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Qu’est ce qu’une pédale à la guitare et leurs différences ?

Un assemblage de différentes pédales de guitare pour vous expliquer de qu'est la différence entre toutes ces pédales

Vous avez sûrement déjà entendu parler des pédales d’effet à la guitare, soit dans un magasin de musique, soit auprès d’un guitariste un peu plus expérimenté que vous. Le mot pédale de distortion, overdrive, réverbération et loop ne vous dit rien ? Ne vous inquiétez pas, nous allons détailler ensemble toutes les différentes pédales de guitare qui sont indispensable ou non à votre jeu de guitariste, pour améliorer votre son et rajoute des effets.

Qu’est ce qu’une pédale de guitare ?

Une pédale de guitare et un petit dispositif électronique que vous pouvez contrôler avec votre pied et qui permet, selon ses caractéristiques, d’appliquer un effet à votre son. Vous pouvez brancher une guitare électrique, une basse et même une électro-acoustique afin de changer votre son. Elle peut être branchée sur secteur ou alimentée avec une pile 9V. Je vous conseille d’acheter rapidement une alimentation ! Les pédales sont très gourmandes en piles et vous risquerez de passer votre temps à aller acheter des piles.

La pédale vous permettra donc d’avoir un autre type de son, voici quelques exemples :

  • une saturation donnant un son plus agressif avec la distortion ou l’overdrive.
  • de la réverbération vous donnant l’impression de jouer dans une grande église.
  • un écho, amené par une pédale de delay.
  • ou des effets particuliers comme la wah-wah.

En appuyant avec votre pied, vous allez activer l’effet que contient la pédale. En appuyant une deuxième fois, vous allez enlever l’effet, on dit qu’on le “bypass”. D’ordre général, le prix moyen d’une pédale est compris entre 40 et 180€ en fonction de la gamme et de l’effet attendu.

La différence entre une analogique et une pédale numérique

Vous allez découvrir ici un conflit de puristes. À la base, la pédale d’effet possède un circuit électronique composé de transistor. C’est d’ailleurs en 1962 que la première pédale a été crée. Pour les curieux, c’est une pédale de fuzz, je vous explique tout dans la suite de l’article. Ainsi, un signal analogique traite un signal électrique en entrée avec ses composants, avant de l’injecter en sortie jusqu’à votre amplificateur.

La pédale numérique commence à pointer le bout de son nez en 1980. Le but est d’échantillonner (découper) les signaux audio en un flux numérique. Ensuite, les différents composants à l’intérieur comme des processeurs vont traiter numériquement ce signal. Pour finir, ce signal numérique est reconverti vers un signal audio.

Le grand conflit des guitaristes réside là : les puristes préfèrent les analogiques tandis que les nouveaux guitaristes apprécient les numériques. C’est qu’une simple question de point de vue.

Avantages et inconvénient de la pédale analogique :

  • Son authentique et côté vintage.
  • Ne détériore pas la qualité du signal numériquement.

Avantages et inconvénient de la pédale numérique :

  • Prix inférieur pour des fonctionnalités plus avancées.
  • Permet de coupler plusieurs effets dans une seule unique pédale.
  • Possibilité de mémoriser plusieurs réglages.

Personnellement, j’adore l’aspect vintage de la bonne vieille pédale analogique. Il est même possible de trouver des pédales à lampe, pour donner encore plus de couleur à votre son. Certaines sont devenues incontournables et mythique comme la pédale whammy de wah-wah, le zoom g2 ou la série “me” de boss comme la “me-25” ou la “me-70″Mais niveau pratique et accès à des sons aussi riches que variés, la pédale numérique notamment sous sa forme de multi-effet est incroyable et vraiment amusante !

Les multi-effets, une pédale contenant pleins d’effets

Grâce au numérique, il est devenu possible de mélanger plusieurs effets dans une pédale. Imaginez, une pédale un peu plus large avec un écran, permettant d’obtenir une centaine d’effets différents, avec la possibilité de les mélanger comme vous le désirez et contenant déjà une banque de données pré-configurées (presets) permettant d’avoir en un clin d’oeil le son de vos artistes préférés ? Le tout, avec la commodité du bord : un accordeur intégré, un métronome et même une boite à rythme simulant une batterie. Avec ce type de pédale, vous allez vous amuser des mois entiers.

Personnellement, j’aime beaucoup la palette de configurations possibles avec les multi-effets. J’ai un GT8 de boss qui me sert lors des cours en direct pour mettre de la réverbération, de la saturation et d’autres effets pour le plaisir des oreilles. Le tout, contrôlable uniquement avec mes pieds. Vous pouvez passer d’un son saturé à un son clean en un simple mouvement du pied, plutôt pratique en live ou en concert !

Comment brancher une pédale dans ma chaîne du son ?

