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Qu’est-ce qu’un contretemps et syncope en musique ?

Qu’est-ce qu’un contretemps et syncope en musique ?
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Dans cet article, nous vous proposons de découvrir les bases de la théorie musicale afin de rendre vos musiques encore plus intéressantes. Pour cela, nous allons nous attarder sur les notions de contretemps et de syncope musique qui peuvent présenter des similitudes, mais qui sont tout à fait différentes en pratique.

Qu’est-ce qu’un contretemps en musique ?

Qu’est-ce qu’un contretemps et syncope en musique ?
Syncope musique – Différence entre syncope et contretemps

Le contretemps est une note jouée sur un temps faible suivi d’une note exécutée sur un temps fort. Ce dernier représente la première pulsation du rythme compté.

Comment détecter un contretemps en musique ?

Cela est relativement simple. Sur une partition ou une tablature rythmée, comptez les temps en binaire (si le chiffrement est en 4/4 par exemple) ou en ternaire si vous avez /8 au dénominateur. En comptant “1 et 2 et 3 et 4 et”, on obtient les temps forts “1 2 3 4”. Les temps faibles sont marqués par “et”. Admettons qu’il y a des notes sur le “et” avec des silences pour le reste : c’est un contretemps !

Qu’est-ce qu’un contretemps et syncope en musique ?

Comment jouer un contretemps ?

Il n’y a pas de techniques spécifiques pour jouer un contretemps à la guitare. La seule chose à faire est de respecter scrupuleusement le silence nécessaire pour obtenir l’effet désiré.

En guise de rappel, vous pouvez travailler les silences à travers des exercices. Par exemple, on peut bloquer la vibration des cordes en posant les doigts de la main gauche sur les cordes. On peut aussi bloquer la vibration des cordes avec la main droite en plaçant le côté de la main contre les cordes, près du chevalet.

Attaquons-nous maintenant à la syncope en musique qui présente beaucoup plus de caractéristiques.

Qu’est-ce que la syncope en musique ?

La syncope en musique consiste à exécuter des rythmes qui donnent de l’intensité ou de l’importance aux temps morts. Elle transforme les rythmes standards par un renforcement des temps morts généralement non accentués.

Dans le cadre d’une chanson à 4/4 temps par exemple, les premiers et les troisièmes temps du morceau sont généralement accentués. Toutefois, un rythme syncopé pourra mettre l’accent sur les deuxième et quatrième temps qui les séparent.

Pourquoi la syncope est-elle importante en musique ?

La syncope est importante pour la musique dans la mesure où elle répond à nos attentes relatives à la synchronisation des rythmes. Axé sur le groove, ce procédé nous éloigne de la contrainte du temps, puisque chaque note se trouve sur le tempo attendu.

De plus, la syncope retient l’attention. En effet, elle crée un effet de surprise à l’oreille lorsque l’on joue sur des rythmes qui nous sont familiers. Changer de rythme subitement en accentuant les temps morts apporte de la variété, du style et du groove à sa musique.

En mettant en valeur les notes non rythmées, on peut réussir à produire des sons intéressants et originaux pour ses enregistrements ou ses concerts. Cela confère également une dimension plus qualitative, plus humaine à votre musique. Une musique produite par une machine peut s’avérer trop statique, voire ennuyeuse par faute de diversité, de changement de rythme. Elle ne possède pas les caractéristiques d’imperfections propres à chaque musique. Grâce à la syncope et à ses imperfections volontairement créées, les artistes donnent du sens et de la valeur à leurs sons.

Les types de syncopes en musique

Qu’est-ce qu’un contretemps et syncope en musique ?
Syncope musique – Les types de syncopes en musique

Il existe quatre types de syncopes en musique : la syncope de suspension, la syncope de temps manqué, la syncope de la note paire et la syncope décalée.

Syncope de suspension en musique

Cette syncope maintient les battements faibles jusqu’aux battements forts. Plutôt que de jouer les battements forts, la syncope de suspension prolonge la durée des battements faibles. Ainsi, vous pouvez maintenir le deuxième temps sur le troisième temps. Pareillement, il est possible de prolonger le quatrième temps d’une mesure jusqu’au premier temps de la mesure suivante. On obtient ainsi un rythme plus dynamique. En outre, cette technique favorise la créativité tout en conservant le rythme de l’impulsion principale.

