez plutôt : Sergueï Rachmaninov, Frédéric Chopin, Serge Prokoviev, Hector Berlioz… D’ailleurs, ces compositeurs ont largement contribué à affûter son sens de l’écriture par la suite au sein de Muse et il n’est pas vraiment étonnant de tomber sur des interludes pianistiques néo-classiques à l’intérieur même de chansons telles que « Space Dementia », « Hoodoo » et bien évidemment « Butterflies and Hurricanes ». Depuis le premier album de Muse, Showbiz (1998), l’héritage du piano classique est, de plus en plus, présent dans la musique de Matt. Il explique : « L’arpège de « Sunburn » ne sonnait pas bien à la guitare, alors, j’ai décidé d’essayer de le jouer au piano. C’est ce qui m’a redonné goût à cet instrument. » Mais l’ambition de Matt va plus loin et le musicien lorgne vers les grandes masses orchestrales. Le grand final « Exogenesis », sur le dernier album The Resistance, n’est peut-être qu’un avant-goût de ses talents d’arrangeur et de ses ambitions symphoniques : « Je ferai probablement d’autres pièces épiques avec ce type d’orchestration », nous avouait-il en 2009.

Le groupe Muse et ses trois membres
Une basse, un batteur et l’excellent Matthew Bellamy à la guitare et au chant, voici la refaite parfaite pour réussir des morceaux incroyables !

La guitare et l’attitude

Si Matt est, irrésistiblement, attiré par l’esthétique musicale des grands compositeurs romantiques, la guitare reste l’outil le plus approprié pour canaliser sa rage et son inspiration immédiate. Il y va, même, de sa petite analyse : « La guitare est un instrument plus ludique et spontané. Avec elle, on n’est pas totalement contrôlable et prévisible. Elle m’incite à jouer d’une façon plus improvisée et à repousser mes limites, quitte à commettre certaines erreurs. » La guitare sur laquelle il a débuté n’est autre que la demi-caisse sur laquelle son père George avait enregistré les hits « Telstar » ou « Robot » : « Mes mains étaient trop petites pour me permettre d’écarter suffisamment les doigts et jouer des accords. Je jouais en open, avec un bottleneck. »

Un son en béton armé

Muse puise, abondamment, dans les textures électroniques et orchestrales, pour bâtir les arrangements de ses morceaux, mais sa colonne vertébrale reste la guitare de Matthew, dont le son massif est omniprésent sur des titres tels que « Hysteria », « Plug in Baby » (sans nul doute, l’un des plus grands riffs des années 2000), « Knights of Cydonia », ou « Unnatural Selection », même si la six-cordes est un peu plus en retrait sur Resistance, puisque la majorité des morceaux a été composée au clavier. Au moment des prises, Matt ne lésine pas sur les moyens, combinant entre eux de nombreux amplis (Marshall Super Lead modifié, Vox AC30, Diezel, Matchless, Dickinson, Mills Acoustics, etc.).

Véritable savant fou, il expérimente, beaucoup, au niveau des prises de son, utilisant au maximum les ambiances naturelles des cabines de son studio : « Étant donné que nous sommes un trio, nous pouvons utiliser beaucoup de micros sur nos instruments. Personnellement, il m’arrive d’en disposer une vingtaine autour de mes enceintes. Les micros de proximité sont pré-mixés, mais les nombreuses pistes d’ambiance nous offrent une grande flexibilité au moment du mixage. » Cette technique lui permet d’obtenir un son bien « fat ».

Un exemple de cours de vidéo/tablature pour jouer Muse à la guitare acoustique

Les nouveaux Queen ?

Depuis Black Holes and Revelations (2006), Matthew Bellamy et ses deux compagnons de route semblent chasser de plus en plus sur le territoire de Queen. Sur le dernier album du groupe, The Resistance, le titre « United States of Eurasia » est presque un clin d’œil au groupe de Brian May. Le guitariste de la Reine, enchanté par cette filiation, ne tarit pas d’éloges concernant le trio : « Ce sont des musiciens extraordinaires, de vrais virtuoses. J’aime la façon dont ils laissent exploser leur folie. En plus, tout comme nous, ils sont très sarcastiques et j’aime ça. » La classe !

Les autres guitares

Au début de Muse, Matt jouait sur une Yamaha Pacifica et une Peavey Wolfgang, qu’il avait acquise uniquement parce qu’elle était équipée d’un capteur Roland GK-2. Cette dernière a été détruite sur scène et lancée dans le public par Matt. Bien d’autres guitares ont bénéficié de ce triste sort (la liste est longue : Ibanez Iceman et Destroyer, Jackson Rhoads, PRS Billy Martin). Matt collectionne les guitares et les basses. Il possède quelques belles pièces de chez Fender, Gretsch et Gibson, ainsi qu’une guitare en Plexiglas Dan Armstrong.

Une armada d’amplis

En bon scientifique du son de guitare, Bellamy possède quelques-uns des meilleurs amplis, jamais construits en ce bas monde. Les modèles les plus vintages (Vox AC30, Marshall Super Lead 1959HW, Fender Twin Reverb Black Silver) côtoient la fine fleur de la production actuelle (Diezel DH-4, Budda Superdrive Series II, Soldano Decatone, Dickinson MK2, Matchless DC-30). Quand on a les moyens…

Des effets bœuf

Le pedalboard de Matt est constitué d’un pédalier de contrôle Liquid-Foot Pro MIDI Controller, de deux pédales de volume Ernie Ball et d’un accordeur Korg. Dans le rack, on trouve un delay en rack tc electronic 2990 et un switcher d’amplis Skydstrup (recommandé à Matt par The Edge), une unité Line 6 Echopro, un harmoniseur Eventide et quelques pédales (deux Z.Vex Fuzz Factory, deux Digitech Whammy, un compresseur Robert Keeley).