De base, une pédale d’effet se branche entre la guitare et l’amplificateur. Néanmoins, il est possible de paramétrer des boucles d’effets et de brancher ainsi ces pédales après le pré-amplificateur. Vous pouvez aussi constituer ce qu’on nomme “un rack” de pédales. C’est un assemblement en chaîne, permettant d’obtenir des sons différents grâce à plusieurs pédales assemblées. Si vous avez de nombreuses pédales, vous pourrez les placer dans un pedalboard, une malette vous permettant de placer vos chéries comme bon vous semble et de les transporter facilement. Pour ceux qui aiment varier, vous pouvez aussi essayer le branchement de la méthode des 4 câbles.

Un pédalboard contenant une pédale de distortion, compression et reverbération.
Un magnifique pédalboard bien rangé, c’est un excellent cadeau pour un guitariste. L’ordre d’assemblage est logique mais rien ne vous empêche à faire des expérimentations.

Les différents sons et effets des pédales

Vous vous en doutez, les ingénieurs et électroniciens se sont amusés à créer des pédales permettant d’obtenir des sons et des effets de dingue ! Sachez qu’il est possible pour vous d’assembler une pédale à la maison en achetant un kit neuf ou d’occasion pour créer et faire sa pédale soi-même.

La saturation : distortion, fuzz et overdrive

Vous aimez les sons saturés ou désirez créer un beau crunch sur votre son ? Ces pédales sont faites pour vous !

  • l’overdrive vous permettra d’atteindre une saturation propre et puissance, ou de donner un crunch à votre son.
  • la distortion est faite pour les fans de metal, elle permet de saturer votre son et d’apporter une couleur particulière.
  • La pédale fuzz est particulière, imaginez une distortion très baveuse et poussée à l’extrême ? La pédale Big Muff en est une référence, à tester absolument !

L’écho : réverbération et delay

Vous avez envie de faire de jolis solos de guitare ? Ne cherchez pas plus loin, ces effets sont faits pour vous :

  • la réverbération vous donnera la sensation de jouer dans une église par exemple. Vous pouvez régler l’intensité de cet effet avec le mix, la durée ou la profondeur par exemple.
  • Le delay donnera une sensation d’écho. En jouant, le son va se répéter plusieurs fois et de moins en moins fort.

Ces deux effets se mélangent parfaitement, je vous recommande d’en mettre peu, c’est cela qui vous permettra d’obtenir un joli son. “less is better” comme dirait l’autre.

Pour configurer le son : compresseur et égaliseur

Vous trouvez que votre son est trop chargé en basse ou en son aigus ? Avec une pédale EQ ou “equalizer”, vous allez pouvoir agir sur les différentes fréquences du spectre du signal de votre son en boostant les basses, creusant les médium et coupant les aigus par exemple. Il existe sous deux formes :

  • L’égaliseur à bandes qui vous permet de régler précisément chaque plage de fréquences.
  • L’EQ paramétrique qui vous permet de creuser grâce à l’amplitude (Q) sur des plages de fréquences déterminées.

Le compresseur, lui, permettra de compresser votre son et lui donner plus d’impacte et de présence.

Pour improviser, la pédale loop

Jouez 4 accords de guitare, appuyez sur votre pédale et laissez là jouer à votre place pour pouvoir jouer de la guitare par dessus ce que vous venez d’enregistrer. C’est ce que propose la pédale loop. Si vous adorez improviser en solo et en live, cette pédale vous permettra de bien vous amuser. Le principe est simple :

  1. Activez votre pédale et jouez 4 accords ou plus.
  2. Appuyez à nouveau dessus.
  3. La pédale a enregistré le son et va le faire boucler.
  4. Amusez vous en improvisant par dessus !

Les effets incontournables : flanger, chorus, vibrato et phaser

Des effets particuliers hors saturation est écho on fait leur apparition et permettent d’effectuer des expérimentations assez particulières dans vos compositions, j’ai nommé :

  • Le flanger, souvent surnommé “l’aspirateur”. La pédale écoute votre son et ajoute des perturbations de temps et de fréquences. Vous avez l’impression que le son se tort dans tous les sens et que votre guitare et doublée (non pas comme dans un octaver qui reprend votre son en rajoutant une octave au dessus ou en dessous).
  • Le chorus vous donne une sensation similaire au flanger. C’est un des effets les plus connus, mais plus harmonieux que le flanger.
  • Le phaser va faire varier votre signal en le mélangeant avec un autre signal retardé selon plusieurs fréquences, vous donnant l’impression que votre son comporte plusieurs phases, une futur et une passée par rapport à ce que vous venez de jouer.
  • Le vibrato : un effet assez original qui va faire onduler votre son à la manière d’un vibrato que vous réalisez normalement à la main

Les pédales d’expression : wah-wah et pitch shifter

Certaines pédales vont faire varier leur son en fonction de votre action sur l’inclinaison de la pédale via la pédale d’expression. C’est le cas de ces deux pédales :

  • La pitch schifter va “pitcher” votre son en l’envoyant dans la stratosphère des aigus. Elle permet d’augmenter ou de diminuer de plusieurs octave votre son à la guitare d’un simple mouvement de pied.
  • La wah-wah est sûrement l’effet le plus populaire, notamment utilisé par Hendrix ou Dimebag Darrel ! La fameuse Crybabyy de Dunlop est la référence à avoir. C’est un filtre passe-bande que vous pouvez contrôler avec votre pied. Si la pédale est baisée, les aigus sont mis en avant. Si elle est basse, ce seront les graves, créant un son “wah-wah”

Les pédales outils : accordeur ou noise gate

D’autres pédales vous aideront dans votre confort de jeu :

  • La pédale tuner ou accordeur vous permet d’accorder votre guitare.
  • La noise gate est très intéressante, elle va supprimer tous les bruits qui ne dépassent pas un certain volume. Du coup, vous allez pouvoir jouer sans vous inquiéter des bruits parasites.
  • Une pédale de volume permet de contrôler le volume (logique)
  • Une pédale boite à rythme permet d’utiliser des rythmes de batterie qui sont pré-enregistrés

Conclusion : est-on obligé d’avoir une pédale ?

