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Guide pratique pour tout savoir sur les cordes de basse !

tout sur les cordes de basse

Ahh la première basse, un plaisir inégalé pour un instrument très profond à jouer.. Malheureusement, et comme pour la guitare, il arrive un temps ou le plaisir de jouer, sans trop savoir pourquoi s’évapore.. Peut être que l’oxydation des cordes en est la cause ? Si vous trouvez votre instrument inconfortable et avez l’impression que les cordes ont noircies alors c’est qu’il est temps d’en changer ! Malheureusement, la jungle des cordes est bien vaste et il est difficile de s’y retrouver entre les tirants, les diapasons et filets… Par chance, chez MyMusicTeacher, nous vous avons prévu un petit guide pour que vous vous y retrouviez !

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Parlons diapason !

Le manche d’une basse est long, plus long que celui d’une guitare pour sûr .. Mais saviez-vous que selon les modèles de basse, ce dernier peut varier ? Le diapason correspond à la longueur de la corde vibrante. Il faut donc choisir un jeu de corde dont le diapason est similaire pour éviter de se retrouver avec un jeu trop court ou trop long alors difficile à mettre en place. Le diapason standard d’une basse est d’environ 34 pouce, soit environ 86,36 centimètres. On peut retrouver des basses dîtes ” short scale ” au diapason équivalent à 30-32 pouces : une configuration que l’on retrouve très souvent sur les basses vintage type Danelectro ou Hofner Violin (modèle popularisé par Paul McCartney). A l’inverse, l’ “extra long scale ” correspond à un diapason de 34,5 à 36 pouces. Ce type de diapason permet, à tirant égal, d’augmenter la tension des cordes. Enfin, il existe les diapasons du type ” Fanned Frets ” ou ” diapason composite ” : un montage non-uniforme où chaque corde a une longueur vibrante différente.

Les différents tirants

Bass String

Une fois le diapason utilisé sur les cordes de votre basse identifié, nous allons nous intéresser à la question des tirants : le diamètre des cordes. Théoriquement, plus une corde est fine, plus il sera facile de la fretter. Le jeu gagne en souplesse et la corde vibre plus amplement. Les faibles tirants sont idéals pour un jeu moderne et l’utilisation de technique comme le slap ou le tapping. Au contraire, une corde plus grosse (et donc un tirant plus élevé) va rendre la corde plus rigide et difficile à fretter mais faire gagner le son en lourdeur. Net et sec.

Le tirant standard correspond aux valeurs 40 – 100, ce qui signifie que la corde la plus aiguë aura un diamètre de 40 centièmes de pouces, tandis que la corde la plus grave aura un diamètre de 100 centièmes de pouces. Cela n’est pas systématique mais généralement, le diamètre augmente de vingtaine en vingtaine de centièmes de pouces : 40-60-80-100.

Enfin, certains bassistes adeptes d’accordages alternatif et préférant diminuer d’un ton leur jeu vont utiliser un tirant de corde plus élevé pour maintenir une tension suffisante pour que les cordes ne flottent pas, et inversement.

Les matériaux utilisés dans les cordes de basse

Pour que le son puisse être capté par les micros électromagnétiques d’une basse électrique, il faut que les cordes soient en métal. Contrairement à la guitare, les alliages de matériaux ne sont pas légions pour la basse. Les principaux métaux utilisés sont l’acier inoxydable et le nickel. Un juste mélange des deux est souvent employé par les constructeurs pour assurer des sonorités hybrides et un confort de jeu intermédiaire.

Les cordes en nickel pur sont glissantes et accentuent les médiums. L’acier inoxydable quant à lui permet d’obtenir un son plus creusé et riche en fréquences basses. Le toucher quant à lui est plus rugueux.

Le filetage

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Ici, on touche enfin à la dernière partie : la structure de la corde. Celle ci est divisée en trois parties. Tout d’abord, il y a l’âme, un fil métallique rectiligne simple, sur lequel est enroulé un filetage interne. Enfin, le filetage externe peut être défini par un ruban et donc créer un filet plat, ou par une corde, créant alors un filet rond.

Au niveau des caractéristiques, les filets plats ont un son plus mat que les ronds dès le départ. Un son souvent associé aux musiques vintages et old school, plus stable dans le temps doux (en raison de leur surface lisse et accrocheurs. En contraste, les cordes à filet rond sont plus claquantes et boostent les fréquences médiums.