Entraînez-vous à la syncope de suspension en vous demandant dans quels cas un temps fort serait logique. Partant de là, il faut juste le pousser vers l’avant jusqu’au temps suivant ou le ramener vers le précédent.

Syncope du temps manqué en musique

La syncope de temps manqués substitue un temps fort dans une mesure par un repos. Tout comme pour les syncopes de suspensions, le temps manqué accentue les temps faibles et non les temps forts. Toutefois, il est essentiel de savoir les distinguer. La différence principale réside dans la syncope des temps manqués. Ici, le silence (repos) vient remplacer le temps fort.

Insérer le silence à un moment stratégique vous permettra d’accentuer davantage les temps faibles avec la suspension. Par ailleurs, ce procédé fonctionne très bien pour augmenter la tension ou organiser le retour à un rythme régulier.

Exercez-vous à la syncope des temps manqués par le biais de notes fortes baissées inopinément sur un ou trois temps. Vous pouvez le faire lors du jeu d’une séquence de batterie, d’un lead ou d’autres sons. Cela vous donnera l’impression que le rythme qui suit le repos est plus fort.

Syncope de la note paire

La syncope des notes se base sur des mesures avec un nombre pair de temps tels que 2/2, 2/4, et 4/4. C’est en effet la mesure la plus courante du monde musical occidental.

Généralement, on met plus l’accent sur les temps impairs dans les rythmes standards. Avec une syncope de notes paires, on met plus l’accent sur les temps deux et quatre de la mesure standard. Il s’agit là de rythmes traditionnellement faibles. En revanche, les temps un et trois constituent les temps forts.

Les deuxième et quatrième temps sont aussi appelés “backbeats”. La mise en évidence de ces temps vous permettra de générer différents grooves musicaux. De manière générale, un morceau est rythmé par les temps forts. Voilà pourquoi il est plus agréable d’applaudir dans une chanson sur les temps deux et quatre. En applaudissant sur le premier et le troisième temps, la sensation est un peu robotisée et décalée. Par contre, l’appui sur les temps morts accentue davantage le rythme de la musique.

Travaillez la syncope des temps forts en mettant l’accent en particulier sur les temps forts deux et quatre par exemple. C’est le type de syncope auquel on est le plus habitué dans les percussions et les accords.

Syncope décalée en musique

La syncope décalée se complique plus, car elle éloigne les notes de l’impulsion constante. Il y a décalage lorsque les notes accentuées se situent entre deux temps.

En mesure 4/4 par exemple, on retrouve quatre noires dans chacune des quatre pulsations d’une mesure. La syncope des rythmes décalés vous permet de faire jouer des croches sur des battements à la place des noires. Ce procédé sert à détacher la musique de la pulsation. Il en résulte la succession de notes entre les temps.

Par ailleurs, on distingue également deux types de syncopes décalées : le niveau des temps et le niveau des divisions.

  • Le niveau des temps

Ce type de syncope modifie la pulsation de base. Le tempo reste inchangé. Toutefois, le décalage met en évidence les temps forts de croches qui se trouvent entre deux temps faibles de noires.

Qu’est-ce qu’un contretemps et syncope en musique ?
  • Niveau de division

Cette syncope survient quand les notes se déplacent vers des subdivisions du temps et non vers un temps entier. Cela se produit par exemple si l’on place des battements sur une double croche ou une trente-deuxième note. La pulsation se prolonge sur la noire. Ce qui est différent, c’est le fait d’ajouter une autre note en dehors de cette pulsation.

On peut jouer une note légèrement avant ou après un temps afin de créer un accent inattendu qui confère plus d’intérêt aux rimes. Testez cela sur divers aspects de votre mixage.

Comment apprendre la syncope et écrire des rythmes syncopés ?

Nous vous présentons une liste de cinq moyens pour pratiquer la syncope et créer de nouveaux rythmes syncopés dans votre musique.

Écouter la musique syncopée

Certains genres musicaux tels que la musique électronique de danse, le reggae, le jazz, la musique funk et le rap ont recours à des syncopes massives. Tendez l’oreille et écoutez de façon attentive vos morceaux préférés issus de ces genres. Faites attention au degré d’utilisation de la syncope par ces artistes.