Absolument pas, vous pouvez très bien jouer avec les sons de votre amplificateur sans avoir à acheter une guitare. J’ai acheté à mes débuts une pédale de distortion et je l’ai regretté. Ensuite, j’ai acheté un multi-effets et je l’ai regretté. C’était simplement parce que je n’avais pas assez d’expérience pour comprendre leur utilité. Aujourd’hui, je ré-utilise ces pédales pour travailler mon son. Cela ne m’a jamais freiné dans mon apprentissage ou dans ma pratique de l’instrument durant toutes ces années. Tout dépend si vous en éprouvez l’intérêt pour vous amuser à créer votre son où pour le simple plaisir de s’éclater.

Lumière sur les différentes catégories d’effets guitare !

Pedalboard

Aujourd’hui, nous allons parler effets guitare dans le sens large du terme. Nous allons survoler les grandes catégories d’effets puis parler des principaux effets que vous rencontrerez forcément dans votre vie de guitariste.

effets guitare

Les grandes catégories d’effets

Avec l’essor des processeurs multi-effets en pédale, rack ou intégré aux amplis, il est possible de coupler les effets pour créer une infinité de possibilités sonores pour votre guitare. Cependant, si nous isolons chacun de ses effets, il est possible de les regrouper dans quatre catégories.

Les effets dynamiques

Comme son nom l’indique, cette catégorie d’effets influe sur la dynamique sonore du signal. C’est le niveau relatif entre le volume minimal du signal et le volume maximal du bruit de fond provenant de l’appareillage utilisé pour la transmission (bruit du jack, interférences micro, etc…).
Vous en connaissez déjà l’effet le plus célèbre : la saturation. Provoquée par une amplification extrême du signal, elle permet d’obtenir un son plus ou moins agressif avec un sustain soutenu. Le réglage du gain et de l’égalisation permet de varier les types de saturations, ainsi, on peut produire du Chrunch, de l’Overdrive, de la Distorsion ou encore du Fuzz.

Un des effets les moins connu mais pourtant extrêmement utile aux guitaristes est : la Compression : elle permet de, comme son nom l’indique, compressé le signal pour réajuster en permanence son volume. Selon les réglages, elle amplifie les sons faibles et atténue les sons forts. On l’utilise pour obtenir un niveau de signal constant en son clair et pour augmenter le sustain en son saturer.

La compression va souvent de pair avec la réduction de bruit (Noise Reduction). C’est un effet quasi-indispensable au guitariste amateur de son saturé. Son objectif est de couper tout bruit dont le volume est inférieur à un certain seuil. On peut alors supprimer les bruits parasites présents lorsque l’on bloque les cordes.

Les effets de fréquence

Ce sont les effets qui jouent sur la fréquence du signal sonore. L’effet le plus représentatif de cette catégorie est sans contexte la Wah-wah ! Se pilotant au pied par le biais d’une pédale d’expression, elle fait varier la fréquence du signal pour une même note joué selon la pression exercé sur la pédale. Dans la même veine, la whammy permet quant à elle de faire varier la hauteur de la note jouée sur une ou plusieurs octaves.

Il est possible de retrouver ces effets sans avoir recours à une pédale d’expression, ce sont alors des auto-wah ou auto-whammy qui s’activent selon l’attaque des cordes.

Les effets temporels

Ces effets consistent en la reproduction du signal d’entrée avec un temps de retard donnée (exprimé en ms). Ce temps peut être plus ou moins court. Dans le cas du Delay, on peut par exemple contrôler le volume des répétitions, le nombre ainsi que le temps entre celles-ci. Pour un effet du type Réverbération au contraire, les petits retards sont si rapprochés qu’ils sont imperceptibles. Il va donc y avoir une simulation d’ambiance.

Les effets combinés

Cette catégorie met en exergue des effets issus d’une addition entre une modification du signal d’origine avec le même signal légèrement décalé. Il permet d’obtenir des sons peu communs. C’est le cas du Chorus pour la version soft ; et du phaser/flanger pour le plus altéré. C’est un effet simulant la rotation ou l’impression de jouer dans l’eau.

 

Nous avons ici choisi de ne pas parler en détail d’un ” effet ” pourtant primordial : l’Equalizer. Le bougre a le toupet d’avoir sa page dédié ! Plus d’informations dans cet article.

Et vous, fan d’un effet en particulier ?