Muse et le guitariste du futur ?

Le style unique et généreux de Matt, alliant puissance, sensibilité et délires sonores semble mettre tous les guitaristes d’accord, qu’ils soit du même monde musical que lui ou non. Et pour cause : le pistolero du Devon est, probablement, le seul à incarner à la perfection le son d’une époque à laquelle les informations fusent par milliers et se télescopent à la vitesse de la lumière. Nous lui laisserons le mot de la fin : « Je suis un musicien très curieux, une sorte d’explorateur. Je me plonge dans toutes les musiques, sans a priori, pour y piocher des éléments intéressants et en nourrir mon propre jeu. Cela vient sûrement du fait que je suis un musicien de la nouvelle génération et que j’ai évolué avec internet. Suis-je un guitariste futuriste ? Je ne sais pas… Peut-être pourrais-je un jour me téléporter pendant les concerts. (rires) »

Pour autant, il essaye de ne pas abuser de trop nombreuses couches de doublage : « Sur les trois premiers albums, je doublais, triplais ou quadruplais mes parties. Désormais, je préfère miser sur une seule piste principale qui tienne debout d’un bout à l’autre. Finalement, le son est plus puissant et efficace. » Autre technique diablement efficace : lorsque Matt enregistre un riff emphatique avec de gros power-chords, il lui arrive de les splitter en notes individuelles et d’enregistrer chaque ligne séparément. Il les regroupe, ensuite, sur une seule et même piste. Son « dans ta face » garanti. En plus, le groupe reprend avec brio le morceau new kind of kick pour surprendre ses fans à halloween dont nous avons préparé le cours et la tablature version Muse.

Le guitariste du futur Matthew Bellamy, leader du groupe Muse et auteur des plus belles tablatures de guitare existante

Un matos tout droit sorti de Star Trek

Que ce soit sur scène ou en studio, le matos du leader de Muse ressemble à un véritable arsenal. Là encore, il bouscule les conventions et invente de nouveaux concepts pour concrétiser les sonorités les plus folles. Prêts pour un tour d’horizon ?

Manson : des guitares qui tuent

Depuis 2001, les guitares custom du luthier anglais Hugh Manson sont devenues une partie intégrante de l’image de Matt Bellamy. La plupart de celles qu’il a acquises depuis 2006 bénéficient d’une géniale trouvaille de son cru : un Kaoss Pad (écran MIDI rectangulaire permettant de contrôler les paramètres de certains effets digitalement et en temps réel) intégré directement sur le corps de l’instrument. Parmi elles, il y a la Kaoss, la Chrome Kaoss, la Red Glitter, la Black Midi, ou encore la M-1-D-1. Les versions précédentes (007, Mirror, Chrome Bomber, Ali Top, Delorean, Lazer, Bomber) n’en sont pas pourvues.

Autre particularité extraordinaire : la plupart des Manson de Matt embarquent des circuits d’effets intégrés (dont celui de la fameuse Z.Vex Fuzz Factory, de la Phase 90 MXR, ou de la Whammy Digitech). À l’origine, la plupart de ces œuvres d’art étaient montées avec des humbuckers à haut niveau de sortie (Bare Knuckle Nailbomb ou Rio Grande Crunchbox). Pour Black Holes & Revelations, Matt s’est orienté vers des micros de type P-90 (Bare Knuckle Mississippi Queen et BKP92). Pour l’enregistrement de The Resistance, il a fait monter des Kent Armstrong Burstbucker sur quelques-unes des guitares, un micro extrême doté de quatre bobinages qui ne fait pas dans le détail. Six d’entre-elles (007, Kaoss, Red Glitter, Black Midi, Chrome Kaoss et M-1-D-1) sont équipées du Sustainer Fernandes, système combinant un micro et un circuit électronique, ouvrant les portes du sustain infini.

Fan de Muse : plutôt poster ou tablature ?

Parce qu’on va pas tourner autour du pot plus longtemps. On sait pourquoi vous êtes ici, et on sait aussi qu’on ne vend pas des posters sur MyMusicTeacher (et d’ailleurs vous en avez déjà plein dans votre chambre !). Alors il nous reste une seule chose à traiter : les tablatures de Muse, ton groupe préféré.

Petit rappel avant de jouer du Muse : une tablature, c’est quoi ?

Tab (tabs ou tablature) est une méthode d’écriture de la musique jouée à la guitare, à la basse, à la batterie, etc. Au lieu d’utiliser des notes comme dans la notation musicale standard, on se sert des de chiffres. La tablature est probablement la meilleure façon d’apprendre la musique (et les chansons de Muse) pour ceux qui ne savent pas lire des partitions car la lecture est très facile.

MyMusicTeacher sur YouTube : la base de données tablature pour les morceaux de Muse

Et pour ça, pas besoin de long discours, juste un lien pour accéder à tous nos cours vidéos/tablature en stock consacrés de Muse sur la page YouTube MyMusicTeacher. Avec un peu d’entrainement, tu pourras toi aussi jouer ce magnifique solo de Muse très bientôt !

Est-ce que vous avez aimé ?

Cliquez ici pour noter

Note moyenne 5 / 5. Nombre de votes 1

Laisser un commentaire