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Quel ordre pour ses effets guitare : réaliser la chaîne parfaite !

pedal board

Vous avez fait l’acquisition d’une nouvelle pédale d’effet guitare et en posséder maintenant une très honorable collection de deux ? Félicitation ! Pardon ? Vous vous demandez s’il faut mettre la disto entre l’ampli et le chorus ou inversement ? Vous avez du mal à saisir ce que votre copain Steve Vai vous raconte lorsqu’il parle de chaîne d’effet en rack 22 B12 ? Par chance, chez MyMusicTeacher, on a tenté de résoudre le problème pour vous !

Le chaînage des effets guitare : un casse-tête qui n’est pas si effrayant !

Lorsque l’ont réfléchi à la position de ses pédales d’effets, on pense en réalité au chaînage de ces derniers par rapport à l’ampli. Naturellement, les effets se placent entre la guitare et l’entrée frontale de l’amplificateur. Le signal de la guitare est alors modulé étape par étape au fil des passages entre les différentes pédales. Par exemple, si vous possédez une pédale de reverbe et une pédale de volume les effets peuvent être très différent selon le placement des pédales.

Test n*1 : guitare – Pédale reverbe – pédale volume – amplificateur : dans cette configuration, le signal de la guitare est transformé par la reverbe PUIS modulé par la pédale de volume et amplifié par l’ampli. En coupant le son avec la pédale de volume, c’est le signal déjà traité par la reverbe que vous coupez : le son s’arrête net !

Test n*2 : guitare – pédale volume – pédale réverbe – amplificateur : cette fois, le signal passe par la pédale de volume, puis est transformé par la réverbe, qui rajoute un écho à l’amplification. En jouant une note et en coupant le son avec la pédale de volume, on garde cette fois l’écho de la pédale de réverbe : relents du signal précédent. Bien que la guitare soit coupée, l’écho est toujours présent : ce qui donne un effet d’ambiance.

Grâce à ces simple tests, nous découvrons tout l’enjeu caché derrière le chaînage des effets guitares !

Le schéma d'un pédalboard.
Le schéma d’un pédalboard.

Deux entrées, de nombreuses possibilités !

Outre le chaînage en série des pédales entre la guitare et l’entrée frontale de l’ampli, certains modèles possèdent les entrées/sorties ” Send / Return ” à l’arrière de l’amplificateur. C’est ce que l’on appelle ” la boucle d’effet “. Elle permet d’insérer les effets entre le pré-ampli et l’amplificateur de puissance ! Synthétiquement, cela veut dire que les effets placés dans la boucle sont joué parallèlement et reçoivent le signal clean de la guitare, pré-amplifié. Cela permet un meilleur contrôle sur les réglages d’entrée et une sécurité supplémentaire au niveau du jeu. Si soudainement votre pédale n’a plus de piles, votre amplificateur continuera malgré tout de faire le travail. En revanche, si l’effet n’est pas placé dans la boucle, alors c’est le signal même de votre guitare qui en sera affecté. Bugera6260_03connections

Chaînage standard

Si vous possédez une boucle d’effet, l’idéal est d’y insérer les pédales à modulation comme le chorus, phaser, flanger, etc.. Le contrôle du gain et du volume de l’ampli vont permettre d’affiner le son avant de le saturer. Les effets plus dynamiques comme l’overdrive ou la distorsion ne font pas forcément bon ménage en parallèle des étages d’amplification, c’est pourquoi il est plus intéressant de les placer à extérieur de la boucle, entre la guitare et l’entrée direct.

Enfin, les pédales du type Wah Wah, whammy ou de volume ont tendance à briller en étant placés directement après la guitare, avant même les surcouches d’overdrive ou de distorsion. Les effets plus dynamiques comme l’overdrive ou la distorsion ne font pas forcément bon ménage en parallèle des étages d’amplification, c’est pourquoi il est plus intéressant de les placer à extérieur de la boucle, entre la guitare et l’entrée direct. Malgré tout, de nombreuses expérimentations peuvent être faite en combinant un fuzz juste avant une wah par exemple.

Elles profitent d’un signal clair et sans altération s’alliant mieux avec le reste de la chaîne d’effet.

 

Apprendre à utiliser un compresseur pour guitare basse

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Nous allons parler de l’un des effets les plus utilisés chez les bassistes. Un effet d’une importance capitale qu’il est bon de ne pas sous-estimé : le compresseur ! Vous vous souvenez peut-être de notre article sur les différents effets guitares ; nous y parlions du rôle pilier de l’equalizer pour le réglage du son de la guitare… Le compresseur en est tout aussi important pour la basse. Nous allons vous en expliquer le fonctionnement puis vous donnerons par la suite des conseils pour le régler au mieux !

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L’effet compresseur, kézako ?