Il existe des formes de filetage intermédiaire comme le half-round ou le Ground-wound, permettant un toucher plat tout en gardant le son d’un filetage rond.

Le mythe du La 432 Hz

Oscilatte Daniel Sierra

Aujourd’hui, je vous propose un article un peu moins sérieux que d’habitude sur un sujet assez fumeux qui provoque les théories conspirationnistes les plus farfelus du monde musical : Le mythe du La 432 Hz.

Une question de diapason

Avant d’entrer dans les fondements du mythe, parlons un peu de théorie musicale (oh noonnnn encore?). Vous en avez certainement déjà vu un en cours de musique au collège, le diapason est un petit outils constitué de deux lames en métal épaisses et parallèles soudées en forme de U et prolongée par une tige. Il sert à donner la hauteur d’une note-repère dont la fréquence est le fruit d’une convention commune. Actuellement, la note-repère est le La 3, à la fréquence de 440 Hz.

Pour ceux qui utilisent un accordeur chromatique pour guitare, vous avez peut être déjà remarqué cette fonction permettant de changer la fréquence de la note de référence. Faire varier cette fréquence variera la perception de justesse de votre accordeur. Un La 432 Hz va par exemple sonner moins aigu qu’un La 440 Hz mais sera malgré tout ” juste ” pour votre accordeur s’il est réglé comme tel.

L’intérêt de définir une note de référence réside par exemple dans l’harmonisation des instruments modernes, pour que tous puissent s’appairer et permettre à n’importe quel musicien de jouer sur les mêmes tonalités.

Un diapason
Un diapason.

Mais qu’en est-il du La 432 Hz, pourquoi est-ce un mythe ?

Pour résumer, les amateurs des théories complotistes nous affirment qu’à l’époque où nos ancêtres ont créée les premières formes de musiques, ils utilisaient comme note de référence le La 432 Hz. Cette fréquence est supposée concorder avec des figures mathématiques comme le nombre d’or. Cette proportion utilisé en géométrie, fruit du rapport entre deux longueurs A et B tel que (A+B)/A = A/B … ouch n’est-ce pas ?  Il est dit que le nombre d’or possède des qualités visuelles intrinsèques et serait à l’origine d’incroyables constructions comme les pyramides, ou les œuvres d’art les plus connus. Cette concordance, laisserait entendre que le La 432 Hz est en accord avec les fréquences de la nature, de la vie, et même de l’univers… Wahou. Jouer de la musique avec pour référence un La 432 Hz aurait alors des propriétés bénéfiques pour nous autres auditeurs, harmonisant notre esprit avec le cosmos et soignant nos maux les plus enfouis. Voilà pour la théorie. Pour prouver leurs avancées, les défenseurs du La 432 Hz n’hésitent pas à mettre en avant des calculs savants à base de théorèmes pythagoriciens ou d’images comparant la beauté d’une haut résonant à 432 Hz comparé à celle à 440 Hz. Décriant ce dernier, ils relèguent le La 440 Hz à un instrument de propagande aux effets néfastes sur le corps et l’esprit, comme une arme au cours de la dernière guerre mondiale. Au final, qu’en est-il ?

De l'eau !
De l’eau ! C’est beau !

Une histoire de convention et de subjectivité

En réalité, les théories se fondant sur les figures mathématiques n’ont jamais été vérifiées par la communauté scientifique, et les calculs mis en avant sont souvent bancales et incorrect. Malgré tout, il ne faut pas oublier qu’il est possible de faire dire ce que l’on veut aux nombres selon le contexte dans lequel nous les utilisons. Saviez-vous que le lit est l’endroit le plus dangereux du monde ? 80 % des gens y meurent ! Voilà un bel exemple de détournement de statistique.

Au cours de l’histoire, les notes de références ont très souvent changé de fréquence. Les raisons sont intrinsèques aux instruments et à leurs modalités de conception. Les grands compositeurs de musique classique eux-mêmes utilisaient leur propre diapason dans l’élaboration de leur symphonie. Ainsi, on notera que Mozart utilisait un La 422 Hz, et Haendel 423 Hz. Le La 432 Hz nous vient entre autres du compositeur Italien Giuseppe Verdi. La propagande autour des diapasons et notes de référence est aussi issue de la concurrence entre les musiciens, chacun voulant imposer sa norme.

Au final, le mythe du La 432 Hz fait partie de ces débats entre suiveurs et détracteurs qui feront encore couler beaucoup d’encre dans un univers un peu plus alternatif de la musique.