Une écoute attentive est essentielle pour apprendre la syncope, et la musique en général. Efforcez-vous de les découvrir par vous-même, et dans différentes signatures temporelles. Par la suite, habituez votre oreille à reconnaître les temps forts et les temps faibles pour chacune des signatures temporelles. Une telle démarche devrait vous aider à mieux cerner les rythmes syncopés.

Apprenez à compter pour faire les syncopes en musique

Commencez à compter les rythmes syncopés. Débutez en comptant les quarts de temps. Le quart de temps en musique est un nombre entier. Ainsi, dans un temps 4/4, comptez les 4 noires de chaque temps comme suit : 1, 2, 3, 4.

En revanche, si vous comptez les huit notes qui se trouvent en dehors de la pulsation, employez “ET” pour insister sur les temps morts. Exemple : en 4/4, comptez la croche entre les noires comme 1 ET 2 ET 3 ET 4 ET.

La même technique peut être utilisée pour compter les doubles croches. Par exemple, dans un temps 4/4, comptez les doubles croches comme 1 mi-ET-La 2 mi-ET-La 3 mi-ET-La 4 mi-ET-La.

Apprendre ces techniques de décompte facilite la compréhension des rythmes syncopés.

Entraînez-vous à faire la syncope en musique avec un métronome

Qu’est-ce qu’un contretemps et syncope en musique ?
Syncope musique – Apprendre à compter pour faire les syncopes en musique

Le métronome est un outil incontournable qui assure un rythme constant destiné à aider les musiciens à jouer dans le temps. Dès que vous enregistrez un morceau de musique ou une voix, paramétrez le métronome pour jouer au rythme souhaité. N’oubliez pas d’improviser sur la musique.

On peut également utiliser le métronome dans le but de compter les rythmes syncopés. Prévoyez quelques minutes pour applaudir en dehors des pulsations faites durant le fonctionnement du métronome. Repérez les points les plus faibles et créez de nouveaux rythmes. Cela peut être difficile, voire inconfortable au début. Ne vous découragez pas, avec de l’entraînement, vous serez plus à l’aise. Par ailleurs, ce procédé vous apportera une meilleure compréhension des rythmes.

Changez la formule standard de placement des battements

Si vous faites de la musique dans un DAW (station de travail audio numérique ou Digital Audio Workstation), il est tout à fait possible de placer librement les battements au bout de vos doigts. Découvrez de nouveaux rythmes en changeant la vitesse des notes et de vos mouvements.

La vélocité vous aide à accentuer les notes faibles. Ainsi, vous pouvez augmenter la vélocité des notes faibles et diminuer celle des notes fortes. Cela permet un changement de rythme sans modifier le plan de jeu de la note. Vous pouvez par exemple placer le kick là où vous ne l’auriez pas mis normalement. Au lieu de donner un coup de pied sur le premier temps, placez-le sur le second ou même entre le premier et le second. Vous pourrez alors voir comment cela influence le résultat de la musique.

Changer l’emplacement des notes sur les temps forts convient aussi parfaitement aux sections de percussion. Habituez-vous à appliquer différents rythmes de percussion sur les subdivisions du temps.

Enregistrez des rythmes et convertissez-les en midi (musical instrument digital interface) à votre guise

Vous pouvez tester l’enregistrement de quelques mesures de différents rythmes, et ce, en battant des mains ou en fredonnant. Puis, à l’intérieur de l’enregistreur numérique, exploitez le fichier audio pour reconstituer le morceau avec le MIDI.

Vous pourrez ensuite réorganiser la disposition des notes pour personnaliser votre motif. Ce type de technique est idéal lorsque l’on cherche à créer des percussions, des lignes de basse et des leads. Veillez à utiliser un métronome et à battre des mains en dehors de l’impulsion. Même si vous ne pouvez pas recréer vos rythmes à l’identique, vous pourrez vous en rapprocher lorsque vous connaissez les temps faibles et les temps morts.

Grâce à cette approche, on comprendra plus aisément à quoi ressemblent les rythmes syncopés et comment ils se présentent.

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