Derrière la batterie, il y a la basse. C’est le deuxième instrument le plus dynamique présent dans une formation musicale moderne. Selon la technique utilisée, le type de frappe, l’intensité du jeu ou encore la lutherie de l’instrument, le niveau sonore va grandement varier au cours d’un morceau. Le compresseur va alors avoir pour effet à ” centrer ” le volume de votre instrument pour harmoniser son intensité. Le compresseur va automatiquement augmenter les notes faibles et diminuer les notes fortes. Le son sera en, somme, ajustée et constant. Les compresseurs standards peuvent aussi être utilisés en tant que ” limiteur “, bridant alors le son lorsque le jeu se fait trop agressif (très utile pour ne pas faire d’accoups en slap par exemple).

Le compresseur est un effet qui doit être appliqué en amont pour un meilleur résultat. C’est-à-dire qu’il faut le placer entre la guitare et la pré-amplification. En plus de ” lisser ” les crêtes de votre son, le compresseur va protéger en quelque sorte vos baffles des attaques trop puissantes. L’avantage est de pouvoir ensuite augmenter sans crainte le gain du pré-ampli pour bénéficier d’un volume sonore plus élevé !

Apprendre à régler son compresseur : les paramètres

Avant de passer à l’action, petit tour d’horizon sur les paramètres et boutons disponnible sur un compresseur et leur fonction :

  • Le Gain : commun à de nombreuses pédales, amplis ou logiciels, le gain est un réglage incontournable dans la mécanique acoustique. Il s’agit du niveau d’entrée de l’instrument. Lorsqu’il est à 0, l’instrument n’est pas amplifié.
  • Le Treshold : il s’agit du ” seuil ” de déclenchement. Plus ce dernier est bas, plus aisément l’effet se déclenchera, dépendamment du niveau de la basse.
  • L’attaque : ce réglage correspond au délai de déclenchement. S’il est reglé à 0, l’effet se déclenchera instantanément.
  • Release : le relâchement correspond au temps de maintien de la compression, l’intervalle temporel précédent le retour au son d’origine sans compression.
  • Le Volume : Comme son nom l’indique, il s’agit du réglage du volume de sortie.

Apprendre à régler son compresseur : mise en pratique

  • Le mode ” limitateur ” : Tout d’abord, il faut régler le gain d’entrée à 0, le treshold et le ratio à fond puis l’attack et le release au minimum. Le volume doit être à la moité. Une fois cette configuration de base mise en place, il faut jouer fort en slappant et régler le gain d’entrée du pré-ampli pour ne pas avoir de pic sonore néfastes. Petit à petit et toujours en jouant fort, il faut alors réduire le treshold jusqu’à ce que la led signalant la compression s’allume.. pour obtenir un juste réglage, il faut que la led ne s’allume que lorsque l’on joue fort.
  • Pour ce qui est du réglage de l’effet compression, il n’y a pas réellement de pré-conception. Tout va dépendre de votre sensibilité personnelle. Pour initier le réglage : il suffit de réaliser les mêmes premières étapes que pour l’effet ” limitateur “. Une fois en place, il suffit de diminuer le treshold et augmenter simultanément le gain jusqu’au degré d’effet désiré.

Les 10 effets positifs de l’apprentissage d’un instrument

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Comme chaque Week-end, nous vous proposons un TOP 10. Cette fois nous verrons ensemble les 10 effets positifs de l’apprentissage d’un instrument. Nous allons ici les prendre au sens large, sans regard sur une famille ou un type d’instrument en particulier. Nous mettrons cependant en avant les spécificités relatifs à certains lorsque le contexte s’y prête.

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10. C’est excellent pour la mémoire !

De très nombreuses études ont été réalisées sur la question des effets de l’apprentissage d’un instrument sur le cerveau (comme celui-çi). Il en ressort qu’écouter de la musique régulièrement et en jouer transforme ce dernier. Améliorant non seulement la mémoire mais aussi toutes les aptitudes cognitives du musicien !

9. Améliore votre esprit de synthèse et d’organisation

Ce n’est pas un mythe si vos parents n’ont cessé de vous répéter qu’apprendre d’un instrument vous permettra d’avoir de meilleurs notes à l’école. En réalité, la pratique d’un instrument améliore votre esprit de synthèse et vos capacités à organiser votre travail.

8.  Vous enseigne la persévérance

Patience et persévérance sont les maîtres mots de l’apprentissage d’un instrument.. Ne pas se décourager face à un obstacle est la principale difficulté, notamment pour les autodidactes. Surmonter ses lacunes et aller au delà de ses acquis font le quotidien d’un musicien, et la principale raison les rendant si persévérants.

7. Favorise votre expressivité et évacue le stress

Lorsque les mots ne suffisent plus, la musique prend le relais… Savoir jouer d’un instrument octroie un mode d’expression supplémentaire pour laisser parler votre créativité ou évacuer le stress causé par une mauvaise journée.

6. Développe votre oreille et vos capacités d’écoute

On ne parle pas ici de l’oreille absolue, mais de l’acquisition d’une très bonne capacité d’écoute ! Pour sûr il est rare que même après 20 ans de pratique vous définissiez une note à sa fréquence au Hertz près, mais vous serez capable de reproduire n’importe quel morceau à l’oreille rien qu’en y pensant (ou en tâtonnant un peu) ! … C’est la magie de l’expérience, et un bien bel atout si vous voulez mon avis !

5. Taille votre concentration

Si l’on dit souvent d’un artiste qu’il est distrait, la tête dans les nuages, c’est bien mal le connaître ! En réalité, un musicien voit sa capacité de concentration s’aiguiser avec le temps au fil des morceaux difficiles. Une capacité qu’il va pouvoir mettre à exécution dans de nombreuses situations !

4. Améliore votre compréhension et vos capacités de lecture

Tout comme les grands lecteurs, le musicien est capable d’une certaine gymnastique mentale en traduisant une partition en musique et en action à réaliser sur son instrument. Une gymnastique entrainant continuellement les muscles cérébraux permettant ensuite une meilleure réactivité et une compréhension rapide des situations.

3. Boost votre coordination

Que ce soit à la guitare avec l’a-synchronisation de la main gauche et de la main droite, ou au piano avec leur totale indépendance, la question de la coordination est bien connue du musicien ! Encore aujourd’hui personnellement, les solos de batterie révèlent pour moi de la magie tant il est incroyable de voir comment la coordination d’un batteur variant les rythmes est impressionnante.

2. Vous fait découvrir une nouvelle culture

Qui dit musique dit style de musique. Artistes, compositeurs, musiciens. Une riche histoire ayant vu naître tout un tas de style du Rockabilly au Edge Metal. La culture d’un instrument en elle-même est extrêmement vaste et permet au musicien de s’ouvrir à un monde nouveau !

1. Améliore votre présence sociale

La caste des musicos a toujours été très spéciale ! Une histoire très communautaire créant d’intenses amitiés ! L’apprentissage d’un instrument permet aussi de gagner confiance en soi en jouant devant un public ! Plus jamais le trac et la timidité ! 🙂

L’Equalizer, la pédale d’effet sous estimée par les guitaristes

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De toutes les pédales d’effets pour guitare, l’EQ (ou Equalizer) est certainement la plus dépréciee et sous-estimée. ” A quoi bon avoir un equalizer de plus, les potards BASS, MID et TREBLE de mon ampli font très bien l’affaire.. “. Un bon EQ peut pourtant vous sauver la mise dans votre quête du son ultime. Un élément indispensable pour ajouter ce qu’il manque, enlever ce qu’il y a en trop, ou encore réparer le bouilli de sa chaîne d’effet.

Equalizer

L’Equalizer, une question de position

Avant tout, où placer l’EQ dans sa chaîne d’effet ? Un sage dirait qu’il faudrait un EQ après chaque pédales pour ” réajuster ” les écarts de son. Ne soyons pas si drastique, mettre un Equalizer en fin de chaîne, juste avant les effets combinés (se référer à notre article sur les effets), suffira à affiner la plupart des fréquences de votre son final.

Apprendre à régler le son avec un EQ

Pour commencer, tous les potards doivent être à 0. Travailler avec un Equalizer, c’est vouloir isoler dans le son déjà établi ce que l’on souhaite améliorer ou diminuer. Les premières fréquences à régler, ce sont les basses. C’est la fondation du signal sonore, et ce qui caractérisera l’ampleur final de votre son. Servez-vous en pour creuser les parties de votre son, mais utilisez en suffisamment pour ne pas sonner comme une boite de conserve vide. Les Trebles viennent en second, ils constituent la partie ” croustillante ” du son. Ce grain un peu crunchy et aiguë va pour autant être le plus difficile à régler car va beaucoup jouer sur l’attaque de votre son. Pour finir, les Mids, que nous allons séparer en low-mids et high-mids, vont être la pierre angulaire de vos réglages d’égalisation. Donnant tout son relief aux basses déjà installées, ils vont aussi servir à affiner au maximum la clarté du son de votre guitare. Les low-mids permettent de régler la chaleur de votre son, les high-mids, la précision.

Les pédales d’EQ proposent souvent jusqu’à 8 potentiomètres différents pour régler les fréquences de votre son. Les deux derniers boutons, disponibles sur certaines pédales, vont servir de noisegate et de réglage volume supplémentaire.

N’hésitez pas à essayer divers réglages jusqu’à trouver le son qui vous convient le mieux. L’EQ en tout cas, est un effet puissant, qui peut grandement affecter le résultat final d’un enregistrement ou d’une prestation musicale.

En outre, il n’y a pas que l’EQ qui joue beaucoup sur le son perçu. On oublie trop souvent un facteur majeur : la position de l’amplificateur. Par chance, nous en parlons dans cet article !